‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 31 sur 165 · Document n" XVIH. — 2. Document n" XIX · texte numérisé non relu

Document n" XVIH. — 2. Document n" XIX

hôtel « sis rue des Petits-Champs » au nom des « cornée de Son Altesse Royale, sous le titre de l'Illustre Théâtre » pour demander que « Jean Baptiste Poquelin dit Molière soit mis hors des prisons à sa caution juratoire. » De son côté le procureur de François Pommier soutient au nom de son client « qu'à la prière desdits comédiens, il s'est obligé pour eux envers le sieur Baulot d'une somme de deux mille livres, faute de payement de laquelle il a fait arrêter et recommander ledit Poquelin, pour laquelle somme il soutient qu'il doit tenir prison jusques enfin de payement de ladite somme, ou lui apporter acquit et décharge dudit Baulot. » Les parties entendues le lieutenant civil réduit la demande de Pommier de deux mille livres à trois cent vingt* et ordonne « qu'en baillant par ledit Poquelin bonne et suffisante caution de payer par semaine quarante livres pendant deux mois, il sera mis hors des prisons. » Ce n'était plus sur le serment de représenter sa personne que cette fois Molière pouvait être rendu à la liberté ; il fallait trouver un répondant solvable. Léonard Aubry, ce paveur des bâtiments du IJoi que l'on a vu employé dès les débuts de TlUustre Théâtre, lui rendit ce service en comparaissant le même jour au grefl'e de la chambre civile du Châtelet et en se rendant « pleige caution répondant pour Jean-Baptiste Poquelin de Molière prisonnier es prisons du grand Châtelet*. »

Cette caution rendit-elle momentanément la liberté à Molière et fut-il saisi le lendemain par un autre fournisseur, ou bien sa détention se prolongea-t-elle pendant quelques jours ? Ce qui est certain c'est que le 4 août il se trouve encore au grand Châtelet « en vertu d'un décret de prise de corps » obtenu par un linger nommé Dubourg « faute de payement de la somme de cent cinquante livres contenus en une obligation*. » La requête porte que le « suppliant ne doit et n'est pas seul obligé par corps » et qu'il demande, vu la modicité

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