‹ Recherches sur les termes élevés de la série grasse saturéeChapitre 5 sur 20 · DRE (RE · texte numérisé non relu

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tions troublées dans l’alcool, sont saponifiés par une solution alcoolique de potasse à l’ébullition (alcool à 969, 200%; potasse, 108; produit, 308; ébullition, 6 heures).

On verse le résultat de cette saponification dans une grande masse d’eau, chargée d’un excès de chlorure de calcium. Le précipité formé de sel de chaux et d’alcool pentadécylique est recueilli sur un filtre lavé, desséché et enfin épuisé par l’éther. Ce dernier, filtré, puis distillé, laisse un résidu cristallin que l’on purifie par dissolution dans lalcool et précipitation à l’aide d’une quantité déterminée d’eau pour abaisser le titre de l’alcool à un degré donné.

Transformation d’un acide en alcool correspondant par la méthode de MM. Bouvault et Blanc (1). — Le sodium agissant sur un éther-sel en solution dans l'alcool absolu produit la réduction de l'acide et le transforme en alcool correspondant :

CI8H3502,C2H5+ 4H = C'81l37 OH + C2H5OH.

Une molécule de l’éther éthylique de l’acide est dissoute au sein de 4 parties d’alcool absolu, dans un ballon à reflux, on ajoute à froid un excès de sodium (6%), qui réagit violemment et le produit se prend bientôt en masse, on chauffe au bain de chlorure de calcium. Le liquide s’éclaireit et le sodium finit par disparaître au bout de quelques heures; on ajoute alors un peu d’eau, z du volume d’alcool, il se forme un précipité. On maintient l’ébullition pendant 2 heures, pour assurer la saponification de l’éther non transformé, on ajoute un peu d’alcool pour tout dissoudre et l’on verse dans un grand excès d’eau, chargée de chlorure de calcium et chauffée vers 50°.

Le lendemain, le précipité est reçu sur un filtre, lavé, essoré entre des plaques de plâtre et desséché dans le vide sec. Quand le précipité a pris un poids constant, on le pulvérise et l’épuise par l’éther à froid. L’éther filtré, distillé, laisse un résidu cristallin que lon purifie par cristallisation dans l’alcool, celui-ci en refroidissant dépose des lamelles cristallines de l’alcool cherché.

Dosace pe L’ione. — L'iode a été dosé dans les éthers iodhy-

() Bouvauzr et Branc, Comptes rendus Acad. Sc., t. 137, p. 60.

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driques, par le procédé à la chaux et par la méthode de MM. Baubigny et Chavanne.

19 Procédé à la chaux. — 3008 environ du produit bien desséché, pulvérulent, sont introduits dans un petit tube à essai, de diamètre assez faible pour pouvoir entrer dans le tube à combustion. Le petit tube ainsi chargé, ayant séjourné dans le vide sec jusqu’à poids constant, est pesé, puis son contenu transvasé dans le tube à combustion, en y faisant pénétrer en partie le petit tube, dont la paroi interne retient encore une trace de cristaux; une seconde pesée donne, par différence, le poids de matière prélevé.

Celle-ci est mélangée avec la chaux vive, puis la combustion est faite comme d’habitude.

La chaux étant éteinte, on ajoute, en refroidissant, un léger excès d'acide nitrique pur étendu au tiers. On a soin, avant d'atteindre la saturation, d'ajouter une solution d’anhydride sulfureux qui empêche la mise en hberté de l’iode par l’acide nitrique. L'’iode étant précipité à l’état d’iodure d’argent, on recueille celuici dans un creuset de Gooch.

20 Méthode de MM. Baubigny et Chavanne. — L’éther 1odhydrique est pesé dans un tube de verre de 12" de diamètre et 15mm de hauteur fermé à une extrémité, représentant une sorte de petite capsule, que l’on tare. Le tube est porté à l’étuve, l’iodure fond et, par refroidissement, adhère fortement au verre. On pèse. La petite capsule est introduite dans le mélange oxydant (acide sulfurique, bichromate de potassium, nitrate d’argent) à froid.

On chauffe, en plongeant le ballon dans l’eau chaude, et, quand la réaction commence, on le plonge dans l’eau froide, pour modérer la réaction; lorsqu'elle est terminée, on chauffe à 1509 environ, puis on continue comme d'habitude : le liquide refroidi est versé. dans l’eau froide, le ballon et la petite capsule de verre sont lavés; on ajoute un léger excès de bisulfite de sodium, l’iodate est transformé en iodure d'argent; après repos dans l'obscurité, l’iodure est reçu dans un creuset de Gooch.

Le point délicat de cette méthode est loxydation du produit. Si elle se fait trop brusquement, il y a perte d’iode. Or, commencée, elle tend à s’accélérer très rapidement, c’est ce qui a lieu lorsqu'on

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opère sur l’iodure nu. Quand il a été fondu dans un tube, l’attaque est ralentie parce que la quantité de réactif oxydant, en contact avec l’iodure dans le tube, est limitée; l’agitation renouvelle les surfaces; on est maître de cette agitation, 1l suffit donc de la modérer au début et de refroidir.

PROPRIÉTÉS ÉLECTRIQUES. — La plupart des corps étudiés, notamment les termes les plus élevés, s’électrisent par le moindre frottement à tel point que lorsqu’on opère sur de petites quantités, il est difficile de les manipuler.

Les petites feuilles très légères formées par l’enchevêtrement des cristaux s’électrisent et adhèrent aux objets qui les touchent. On éprouve ainsi une grande difficulté à introduire dans un flacon quelques décigrammes de produit.

Nous avons souvent employé dans ce cas l’action des rayons X. En opérant dans un faisceau de ces rayons, les cristaux perdent leur charge électrique et ne restent plus adhérents au col du flacon, au papier, à la spatule, aux doigts.

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