‹ Recherches sur les termes élevés de la série grasse saturéeChapitre 16 sur 20 · AGO · texte numérisé non relu

AGO

I pour 100.

H EE — Poids Poids Calculé de matière. de Ag. Trouvé. pour C?H®T.

F g OPDOP EE RO 207 21,962 22,048 ONDES 2: 101208 21,998 0 SION. 00 127 21,990 MOYENNE Ar D 007

L’iodure de laccéryle a servi à préparer les deux carbures saturés (52H66 et C64 H130,

Les métaux Na, K réagissent moins facilement sur cet iodure et sur le précédent que sur les iodures en C15, C!7, C'8.

L’iodure de laccéryle n’est pas sensiblement attaqué par une solution alcoolique de potasse, même après 2 heures d’ébullition. La poudre de cuivre, même à 1709, est à peu près sans action.

Propriétés générales des iodures. — Les éthers iodhydriques des alcools saturés de la série grasse se présentent au microscope en lamelles losangiques de 120° ou en hexagones réguliers; leur solubiité dans l’alcool, l’éther, le benzène, diminue à mesure que le poids moléculaire augmente. :

La stabilité de ces corps vis-à-vis des réactifs, ou de la lumière, croît au contraire rapidement, avec leurs poids moléculaires (1). L'iode se trouve protégé par la masse des atomes de carbone.

Les points de fusion ne s'élèvent pas régulièrement; ils sont relativement plus hauts pour les iodures dont le nombre des atomes de carbone est impair. L’iodure én C?* et celui en C?*7! ont sensiblement le même point de fusion, au moins pour les termes peu élevés. C’est l'inverse de ce que l’on observe pour les acides.

Éthers-sels.

Palmitate de pentadécyle C'6H3'O?C'5H3t, — Simonini a préparé pour la première fois cet éther par l’action de l’iode sur le palmitate d’argent (voir p. 11); le produit de la réaction, épuisé

(!) Les iodures cristallisés et secs mis en flacons se conservent incolores même à la: lumière, mais leurs solutions dans le benzène ou l’éther exposées à la lumière se colorent plus ou moins lentement, par mise en liberté d’iode.

0e par l’alcool à 99°, cède l’éther, que des cristallisations troublées

dans l'alcool purifient; il se présente en beaux cristaux blancs nacrés fondant à 550,5. Il a servi à préparer l’alcool pentadécy-

lique (p. 24).

Stéarate d'heptadécyle C'8H3502-— C!T 35. — La réaction de Simonini appliquée au stéarate d’argent donne le stéarate d’heptadécyle

2 CISH350°Ag +21 — 2 Agl + CO?-+ Cis H35 O2, CT H55.

Le produit de la réaction, comme dans le cas précédent, est épuisé par l'alcool à 99° chaud; la solution séparée de Ag I par filtration laisse déposer, en refroidissant, le stéarate d’heptadécyle impur, la liqueur mère renferme de l’iode, de l’acide stéarique et une faible quantité d’un produit fondant à 559, peu soluble dans l’alcool à 80° bouillant.

Les cristaux recueillis sur un filtre sont lavés avec un peu d’alcool froid, qui les décolore bien, ils fondent à 64°. Purifiés par deux cristallisations troublées dans l’alcool à 999, 1ls se présentent en lamelles blanches fondant à 640,7, après la seconde comme après la troisième cristalhsation. Le rendement a été de 41,4 pour 100; le rendement théorique est de 66,5 pour 100.

Par saponification on a obtenu l’alcool heptadécylique (p. 24).

Stéarate de céryle C'8 H3502— C?7H55. — Obtenu par l’action de H CI sec sur le mélange fondu de l'alcool et de l’acide, peu soluble dans l’alcool bouillant, plus soluble dans l’acétone, très soluble dans le benzène à chaud, d’où il cristallise en refroidissant.

Purifié par plusieurs cristallisations, il fond à 930 et se présente en lamelles losangiques.

Stéarate de myricyle. — Préparé en faisant agir H CI sur l’alcool myricique et l’acide stéarique fondus.

Purifié par des cristallisations dans le benzène et séparation à 200,

Se présente en lamelles losangiques fondant à 760.

Cérotate de céryle C2 H5#0?—C27 H55, — Cet éther peut être obtenu en combinant l'alcool cérylique et l’acide cérotique pro-

PE

venant de la saponification de la cire de Chine ou, plus simplement, par des purifications de la cire de Chine dont il constitue la partie principale.

