‹ Recherches sur les termes élevés de la série grasse saturéeChapitre 14 sur 20 · GATE · texte numérisé non relu

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L’acide laccéroïque, retiré du laccéroate de potassium, retient un peu le sel de potassium qu’il entraîne dans ses cristallisations. C’est la présence de cette petite quantité de métal qui modifie le point de fusion.

En traitant le sel de potasse par un mélange de benzène et d'acide acétique cristallisable, nous avons obtenu des cristaux (P. F. 950-1100), en répétant ensuite les cristallisations dans le benzène à 2 pour 100 d’acide acétique; les cristaux fondaient à 970-1080, enfin dans l’acide acétique cristallisable à 959-1029.

Si l’on part du sel de calcium purifié pour préparer l’acide, on obtient sans difficulté le point de fusion 95° parfaitement net.

Ainsi, l’acide acétique cristallisable ne décompose pas complètement le laccéroate de potassium, tandis qu’il décompose le laccéroate de calcium intégralement et c’est là la meilleure manière d’en extraire l’acide. En effet, l’acide cristallise avec l’acétate de calcium par refroidissement du dissolvant. Or, la séparation de ces deux corps se fait très simplement, soit par l’eau, qui ne dissout que l’acétate, soit par le benzène, qui ne le dissout pas. Au contraire, l’attaque du sel de calcium par HCI est très pénible.

IT. Lorsqu'on retire l’acide laccéroïque de son sel de calcium bien purifié, lequel sel a lui-même été obtenu par saponification de l’éther naturel fondant à 94°, on obtient facilement l’acide pur en lamelles losangiques fondant à 95°; au contraire, lorsqu'on le prépare en partant de l’alcool, par oxydation, l'acide qu’on obtient fond à 912-920; on ne peut le purifier par des cristallisations successives. Il est indispensable alors de le transformer en sel de calcium qu’on lave longtemps au benzène chaud dans un appareil à épuisement.

Nous avons déjà signalé (p. 98) que l’éther fondant à 940 est le même que le produit (P. F. 920) que nous avions isolé (Thèse de pharmacien) de la cire de gomme laque fondue. Ce dernier éther étant dans ces conditions d’une purification particulièrement pénible (voir p. 79). Or la saponification de ce corps avait donné un acide fondant à 91°, comme l'acide Foxydation; il paraissait avoir les caractères d’un corps pur; il fondait au même point que l'acide de Story-Maskelyne. De plus, la méthode des précipitations fractionnées par l’acétate de magnésie, appliquée à cet acide neu-

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