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II. Hépatite subaigué

L'hépatite subaiguë procède sous des dehors assez généralement uniformes.

Période d'hypérémie. Au début, céphalalgie frontale et vertiges , lassitude dans les jambes ; envies de vomir, tantôt sans effet, tantôt' suivies de vomissements bilieux ; bouche amère, pâteuse, langue blanche ou jaunâtre, anorexie, constipation. Au bout de quelques jours, l'hypochondre droit devient le siège de douleurs obtuses , ou bien un sentiment de barre transversale envahit la région épigastrique. Des bâillements incommodes tourmentent le malade; la peau contracte une coloration ictérique, les urines sont safranées, rougeâtres. A cette époque, le foie a augmenté de volume , et beaucoup de sujets sont pris d'un flnx abdominal. D'autres accusent des démangeaisons universelles, ou voient apparaître une urticaire fugace : d'autres,

principalement ceux chez lesquels la consiipation s'est maintenue, éprouvent d'abondanies sueurs. D'ordinaire, le pouls se conserve naturel pendant le cours de ces divers sympiômes; et quand il lui arrive de s'émouvoir, ce n'est jamais que passagèrement; en ce cas, la maladie revêt les dehors d'une faible fièvre rémittente.

A la fin du premier septénaire l'hypérémie atteint son apogée. Chez certains individus alors, les symptômes sous lesquels elle se dessine, restent un moment stalionnaires , se compliquent parfois d'empâtement vers les parotides ou d'hémorrhagies nasales, puis se dissipent avec lenteur, de telle sorte que l'affeclion dure deux ou trois mois. Chez un second ordre de malades, les accidents issus vers l'intestin cessent avec rapidité; à leur tour, le développement anormal de l'organe ainsi que les douleurs s'évanouissent, et on n'observe plus qu'un ictère, lequel, n'occasionnant aucun trouble fonctionnel , exige néanmoins un temps très-long pour s'effacer. Dans des cas moins heureux, l'hypérémie fait place à une phlegmasie réelle, dont le terme habituel est la suppuration.

Période d'inflammation. A l'égard des signes sous lesquels se prépare celte deuxième période, ils n'ont rien de bien particulier en eux-mêmes. Une persistance opiniâtre ou une augmentation du développement anormal subi par le foie, des souffrances plus vives au niveau de l'hypochondre , un sentiment plus prononcé de gêne vers la base du thorax ; enfin , chez quelques sujeis , des manifestations douloureuses vers l'épaule droite, voilà les seuls indices auxquels on reconnaisse que la phlegmasie s'est imprimée plus profondément au sein du parenchyme glanduleux.

Période de suppuraiion. De leur côté , les signes de suppuralion peuvent ne consister qu'en d'obscurs mouvements réaclionnels ; toutefois , dans un grand nombre de cas , ils éclatent sous une forme distincta, et rappellent complètement ceux qui sont propres à la seconde variété de l'hépatite aiguë.

Rare chez les sujets qui séjournent depuis longtemps en Algérie; commune au contraire chez les individus nouvellement

débarqués, l'hépatite subaiguë est à peu près spéciale aux régions où la différence nycthémérale de température embrasse une étendue considérable. Ainsi , tandis qu'on en rencontre à peine quelques exemples à Blidah, où l'échelle thermométrique ne décèle que de minimes variations du jour à la nuit , elle est très-fréquente à Oran, où l'action des venls froids du nord se fait vivement sentir chaque soir. En été, elle frappe uniquement les constitutions robustes ou neuves , et le fond d'où elle dérive ^ ne comporte rien que d'actif ; alors, aussi, les accidents des premières voies prédominent. Dans les autres saisons, elle n'attaque guère que les individus à fibre lâche , et ceux dont la résistance vitale a été diminuée par les fatigues , les excès ou les maladies; son caractère est purement passif; outre cela, les déterminations qu'elle occasionne vers les premières voies sont faibles , mais elle en suscite toujours de très-marquées vers le gros in test

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