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avant-propos.
astronomiques ne soient en effet beaucoup plus modernes qu’on ne l’avait cru d’abord, d’après Une etu de moins approfondie. Mais, en faisant évanouir les nuages de l’antiquité fabuleuse dont °n les avait couverts, ces diverses recherches ne revelent jusqu’ici que leur âge, et non l’époque des sujets astronomiques qu’ils représentent. Il se pourrait encore que ces sujets eussent toute I antiquité qu’on leur avait attribuée, et que les monumens offrissent le souvenir d’une science antérieure remontant bien loin dans la nuit des siècles. Or c’est là, qu’on nous permette de le dire, si non le seul point important de la question, du moins un de ceux qui en font le plus une question importante ; puisque c’est ce point qui intéresse le plus essentiellement l’histoire des sciences et celle de la civilisation humaine: car, sans doute, la seule exécution physique d’entreprises colossales telles que les pyramides et les autres édifices gigantesques qui couvrent l’Égypte, atteste un état social régulièrement ordonné; mais qui pourrait tres-bien n’avoir consisté que dans l’esclavage absolu d une nombreuse population , presque sans aucun développement d’intelligence. Au lieu que des résultats scientifiques, et d’une science aussi abstraite que l’astronomie mathématique, seraient des monumens d’un tout autre ordre.
AVANT- PROPOS
Et ainsi, il y a le plus grand intérêt pour l’histoire même de l’homme de savoir s’il est vrai ou non que, trente ou quarante siècles avantl’ère chrétienne, certaines contrées du globe, et particulièrement l’Egypte, se fussent élevées à des connaissances aussi étendues et à des spéculations aussi savantes, que plusieurs écrivains célèbres ont voulu le persuader. Or, ceci ne peut être décidé que par la discussion et l’interprétation des monumens, soit iconographiques, soit littéraires qui nous restent; et c’est ce que j’ai tâché de faire dans l’ouvrage que le pubiic a maintenant sous les yeux.