Cire de Chine. — Cette cire est fort rare; la production en est limitée et tout est consommé sur place. Elle est produite par un insecte « Ericerus Pe-la » (Signoret) (1), appelé en Chine « La- Tehong », vivant sur plusieurs espèces d'arbres, dans la province de Se-Tchouen limitrophe du Thibet. Sa production est l’objet de soins particuliers (?).

Nous avons pu nous en procurer deux échantillons; l’un par la voie administrative, l’autre par la voie commerciale. Nous devons le premier à la complaisance de notre camarade Bréaudat (*), pharmacien des troupes coloniales, qui nous l’a fait obtenir par l’intermédiaire du consul de France à Maug Tsé. M. Oppenheimer, commerçant à Paris, nous a fait venir le second par son correspondant de Chine.

Les deux échantillons se présentent en pains cylindriques; la cassure rappelle celle du blanc de baleine, ce sont de grandes écailles cristallines dont on ne distingue par la forme. La coupe des pains montre que ces cristaux se sont formés en partant de la périphérie et des deux bases du cylindre pour se rencontrer suivant une surface parallèle à la base inférieure plane; tandis que, sous l'influence du retrait produit pendant le refroidissement, la base supérieure s’est incurvée, formant une surface concave.

La couleur est blanche dans la cassure fraîche, jaunâtre dans les parties longuement exposées à l’air et à la surface inférieure, grisâtre à la surface supérieure.

Le premier pain mesurait 32°m de diamètre, son épaisseur était de 7°m,5 à la périphérie et 5cm,5 au centre. Il pesait environ 3K8.

Du second pain, nous avons reçu moins de la moitié, 4K8. Il mesurait 46°" de diamètre sur rom d’épaisseur à la périphérie,

() Dr R. Braxcuarn, Les coccidés utiles (Thèse d’agrégation F. M.'P., Meulan, 1883, p. 24; Cosmos, septembre 1911, p. 376.

2) Rrczus, Nouvelle Géographie universelle, t. VIT, 1882, p. 417.

(8) Nous remercions M. Bréaudat de l’empressement qu'il a mis à nous

être agréable.

Æer;0ue—

et 8cm, 5 au centre, où la coupe montre un espace vide. Le retrait de cette cire pendant la solidification est très grand.

La cire de Chine est formée, d’après Brodie, par l’éther cérylcérotique, mais ce produit ne s’y trouve pas seul.

Pour purifier cet éther, nous avons essayé un grand nombre de procédés, voici celui qui nous a donné le meilleur résultat :

1008 de cire de Chine pulvérisée et passée au tamis n° 40 sont lavés à l’acétone bouillant dans un appareil de Dupré pendant 9 heures (90 siphonages environ).

L’acétone a enlevé 21£ de produit, une partie 68,77 reste en solution à froid dans l’acétone (P. F. 409) (1), l’autre cristallisée pèse 148 et fond à 810. Un second traitement semblable donne 38,50 de cristaux fondant à 819,5 et 04,22 seulement d’un produit fondant vers 60°. s

La cire épuisée à l’acétone pèse 958 et fond à 829,5; on achève sa purification par des cristallisations fractionnées dans le benzène, à raison de 208 de produit par litre de benzène et en filtrant à 35° (voir p. 6).

Le point de fusion du produit séparé à 35° monte lentement à 84° et le benzène par refroidissement abandonne des cristaux fondant à 820,5 à la première cristallisation et à 840 à la quatrième.

Les cristaux deviennent de plus en plus brillants et soyeux jusqu’à la température de fusion de 830, puis dans les dernières cristallisations, alors que la température de fusion atteint 849, les cristaux ne sont plus en masse feutrée, brillante, mais en poudre, ne présentant plus l’aspect soyeux.

Nous avons déjà signalé cette propriété, notamment pour l’alcool myricique. |

La forme des cristaux est celle de lamelles losangiques qu'ils prennent bien avant que le point de fusion ne soit arrivé à 840. Les produits qui souillent l’éther cérylcérotique sont donc, vraisemblablement, d’autres éthers isomorphes.

Essais de purification. — Plusieurs dissolvants ont été essayés pour purifier l’éther cérylcérotique.

("} Cette partie renferme un acide liquide huileux analogue à l’acide oléique.

2 Le

Alcool. — L'alcool à 99° épuisant dans un Soxhlet 35€ de cire de Chine en poudre passée au tamis n° 40 l’a dissoute en dix opé-

rations de chacune 4 heures.

