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littéraire qoi en indique la moindre trace an deli de cette époque. Ceci m'a donc conduit k examiner si la connaissance seule d'une telle période , en la considérant comme établie par l'observation réelle des levers héliaques, poiÉrrait être donnée pour une preuve d'une astronomie très-ancienne, à cause du temps présumable qu'il aurait fallu employer pour la reconnaître , et pour en fixer les limites extrêmes avec la précision que l'on trouve k celle-ci dans les écrivains qui nous l'ont transmise. Je fais voir qu'une centaine d'années d'observations, même très-grossières , suffisent pour cet objet ; et il en faut incomparablement moins si l'on veut supposer, comme cela est très-vraisemblable, que cette détermination a été précédée par la connaissance de l'année tropique de 365j-^. Ainsi , de quelque côté qu'on envisage cette période célèbre , elle ne porte en elle -même aucune trace de la haute antiquité qu'on lui avait supposée. Et par conséquent on ne peut pas s'en servir pour donner une pareille antiquité aux monumens astronomiques de Denderah et de Latopolis , quand même on admettrait qu'elle est emblématiqueraent figurée sur ces monumens.
Mais cette dernière supposition est -elle réelle? Pour le prouver, M. Fourier établit une analogie hypothétique^ entre la manière diverse dont les
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figures des douze signes sont partagées sur ces monumens en deux bandes parallèles , et la diversité des constellations dans lesquelles le soleil a dû se trouver successivement, en différens siècles , au moment de Tannée où Syrius se levait héliaquement pour TÉgypte. Selon lui, aSoo ans avant rère chrétienne , ce lieu du soleil qu'il appelle le pointhéUaque ^ était dans la constellation du lion, et cet état est représenté par les zodiaques de Latopolis : ce qui fait remonter leur construction à cette antique époque. Quatre siècles plus tard., le point héliaque se trouvait sur la limite du Lion et du Cancer; et plus tard encore, il passa dans lé Cancer même ; ce que signifient les monumens trouvés à Dendorah. Or, en calculant réellement les lieux du soleil au moment du lever héliaque de Syrius en Egypte, non -seulement pour les ^KKpies que M. Fourier cite, mais depuis plus de 3ooo avant l'ère chrétienne jusqu'à plus de looo aus après cette même ère, je ne trouve pas du tout que cet astre ait changé ainsi de constellation ; mais jie trouve au contraire qu'il est resté constamment dans celle du Lion: et, par une singulière particularité , pendant tout ce temps il n'a pas non plus changé de signe ; car il s'est trouvé constamment dans le signe du Cancer. De sorte. que, si les zodiaques de Denderab et de
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Latopolis avaient dû représenter ses positions dans difiérens siècles, au moment du lever héiiaqued^ Sjrrius, comme M. Fourier le suppose dans son système , ils auraient dû , pour être coi:^ormes avec le ciel , présenter tous le même mode de partage des figures zodiacales , au lieu d'offiir des modes différens. Tignore ce qui a pu faire illusion à un aussi habile géomètre que M. Fourier, dans une application de calcul aussi simple. Mais il suffit que l'erreur existe, pour renverser radicalement son système , et avec lui toutes les inductions que l'cMi en tirait sur l'antiquité des monumens. Or chacua peut aisément la constater avec évidence. Car on n'a qu'à prendre les longitudes du soleil données par Petau , Baimbridge , ou M. Ideler, pour Finstant du lever héliaque de Syrius en Egypte 9 aux diverses époques où la période sothiaque s'est renouvelée; ce qui s'étend depuis 278a ans avant l'ère chrétienne jusqu'à i39 ans après cette même ère : et, en leur appliquant la précession commune de 5o'' par année, afin de les réduire à nos catalogues modernes, on trouvera que le soleil est constamment resté dans la constellation du Lion pendant tout cet intervalle ; ainsi que je l'ai énoncé tout à l'heure d'après des calculs plqs ri* goureux.
A la suite de cçtte dernière partie, j'ai placé