‹ Recherches sur Molière et sur sa familleChapitre 6 sur 165 · Viitertatitm sur Molière y pag« 6. — î. Document n · texte numérisé non relu

Viitertatitm sur Molière y pag« 6. — î. Document n

de Molière. Jean Poquelin était sans doute établi depuis peu de temps, puisque ses bénéfices ne se montent encore qu'à deux cents livres; son fonds de commerce est estimé deux mille livres, et ces deux sommes réunies sont égales à celle apportée en dot par Marie Cressé. Les parents des mariés sont presque tous des commerçants; on remarque parmi ceux de Jean Poquelin la veuve de Jean Mazuel , violon ordinaire du Roi, dont le fils avait le même emploi; et parmi ceux de Marie Cressé, son aïeule maternelle , Denise Lescacheux, qui, Tannée suivante, devait être la marraine de Molière. Dans cet acte, le nom de la future est écrit Marie de Cressé, mais elle signe : Marie Cressé^ et c'est ainsi qu'elle est désignée partout ailleurs; le beau-père de Jean Poquelin signe au contraire Louis de Cressé et conserve la particule dans tous les documents où il figure.

On doit également à Beffara la découverte de la maison qu'habitait à cette époque Jean Poquelin ; elle était connue sous le nom de Maison des Cinges, à cause d'une très-ancienne sculpture qui la décorait, et elle se trouvait à l'angle des rues Sainl-Honoré et des Vieilles-Étuves*. C'est dans cette maison que naquit le premier enfant de Jean Poquelin et de Marie Cressé, baptisé à Saint-Eustache, le 15 janvier 1622, sous le nom de Jean *; on a voulu contester que cet enfant fût Molière, mais l'inventaire fait en 1633 après la mort de Marie Cressé ^ ne laisse plus aucun doute à cet égard. Il constate que des six enfants auxquels elle avait donné le jour et dont Beffara a retrouvé les actes de baptême ^ quatre seulement lui avaient survécu : « Jean, âgé de onze ans

1. Histoire de IfoZtereparM.Taschereau, 3* édition, page 206. Cette maison entièrement reconstruite, porte le n"" 96 sur la rue Saint-Honoré et le n*> 2 sur la rue des Vieilles-Ëtuves.

Page 1