juia
RENONCIATION D'ESPRIT-MAJ)ELEINE POQDELIN MOLIÈRE A LA COMMUN AUJÉ EKTRB ELLE ET SA M^RE.
Mivites de H^ Turquet.
Par devant les conseillers du Koîf notaires au Ghâtélet de Paris, soussignés, fut présente damoiselle Esprit-Madeletoû Po(juelin, fille majeure, jouissant de ses biens et droits, demeurant comme pensionnaire au couvent des dames religieuses de la Conception, tub Saint-Honoré, fille unique et seule héritière dû défunt sieur Jean- Baptiste Poquelin de Molière, tapissier, valet de chambre du Roî, laquelle , attendu la déclaration faite par Isaac-François Guérin, sieur du Triché, et damoiselle Armande-Glaire-Ëlisabeth Béjard, sa femme, auparavant veuve dudit sieur de Molière, que ladite damoiselle Gnérin pendant sa viduité, depuis le vingtième mars mil six cent soixante-treize, que Tinventaire fait à sa requête^ après le décès dudit sieur de Molière, a été fini, jusqu'au trente juillet mil six cent soixante-quinze, jour de la clôture d*icelui, qui sont deux années quatre mois, n'a fait aucunes acquisitions, a icelle damoiselle Poqualin de Molière déclaré et déclare par les présentes qu'eUe a renoncé, comme de fait elle renonce, à la continuation de la communauté qui a été entre ledit défunt sieur de Molière et ladite damoiselle Guérin, ses père at mère, depuis ledit jour vingt mars mil six cent soixante*treize jusqu'audit jour trente juillet mil six cent soixante-quinze, comme lui étant icelle continuation de communauté plus onéreuse que profitable, et accepte ladite communauté en l'état qu'elle étoit audit jour vingt majns mil six cent soixante-treize, et ce, sans préjudicier à tous ses droits et actions, dont et de quoi ladite damoiselle Poquelin de Molière a requis acte aux notaires soussignés, qu'ils lui
ont octroyé, promettant, etc. Fait et passé à Paris, an parloir dudit couvent, l'an mil six cent quatre-vingt-onze, le trentième jour de juin, après midi, et a signé :
Esprit Madeleine Pogquelin.
De y illaine. Desforges.