‹ Recherches sur les suppurations endémiques du foieChapitre 22 sur 89 · Paroi costale · texte numérisé non relu

Paroi costale

Malgré sa résistance , la paroi costale est accessible aux effets de la dilatation du foie; seulement, elle ne cède devant celle-ci qu'autant que le viscère a repoussé jusqu'à l'extrême limite de leur ressort le ligament suspenseur et le diaphragme. On voit alors les fausses côtes se maintenir immobiles à un degré d'élévation et, par suite, dans un écartement supérieurs

à ceux auxquels les amène leur jeu physiologique ; on les voit, outre cela, déjetées en dehors, présenter une voussure plus régulièrement arquée. Mais ces modifications ne sont jamais aussi prononcées que quand elles se raltacheni à l'existence d'épanchements pleuréiiques ; et même la seconde suppose l'accumulation d'une quantité considérable de pus immédiatement au-dessous de la paroi, ou du moins à une trèsgrande proximité de cette dernière.

Après avoir débouché conlre le péritoine, et en avoir franchi l'épaisseur.le produit de l'abcès fuse quelquefois au-dessous de cetle membrane, puis se borne à disséquer les chairs ainsi que les os de la région. Dans un cas de ce genre, on apercevait au milieu d'un vaste décollement la douzième côte nécrosée en entier. Des désordres analogues sont encore susceptibles de s'opérer après que le pus a traversé les muscles intercostaux , témoin le sujet de l'obs. XVI, chez lequel ce liquide s'était ouvert un passage entre la huitième côte et la neuvième , pour remonter ensuite sous le grand dentelé jusqu'à l'aisselle. Nous avons parlé plus haut de la nécrose d'une côte : cetle lésion manque rarement de frapper les arcs osseux de la paroi, là où le pus lés a mis à découvert ; elle peut de la sorte n'attaquer que leur rebord, comme aussi s'étendre à toute leur largeur, ce qui entraîne leur division complète. Dans cette deuxième circonstance , les extrémités accidentelles des os intéressés s'affaissent insensiblement vers l'excavation, s'adaptent à sa surface, et finissent par faire corps avec le tissu cicatriciel (obs. XVIII).

Quand un vaste abcès du lobe droit s'est vidé au dehors sans que la continuité des côtes ait souffert, ces os subissent-ils des modifications de forme et une dépression semblables à celles qui accompagnent la guérison de certains épanchements pleurétiques? L'identité des conditions locales autorise à le croire ; mais la facilité avec laquelle les parties intérieures déplacées reprennent leur siège naturel , doit restreindre les phénomènes dont il est question aux cas où le foie a éprouvé une perle démesurée de substance.

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