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gemeni, comme le ciel auquel on les avait attachées , les plus habiles scrutant curieusement les détails moins apparens , mais plus caractéristiques, dont ces figures sont accompagnées, cher» chaient, dans leur disposition ou leur forme, à retrouver quelque indice du but pour lequel on les avait réunies, et quelque trace de la pensée qui avait dirigé leur arrangement. La circonstance heureuse dont j'ai parlé plus haut, me donna l'avantage de pouvoir étudier ainsi le monument autant que je le voulus, même avant qu'il fût publiquement exposé. J'en comparai les diverses parties par des mesures précises. Après quelques essais généraux, qui me semblaient y montrer des rapports plus géométriques qu'on n'avait paru jusqu'alors le présumer, je remarquai, dans l'intérieur de la courbe formée par les douze signes du zodiaque, quelques astérismes peu nombreux , accompagnés chacun d'une étoile sculptée, et que leur rareté, ainsi que le choix évidemment volontaire de leur place pouvait faire soupçonner être des indications nominatives de constellations ou d'étoiles, remarquables soit par leur éclat , soit par les usages religieux qui s'y appliquaient. La discussion des figures zodiacales qui avoisinaient ces astérismes , me fit bientôt connaître avec vraisemblance quelle étoile pouvait
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avoir été ainsi spécialement désignée par chacun d'eux ; et le calcul des distances célestes que je parvins à déduire de leurs positions relatives sur le monument, se trouva si conforme à ces interprétations, que j'en fus très-étonné moi-même; car l'accord n'était pas inférieur à celui que l'on aurait pu obtenir avec desobser^'ations d'Hipparque. Le développement de cette première idée devint pour moi l'objet d'un travail auquel je pris un intérêt extrême; j'avouerai même que, peut-être, je me laissai aller à y donner trop de temps. Mais comment se défendre d'un vif sentiment de curiosité ^ lorsqu'on espère pouvoir ainsi retrouver, et faire en quelque façon renaître une ancienne pensée, cachée peut-être depuis trente ou quarante siècles dans le mystère d'un temple égyptien ?
Toutefois , en proposant une interprétation nouvelle et purement astronomique du Zodiaque de Denderah , j'aurais vivement souhaité qu'il me fut permis de me borner à exposer mes idées , sans être obligé de dire mon sentiment sur celles des autres : cette liberté ne m'a pas été accordée. Vainement, dans les deux mémoires que j'ai lus sur ce sujet à l'Académie des sciences, avais -je évité de froisser, de toucher les opinions précédemment émises. Je n'avais pas achevé de lire nies recherches , que déjà elles étaient l'objet de