‹ Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne, appliquées aux monumensChapitre 7 sur 29 · XVI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XVI AVANT-PROPOS

signe, non pas aux constellations de l'écliptique dans lesquelles le soleil se trouvait effectivement à chaque mois de l'année, mais aux constellations qui étaient diamétralement opposées à cet astre ; et qui se montraient les premières à Thorizon oriental à l'entrée de la nuit (i). Cette supposition qui ne donne plus que 4ûoo-aus d'antiquité à l'invention du zodiaque , est peut-être historiquement moins embarrassante à soutenir que la première ; mais il faut convenir que , comme spéculation hypothétique , elle semble beaucoup moins spécieuse ; car il serait bien bizarre que l'on eût imaginé de caractériser les diverses constellations situées sur la route annuelle du soleil , par des dénominations propres aux époques de l'année où cet astre en était le plus éloigné. Telles étaient les opinions dominantes parmi les savans attachés à l'expédition d'Egypte, lorsque les monumens astronomiques furent découverts. En voyant de grands zodiaques sculptés sous les portiques et dans l'intérieur des temples Égyptiens, les ingénieurs et les géomètres que la guerre avait transportés sur cette terre célèbre, crurent avoir retrouvé les traces d'une science antérieure à tous les temps connus. Ils y virent la confirmation

(i) Dupuis , origine des cultes , tom. m, pag. 3 40 et 341. paris, an m.

AVANT-PKOPOS. XVIl

éclatante des idées de Dupuis , et ce fut ainsi que cette découverte fut annoncée en Europe d'après leur correspondance. Toutefois, à leur retour, lorsqu'ils se furent soustraits à l'imposant aspect de ces vieux monumens , ils parurent abandonner l'idée d'une antiquité aussi difficile à défendre, et se rapprochèrent du second système de Dupuis, fondé sur les levers du soir. C'est à cela du moins que s'est fixé le plus célèbre de ces sa vans, M. Fourier; et, d'après cette manière de voir, il ne fait remonter la date des zodiaques de La^ topolis, les plus anciens de tous, qu'environ à vingt-cinq siècles avant l'ère chrétienne ; ce qui , à ce qu'il assure , se trouve conforme à l'histoire de rÉgypte, aux opinions de la Grèce, et aux annales des Hébreux. Tous les autres membres de la commission d'Egypte qui pouvaient émettre une opinion en pareille matière , s'étant ostensiblement ralliés à ce savant géomètre , ont partout cité, loué, adopté comme indubitable la décision qu'il avait portée, sans toutefois en connaître ''beaucoup plus que le public les preuves positives, demeurées jusqu'ici dans la possession de Fauteur (ij. La haute antiquité des monumens

(i) M. Fourier a donné seulement rénumération des ouvrages sur lesquels il s'appuie. On la trouve à la page 8 de ses recherches sur les sciences et le gouvernement de TÉgypte ,

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