GUYET
Louis CREsatÊ.
Jean Gheuallibr.
A. BOUDET
Richard*
Berger*
J. Cheuallier.
Maillard.
Bûon;
Colas.
LedîlJean Poquelin le jeune, nommé en son contrat de mariage devant écrit, confesse et reconnolt que ladite Marie Maillard, sa femme en sainte Église et de lui, en tant que besoin seroit, autorisée àl'efEet des présentes,, lui a fourni^ baillé et délivré et apporté avee
loi la somme de onze mille cinq cents livres tonmois, etc. Et encore reconnoit, ledit Jean Poqaelin le jeune, futur époux, que ledit sieur Gnilminault lui a fourni, délivré et mis es mains un contrat de constitution, étant en parchemin, de la somme de cent soixante-six livres treize sols quatre deniers de rente rachetable de la somme de trois mille livres en principal, due par révérend père en Dieu messire Charles Bourlon, évéque de Gésarée, coadjuteur en Tévêché de Soissons, passé par devant de la Balle et Colas, notaires au Ghâtelet de Paris, le 26 décembre 1655*. Et quant à la somme de mille livres spécifiée par ledit contrat de mariage appartenant à ladite future épouse, en héritages propres, elles font partie de la somme de deux mille livres à laquelle ont été estimés entre ladite future épouse, par avis de leurs parents et amis, les héritages indivis entre eux des successions de leurs défunts père et mère, situés au village de Montfermeil *, les titres et contrats desquels sont entre les mains dudit I^icolas Maillard, frère, etc.; toutes lesdites sommes revenant à onze mille cinq cents livres promises par le contrat de mariage d*icelui sieur Poquelin jeune , futur époux, dont il se tient content, etc.
'Fait en la présence et du consentement dudit Nicolas Maillard, frère de ladite future épouse , Tan mil six cent cinquante- six , le | seizième jour de janvier avant midi, et ont signé, fors ladite Marie Maillard, qui a déclaré ne savoir écrire ne signer :
pocquelin. guilminault.
Maillard.
BuoN. Colas.
t. L'obligation du 26 décembre 1655, est dMllustrissime et révérendissime i père en Dieu messire Charles Bourlon, conseiller du Roi en ses conseils, éyêque de Gésarée et coadjuteur de Soissons, demeurant à Paris, rue Mauconseil, paroisse Saint- Eustache, à Marie Maillard, fille émancipée d'Âge, procédant sous Tautorité de M* Hubert Guilminault, rue du Cygne.
Elle est remboursée le 28 janvier 1665 à honorable femme Marie Maillard, veuve de défunt Jean Poquelin, vivant tapissier et valet de chambre de la Reine, demeurant à Paris, rue du Cygne, par révérend père en Dieu messire Charles Bourlon , à présent évêque de Soissons. {Minutes de M" Turquet.) 2. « Honorable bomme Jean Poquelin, marchand tapissier, bourgeois de Paris et tapissier valet de chambre du Roi, demeurant sous les piliers des halles , paroisse Saint-Eustache, et Marie Maillard sa femme de lui autorisée par laquelle il promet faire ratifier ces présentes sitôt qu'elle aura atteint r&ge de majorité, ont confessé avoir vendu à Nicolas Maillard, bourgeois de Paris, rue du Cygne, susdite paroisse, la moitié d'une maison sise au village de Montfermeil, en la grande rue, et deux arpents demi quartier de vigne en six pièces, sises au terroir dudit Montfermeil; lesdits héritage et maison étant du propre de ladite Marie MaiUard, comme héritière pour moitié de défunts Eutrope Maillard et Perrette Guilminault ses père et mère, et l'autre moitié appartenant à Nicolas Maillard son frère , cette vente moyennant mille livres tournois, etc. Fait et passé à Paris en la maison en laquelle ledit Poquelin est demeurant, l'an 1656, le 4* jour d'avril, et ont signé fors
1659. — là mai.
QinTTANCE DE JEANNE LEVÉ A MOLIÈRE.
Minutes de M* Faiseau-LaYanne.
Fut présente en sa personne Jeanne Levé, marchande publique à Paris, et femme de Michel Lecomte, maître paumier. à Paris, y demeurant, rue Tireboudin, paroisse Saint-Sauveur, laquelle a volontairement reconnu et confessé avoir eu et reçu de Jean-Baptiste Poquelin, sieur de Molière, comédien * de la troupe de Monsieur, frère unique du Roi, et ci-devant valet de chambre du Roi*, la somme de deux cent quatre-vingt-onze livres tournois, en quoi ledit sieur Poquelin étoit tenu et obligé envers ladite Levé, par obligation passée par devant Colas et Manchon, notaires, en date du dernier mars 1645 ' pour les causes y contenues, de laquelle somme de deux cent quatre-vingt-onze livres tournois ladite Levé s'est tenue et tient pour contente, en a quitté et quitte ledit sieur Poquelin et tous autres ensemble , reconnoit avoir été payée dudit sieur Poquelin et de lui confesse avoir eu et reçu les intérêts de ladite somme adjugés, par sentence du xx« juin audit an 1645, échus du passé jusques à hui et des frais et loyaux coûts; et en ce faisant, elle a dit avoir rendu l'expédition de ladite obligation et sentence ci-dessus datées, consentant et accordant que ladite expédition d'icelle obligation, sa minute et autres pièces qui seront nécessaires soient déchargées, fait mention en substance du contenu en ces présentes à sa seule exhibition, sans que sa présence y soit nécessaire, par tous notaires sur ce requis, à la charge que le tout ne servira avec cesdites présentes que d'un seul et même acquit, et ne servira aussi ces présentes avec ' les autres quittances qu'elle peut avoir baillées de partie de ladite somme que d'une seule quittance, promettant, etc. Fait et passé k Paris en la maison de l'image saint Germain, sise sur le quai de l'École, paroisse Saint- Germain-l'Auxerrois , l'an mil six cent cinquante-neuf, le treizième jour de mai après midi, et a déclaré ne savoir écrire ne signer, de ce faire interpellée suivant l'ordonnance.
Plastrier. Dupuis.
ladite Marie MaiUard qui a déclaré ne savoir écrire ne signer, etc. » {Minutes de M* Turquet)