Produit P. F.

. . A7 0 0 Premontraement/(to Sa. Malta LUC 0070 Deuieme trailement (55,5) sn a let dut da 82,2-82,9 Troisième traitement (56,2)............. RTS RENE 82,282; 9

Quatrième à dixième traitement (en tout) (12#,6)... 83

Benzène. — Des cristallisations successives dans le benzène pur, à la température du laboratoire, n’ont pas donné de meilleur résultat.

Éther de pétrole. — Des cristallisations dans l’éther de pétrole ont donné un produit fondant à 820,

Acétone. — Dans l’appareil Soxhlet, lacétone dissout rapidement une partie, puis très lentement le reste, comme l’alcool, mais la différence de solubilité entre les deux parties est plus grande. Pour cette raison, nous avons commencé l’épuisement à l’acétone, le produit ainsi lavé (958 environ) a été purifié par différents moyens.

Les cristallisations dans l’éthylène bichloré, récemment purifié, ont donné un assez bon résultat. Le produit obtenu fondait à 84°. Le benzène peut remplacer l’éthylène bichloré, à condition de séparer les cristaux à une température assez élevée, 350 à 400.

Le point de fusion de l’éther ainsi obtenu a été trouvé égal à 840. En plongeant le thermomètre dans la masse fondue, on a obtenu pour le point de solidification 839,5, ce qui donnait en faisant la correction 830,9. Dans une autre expérience, avec un autre thermomètre également vérlié, on a trouvé 84°,03 après correction.

Mélissate de myricyle C*'H6!O?2C3'H6%, — Nous avons préparé cet éther dans l'intention de purifier l’alcool myricique et l'acide mélissique (vor p. 40).

Il a été préparé en partant de lalcool myricique impur (P. F. 840-850), une moitié a été oxydée par la potasse fondante, comme il est dit à la préparation de cet acide.

L’acide impur fondu, avec l'alcool myricique impur, a donné,

par l’action d’un courant de gaz chlorhydrique sec, l’éther à l’état impur. Celui-ci, lavé et desséché, a été purifié en le faisant dissoudre dans le benzène (300 parties) et filtrant à 359; le produit (P. F. 902) est pulvérisé et épuisé par l’alcool bouillant dans un appareil de Soxhlet pendant 8 heures. Il fond alors à 900,5. L’alcool dissout une petite quantité d’un produit fondant à 899,5- 900, qui se sépare en petites boules cristallines à la température de l’ébullition, et n’abandonne rien par refroidissement. Ceci montre que l’éther myricylmélissique n’est pas ausi insoluble que son homologue supérieur et que la cristallisation dans le benzène avec filtration à 359 avait séparé l’éther de l’acide et de l’alcool non éthérifiés (cette benzine mère refroidie à 15° dépose 0,03 pour 100 de cristaux fondant à 830,5 et concentrée au 5 0,016 pour 100 de cristaux fondant à 849,5).

Purifié par une nouvelle cristallisation dans la même quantité de benzène, puis dans 300 parties Ce chloroforme, le produit conserve le même point de fusion 909,5.

Les cristaux ne sont pas en lamelles losangiques. Ils sont presque insolubles dans l'alcool bouillant, très peu solubles dans l’acide acétique chaud, très solubles dans le benzène à chaud, à peu près insolubles à froid.

Nous avons préparé le même produit en oxydant l’alcool par le bichromate (voir p. 56), nous avons mélangé l’alcool avec le sel de chrome de l’acide et dans le mélange chauffé au bain-marie fait passer un courant de H CI see. Sous l'influence du gaz H CI, la masse verte devient rouge; si on la traite par l’eau, elle redevient verte et l’on constate que le mélissate de chrome n’a pas été décomposé. Il faut prolonger pendant des heures le courant gazeux pour obtenir une décomposition complète du sel de chrome. La masse lavée à l’eau puis desséchée est traitée par le benzène chaud, un précipité vert (chlorure de chrome) reste sur le filtre. L’éther est purifié comme précédemment. ;

En opérant avec l’alcool myricique et l'acide mélissique ‘purs, le produit obtenu fondait aussi à 909,5.

Laccéroate d’éthyle. — Préparé en faisant agir H CI sur la solution bouillante de l’acide dans l’alcool absolu. L’éther est séparé par précipitation de sa solution benzénique à l’aide de l’alcool

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