‹ Recherches sur les Tourbillons AlternésChapitre 10 sur 52 · ROUE · texte numérisé non relu

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l'on enlevait complètement le couteau de Foucault, effet complémentaire dû à l'objectif photographique seul où à notre œil même, n'en subsistera pas moins et se traduira par l’éclairement apparent de la surface liquide, éclairement limité aux portions comprises entre N—N’, S;:—S, et S'—S. On aurail réalisé ainsi une variante de la méthode des ombres, dont la parenté étroite avec celle des rayons aberrants aurait pu être prévue d'avance. De ce point de vue, la meilleure façon de caractériser la méthode de H. BÉNARD est ceci : c’est l'enregistrement de la moilié de chaque image qu'on aurail oblenue par l'application de la méthode des ombres. Gelte coupure des images en deux, effectuée par la méthode de H. BÉNARD, résulte de la sélection des rayons lumineux, suivant le sens dans lequel ils se trouvent déviés. La forme de la fenêtre qui effectue cette sélection a une définilion géométrique rigoureuse, notamment du côté de RS, qui est une droite; il s’en suit que si l’on fait un réglage précis de l’occultation, un des bords des images enregistrées correspondra aux points de la surface liquide, où les normales sont contenues dans des plans verticaux parallèles à RS. Le lieu de ces points (le segment rectiligne du « demi-cercle » et la courbe extérieure de la « faux ») contiendra en particulier le point caractéristique de la cuvette, où la normale est une droite verticale. Il peut y avoir une infinilé de tels points sur la crête (la courbe extérieure de la faux) puisqu’ici l’indicatrice de courbure est, à priori, quelconque, tandis qu'il n’y en aura qu’un seul sur le segment rectiligne du « demi-cercle », puisque tous les points de la cuvette sont des points elliptiques. Ce point particulier est le centre giraloire des tourbillons. H. BÉNARD suppose implicitement que ce point-ci se trouve exactement au milieu du segment rectiligne, hypothèse qui est nullement évidente; toutefois, il faut reconnaître que si l’on admet que la déformation mutuelle des cuvettes est négligeable dans les zones qui intéressent les effets Foucault, Vhypothèse de H. Bénard paraît Lout à fait vraisemblable : la précision avec laquelle on détermine lemplacement de ce point, le centre giraloire des tourbillons, n’est donc pas illusoire.

6. Dans ses publications citées, H. BÉNARD insiste plusieurs fois sur la différence d'éclat entre l’image centrale (en forme de segment de cercle) et l’image complémentaire. Cette dernière a un éclat systémaliquement plus grand que l’autre; c’est ce qui a amené probablement son auteur à leur appliquer une nomenclature différente, comme si elles étaient le résultat de deux effets optiques différents. L'explicalion de celle anomalie n'est pourtant pas difficile : elle résulte de l’élendue finie de la source de lumière. Cette dernière est un arc ou une lampe à incandescence (Pointolite par exemple) diaphragmée par un écran. muni d’un {trou circulaire de diamètre 2 b. Si la distance focale de la lentille inférieure est F,, tout se passe comme si au lieu d’un seul rayon lumineux vertical MP (fig. 11), on avait en chaque point P de la surface libre, un cône de rayons incidents, avec un angle au sommet égal à 2 2; à est lié à bet F,, par la relation :

Du F, 4h

Cet écart du rayon incident par rapport à la direction verticale, entraîne aussi un écart A — A du rayon réfracté, par rapport à la direction A,

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