XXIV AVANT-PROPOS
des positions d'étoiles ne permettent pas d'éviter, sur l'époque précédente, une indétermination d'une cinquantaine d'années. On atteindrait une précision beaucoup plus grande si l'on parvenait à reconnaître sur le monument des indications de planètes , ou de la lune , placées en position absolue ; mais c'est ce que je n'ai pas cherché à faire, n'ayant pas assez de connaissances des signes hiéroglyphiques pour m'y hasarder, et je me suis borné à considérer les constellations. Si l'on demande d'ailleurs quelle pouvait être la destination du monument, le motif qui l'avait fait ériger, et qui l'avait fait rapporter à l'époque à laquelle les calculs nous conduisent, je ne puis offrir à cet égard que des conjectures, et j'ai rapporté celles qui m'ont paru les plus vraisemblables. Car la solution rigoureuse de ces questions doit se dériver des considérations archéologiques, et non pas d'une simple restitution astronomique qui, par sa nature, ne peut donner qu'une date céleste, sans faire connaître la raison pour laquelle cette date a été spécialement choisie. C'est aussi à la détermination, mais à la détermination précise et géométrique, de cette date, que se bornent toutes mes prétentions.
A la suite de ces recherches sur le Zodiaque circulaire , j'ai placé un examen des trois zodia-
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ques rectangulaires sculptés au plafond des portiques des temples à Denderah et à Latopolis. Je discute les analogies de ces monumens avec le Zodiaque circulaire ; je fais remarquer les rapp<»ts de disposition , de forme , qui existent entre les %ures emblématiques qui les composent. Enfin, considérant le 'mode divers suivant lequel les douze signes du zodiaque sont séparés, sur chacun d'eux, en séries de six signes , je montre qu'il se trouve en rapport avec la déviation des temples relativement à la ligne àiéridienne ; de façon qu'on peut le prédire pour les trois édifices lorsque leur déviation est donnée, et réciproquement. De là il résulte que ce mo<^ de subdivision n'est nullement l'expression nécessaire et certaine d'une position di£Férente des équinoxes parmi les constellations de l'écliptique , comme M. Fourier l'admet dans son système (i), puisqu'on peut l'interpréter, et même le déterminer, sans avoir aucun égard à ce déplacement. La considération qui semblait mettre entre ces monumens un intervalle nécessaire de vingt siècles, se trouvant ainsi exclue , les analogies qui les rapprochent se présentent avec toute leur foree , et rendent très-
Ci) Recherches sur les sciences [et le gouvernement de FÉgypte.