‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 5 sur 165 · Document n» XLV. — 2. DocmHCirts n" vni et XVIIT à XXI · texte numérisé non relu

Document n» XLV. — 2. DocmHCirts n" vni et XVIIT à XXI

titre, il faudrait aussi supprimer quelques hypothèses dont je n'ai pu me défendre et que de nouyelles diécouvertes ne^onfirmerout peut-^tre pas; mais l'épigraphe que j'ai adoptée ne s'applique qu'à la partie réellemeut incontestable de ce livre, aux pièces notariées qui le^terminent.

L'étendue de quelques-uns de ces documents, l'insignifiance de certains détails, la forme presque identique de beaucoup de ces actes, les redites qui s'y rencontrent souvent, les formules sans intérêt, m'ont fait àésiter à les reproduire tous textuellement, et j'ai cru pouvoir faire quelques suppressions dans les pièces qui ne cofncernent pas directement Molière. Quant à l'orthographe de ces documents, il m'a paru inutile de la conserver et d'ajouter ainsi à la difficulté de leur lecture; je m'en suis tenu au système en usage aujourd'hui pour les textes antérieurs à la réforme introduite par Voltaire, en reproduisant seulement, telles qu'elles sont apposées au bas des actes, les signatures qui offrent souvent des différences utiles à connaître.

J'ai pris soin de mentionner pour chacun des actes que je publie l'étude dans laquelle il se trouve ; mais ce serait mal remplir le devoir de la reconnaissance, que de ne pas adresser ici mes remercîments à tous ceux qui ont facilité mes recherches, même lorsqu'elles ont été infructueuses. Je dois à M. Aubry, notaire honoraire de Paris, et k MM. Delafoi et Dessain, notaires à Argenteuil, d'avoir facilité mes premières investigations. M. Benoît- Ghampy , président du Tribunal civil , a bien voulu me recommander auprès de MM. les Officiers publics et ministériels, en insistant sur le but exclusivement historique que je poursuivais, et je n'ai qu'à me louer de la complaisance que j'ai trouvée auprès de M. Thomas, président de la Chambre des notaires, et dans les études de MM. Acloque,Aumont-Thiéville,Beaufeu*, Cabaret, Chapellier, Cottin, Armand et Ferdinand Courot, Defresne, Emile et Jules Delapalme, Delaporle, Desprez, Devès, Durant, Du Rousset, Faiseau-Lavanne, Fovard, Emile Jozon, Lavocat, Massion, Meignen, Mouchet, Prestat, Bobin, Schelcher, Turquet, Arsène Vassal. Tous ont bien voulu ou m'aider de leurs avis, ou me permettre de consulter leurs répertoires, ou me communi-

1. Vt. Beaufeu a été remplacé, depuis mes recherches dans son étude, par M. Gatine.

s RECHERCHES SUR MOUËRE.

quer les minutes que je leur signalais, et, dans ce dernier cas, me laisser en prendre moi-même des copes.

L'intérêt qui s'attache au grand nom et à la figure si sympathique de Molière m'a puissamment servi dans le cours de mes recherches, en me donnant accès dans des archives particulières dont les actes sont légalement la propriété des familles pour lesquelles ils ont été primitivement dressés ; il me sera bien précieux et bien nécessaire de retrouver pour continuer ce travail la bienveillance que j'ai rencontrée dès le début de mes premières démarches.

Qio^O:::?

Mariage de Jean Poquelin et de Marie Cressé; maison qu'ils habitaient; naissance de Molière et de leurs autres enfants. — Jean Poquelin achète de son frère Nicolas la charge de tapissier ordinaire du Aoi. -^ Mort de Marie Cressé; tutelle de ses enfants; caractère élevé de la mère de Molière ; chambre des époux Poquelin ; luxe de leur intérieur; commerce prospère de Jean Poquelin ; maison de Louis de Cressé à Saint-Ouen; rapj>orts physiologiques entre Molière et sa mère. — Second mariage de Jean Poquelin ; il achète une maison sous les piliers des halles. — Serment de Molière pour la surylvance de la charge de tapissier valet de chambre du Koi. — Éducation de Molière ; le cours de philosophie et les lettres de licencié en droit. — Probabilité du voyage de Molière à la suite de Xoiiis xm.

BeCFara a retrouvé sur les registres de la paroisse de Saint- Eustache, aux dates des 25 et 27 avril 1621, les actes de fiançailles et de mariage de Jean Poquelin , père de Molière, avec Marie Cressé S leur contrat de mariage* est de deux mois antérieur à la cérémonie religieuse. Cet accord entre deux familles appartenant à la bourgeoisie vde Paris et exerçant toutes deux la profession de tapissier, sert à constater quelle était dans l'origine la position des futurs .parents

Page 1