‹ Recherches sur les Tourbillons AlternésChapitre 19 sur 52 · LATE · texte numérisé non relu

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autres ou bien complètement ou ne devaient être reliées que par des joints élastiques, quand leur séparation était impossible : encore fallait-il choisir ces joints convenablement, les adapler aux grandes dimensions de lappareil pour qu'ils supportent parfois plusieurs tonnes, tout en gardant une certaine souplesse, nécessaire à la réduction de l'amplitude des vibrations au-dessous du seuil de sensibilité de lPappareil. Je suis arrivé à remplir ce bul dans une mesure que je peux considérer praliquement comme salisfaisante.

La cuve, en tôle de fer galvanisée, repose sur le plancher du premier élage sur quatre vérins, qui élaient supportés eux-mêmes par des matelas en crin lissé. Si on calcule le poids approximatif de la cuve avec ses dimensions de 4,50 mxX1 mx0,50 m, contenant 2 m° d’eau environ, on arrive à un poids total de l’ordre de 3 tonnes, réparti en raison de 750 kg par vérin. La suspension du crin tissé s'est révélée alors tout à fait insuflisante : même pendant la nuil, aux moments les plus calmes, la surface de l’eau se trouvait dans un élat d’ondulation, bien visible à l’œil nu. Pour remplacer le crin, je ne pouvais songer qu'aux différentes sortes de caoutchouc-mousse, avec un degré de porosité convenablement choisi. Les recherches faites sur ce sujet m'ont montré, que la suspension oplimum est alleinte pour une porosité, pour laquelle la compression du caoutchouc atteint 30 ou 40 % de son épaisseur primilive. Actuellement, les vérins de la cuve reposent sur des blocs de caoutchouc-mousse de dimensions 20 cm X 20 cm X 8 cm. Il me paraît presque inutile d'ajouter, que pour répartir

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les 750 kg à peu près uniformément sur la surface de 20 x 20 — 400 cm?, répartilion qui m'a donné une pression de près de 2 kg par cm?, les vérins ont été séparés des blocs de caoutchouc par des plaques de tôle d'acier de 5 mm d'épaisseur et de même surface que le caoutchouc. Grâce à celle suspension (qu'on pourra encore améliorer peut-être) et en limitant mon travail aux heures calmes de la soirée, les vibrations paraissaient pratiquement éleintes.

Les quatre vérins me permellaient aussi le réglage de la cuve, pour que la face supérieure plane de la lentille, encastrée dans la cuve, soit horizontale. Cette lentille se trouve à peu près à un mètre de l'extrémité amont de la cuve, par rapport au mouvement de l’obstacle. Le choix de cet emplacement a été prévu pour laisser au chariot le lemps nécessaire pour acquérir une vitesse uniforme avant qu'il n'arrive au champ cinémalographié.

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Fig. 25 Fig. 26

Le chariot porte-obstacle (fig. 22 et 24) a été construit pour répondre à deux buts précis: assurer un réglage minutieux de lobstacle suivant trois degrés de liberté et permettre une suspension élastique de ses organes. Cette dernière condition avait la même importance que la suspension de la cuve; elle empêchait en effet que les vibrations éventuelles du rail ne se transmettent à l’obstacle. Pour cela, les fourches qui supportent les roues et qui se terminent par des socles, ont été fixées sur le plancher du chariot élastiquement, par du caoutchouc-mousse très poreux, avec un serrage convenablement fort. Les boulons mêmes qui assurent ce dernier n'ont de contact métallique avec le socle, étant eux-mêmes munis de rondelles de caoulchouc-mousse, convenablement choisies et comprimées. Le poids du chariot (10 kg environ) et la réduction du frottement de ses roues au minimum, contribuaient à l’uniformilé de son mouvement pendant sa course ulile.

Le chariot se meut sur un rail horizontal. Celui-ci est constitué par un fer en U de 220xX75x9 mm (fig. 25), fixé contre un T de 160xX 90 mm, par deux rangées de rivets; le but de ce profil spécial était de diminuer la flexion, qui aurait pu devenir gênante, à cause de ses 5 mèbres de longueur. Il est

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supporté par deux tréteaux, placés aux extrémités de la cuve. Ni les tréteaux, ni le rail n’ont de point de contact avec la cuve; et même le rail ne repose directement sur les tréteaux, mais par l'intermédiaire de deux pièces (qui permettent en outre de faire le réglage de son niveau) et ces pièces-ci sont séparées des tréteaux par des couches de caoutchouc-mousse, pour éliminer les vibrations. Le profil du rail est usiné suivant un plan sur le côté À et suivant un frapèze sur B. Les roues correspondantes ont un profil complémentaire, celles de B ayant cependant une entaille plus profonde que ne l’exigerail le rail; ceci pour éviter le jeu latéral du chariot.

Le mouvement du chariot a été assuré au début par un fil sans fin, actionné par un moteur électrique de 1/6 ch à réducteur, placé sur une table, à côté de la cuve et relié à la poulie de transmission par une courroie ronde en cuir. Récemment j'ai modifié cet entraînement; le moteur à réducteur est actuellement en haut, à côté du cinéma et repose sur une poutre spéciale, élastiquement suspendue. Le chariot C (fig. 26) est attaché à un fil en coton F qui passe par le système de poulies ABMG et aboutit à l'extrémité P, à laquelle j'ai suspendu un poids, destiné à équilibrer le frottement total du système. La poulie motrice M entraîne le fil suivant un arc de près de 180, par frottement, qui a été augmenté encore par l’application de colophane sur toute la longueur de F pour éviter un glissement éventuel. J’ai changé aussi le moteur contre un « ERA » de 1/3 ch, qui a un mouvement particulièrement régulier. L’uniformité du mouvement s'est révélée par ce système tout à fait satisfaisante. Celle-ci a été contrôlée d’ailleurs dans chaque expérience, par l'enregistrement d’un diapason d'une fréquence de 100/s, entretenu électriquement. Avant la course du chariot, j'ai disposé un papier spécial enfumé, sur la pièce prévue à cet effet, qui se trouve sur la figure 22 en face du diapason. Le papier enfumé ayant reçu l'inscription, a été fixé par une solution de gomme-laque, dissoute dans l'alcool à brûler.

On voit également sur la figure 22 un système de contacts électriques, actionnés par le passage du chariot dans le champ utile, pour transmettre un signal lumineux à l’opérateur. Je pouvais connaître ainsi, en me trouvant en haut de l’échafaudage, par l’allumage d’une petite lampe, le moment précis quand je devais faire marcher le cinéma, ce qui m'a fait éviter une consommation inutile du film.

Le système d’occultation (fig. 23) se trouve sur une table (percée d’un trou au milieu), placée dans le compartiment inférieur du deuxième étage, au bout de l'escalier en colimaçon. Un ensemble de vis calantes règle le niveau du système d’occultation, pour amener lécran dans le foyer exact de la lentille supérieure de l'appareil; tandis qu'un ensemble de glissières, actionnées par des vis micromélriques assurent la possibilité de choisir l’azimut du couteau et le degré de sur-occultation. Sur la figure 23 la glissière du couteau a été remplacée par une pièce qui constitue la fenêlre en anneau de cercle (voir le schéma sur la figure 18). La pastille opaque centrale et l'ouverture complémentaire extérieure ont été très soigneusement découpées d’une feuille de papier noir et collées sur une lame de verre de 4 mm d'épaisseur, travaillée à 1/4 de franges

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