‹ Recherches sur les variations de la fragilité leucocytaire dans le cours de certaines maladiesChapitre 9 sur 32 · LOS UE · texte numérisé non relu

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neuvième jour, où l'apyrexie était complète ; l'activité faible le troisième et le cinquième jour s’est renforcée le septième, puis s’est affaiblie le neuvième et le douzième jour.

Leur conclusion est que dans ces infections la résistance fléchit d’abord, puis s'élève, l'activité augnrente, puis diminue.

Dans un cas de leucémie myéloïde la fragilité leucocytaire élail très grande.

Le 28 novembre 1908, Achard et Foix modifient leur procédé pour la recherche de l’aclivité leucocytaire, rejettent l'encre de Chine et la remplacent par des cultures de muguet tuées par le formol.

Le 5 décembre, ils étudient ce qu'ils appellent le pouvoir leuco-activant, qui diffère de l'indice opsonique de Wright en ce qu'au lieu de microbes ils emploient toujours un corps inerte : cullures de muguet tuées au formol. Nous ne citons ce fait que pour mémoire.

Nous citerons ensuite le mémoire de concours d’internat de Feuillié, au début de 1909 Il es£ intitulé : « Résistance cellulaire et cytolyse ».

Achard et Ramond, dans une communication à la Société de biologie à la séance du 16 janvier 1909, changent leur procédé d’épreuve de leucocytes. Alors que jusqu'à ce moment ils avaient employé, comme nous avons pu le voir, une solulion équimoléculaire de chlorure de sodium et d’urée congelant à — 0°60, ils donnent une nouvelle formule consistant en une simple solution hypotonique de chlorure de sodium, 2 gr. 50 p. 1.000 additionnée de citrate de soude, 2 p. 1.000. Ce liquide, qui congèle à — 0°20, à l'avantage d'être plus simple à préparer, de détruire la plupart des hématies et de permettre une centrilugalion meilleure des globules blancs.

Dans un tube à centriluger contenant 6 à 8 centimètres cubes du liquide, on fait tomber une goutte du sang à examiner, on agite eb après une demi-heure on centriluge pendant dix minutes. Le culot élalé sur lames est desséché aussi rapidement que possible, fixé par le liquide de Dominici et coloré à l’'hématéine-éosine,

Loire À la suite des examens pratiqués avec ce procédé, les auteurs sont amenés à classer le degré d’altération des leucocyles en cinq classes:

5e Degré (Résistance maxima).— L'élément est petit, le noyau mullilobé, pelotonné, les lobes sont unis par des filaments grèles.

4° Degré. — Le noyau moins contourné n'a que deux ou trois lobes, les filaments d'union sont courts et épais.

3° Degré. — Le noyau ne forme plus qu’un filament cylindrique

rectiligne sans lobulation, pâle et vacuolisé.

2e Degré. — Le noyau est arrondi comme celui des mononucléaires, mais plus pâle; le protoplasma est uniformément teinté de rose, tandis que celui des mononucléaires reste incolore.

1% Degré. — Il n’y a plus qu'une ombre cellulaire reconnaissable à des débris nucléaires déchiquetés auxquels adhèrent des débris de protoplasma à peine visibles.

Pour évaluer l’ensemble de la résistance leucocytaire, les auteurs font le pourcentage des divers degrés, puis multiplient chaque chiffre par le coefficient qui correspond à son degré de résistance; ils font ensuile le total des nombres trouvés. Ceci élant dit seulement pour les polynucléaires.

Pour savoir aux dépens de quel type de leucocytes s’est manifestée la fragilité, ils font des pourcentages comparatifs avant et après l’action du liquide hypotonique.

Pour l'examen de leucocytes des épanchements ils évaluent la résistance des lymphocytes en les classant en trois degrés : 3° Degré (Résistance maxima). — Élément petit, noyau homo-

gène foncé, entouré d’une mince couche de protoplasma. 2° Degré. — Noyau gonflé, plus clair, protoplasma encore visible. 1 Degré.— Noyau élalé, vacuolisé, protoplasma déchiqueté ou absent.

Le pourcentage se fait comme pour les polynucléaires, on multiplie le chiffre trouvé par le degré de résistance, puis on fait le total.

Nous tenons à atlirer l'attention sur ce procédé, il nous parait pouvoir peut-être prèler à la critique.

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La distinclion entre les degrés est, comme nous avons pu nous en rendre compte, extrèmement difficile. L'erreur serait peut-être négligeable si toutes les catégories étaient sur le même pied d'égalité ; mais, dans certains cas, celle erreur se trouve suivant la méthode multipliée par un chiffre qui peut être, au pis aller, le chiffre 5 et les résultats sont facilement faussés de ce chef.

Dans la séance du 3 avril, les mêmes auteurs auxquels se Joint Ch. Foix relatent les résultats obtenus au sujet de la résislance et de l’activité des leucocytes dans les leucémies. Dans trois cas en employant, tant pour la résistance que pour l'aetivité, leurs nouvelles techniques, ils obtiennent des résultats tout à fait différents de ceux qui figurent dans leur communication du 11 juillet 1908. La résistance est forte et l’activité sensiblement normale. Cependant l’activité des leucocytes pathologiques de la leucémie était fortement diminuée.

Dans la première observation publiée ils avaient trouvé une fragilité très grande.

Ce fait nous prouve que, dans nos recherches, il nous faudra une technique extrêmement rigoureuse, qui seule permettra d'établir des comparaisons.

Le 19 juin, ils apportent des observalions de maladies aiguës.

Dans la fièvre typhoïde, la fragilité augmente au début de la maladie, mais d'une façon légère, puis la résistance reparait. Dans un cas avec rechute, au moment de celte rechute la fragilité qui avait diminué se reproduisit.

Dans la pneumonie, après une fragilité dès le début, la résistance augmente durant la période fébrile.

Dans un cas de méningile cérébro-spinale, Iles injections de sérum antiméningococcique semblent avoir produit laugmentation de la résistance; mais ils trouvent une chute brusque au moment de la période agonique. Cette observation sur l'effet du sérum est à retenir el il sera intéressant de la rapprocher des résullats que nous avons oblenus.

La conclusion qu'ils tirent, d’une façon générale, est que la résistance leucocytaire tend à fléchir sous l'influence de linfection, puis augmente à la fin de la maladie,

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