XVIII AVANT -PROPOS
astronomiques trouvés en Egypte, a pris ainsi parmi ces savans le caractère d'un fait , d'un fait matériel, consacré par un consentement unanime, et par une sorte de droit des gens que l'on ne pouvait légitimement contester.
Personne plus que moi ne reconnaît et ne respecte l'autorité des grandes sociétés savantes de l'Europe. Le nombre des membres qui les composent y et dont la plupart ont un rang élevé dans le genre de travaux dont ils s'occupent, la diversité de ces travaux , l'adoption même qu'elles font toutes de savans étrangers qu'elles s'associent, sont autant de circonstances qui doivent généralement concourir à y maintenir l'indépendance des opinions scientifiques, indépendance qui,
sous le titre « d'ouvrages qui traitent de la sphère égyptienne.» Si cette indication ne suffit pas pour prévoir tout le parti que M. Fourier a su tirer des auteurs qu'il désigne , elle fait du moins connaître tous les élémens historiques desquels il s'est autorisé ; et , comme les passages où ces élémens se trouvent sont tous connus depuis long-temps , et ont été souvent cités , il ne reste qu'à tirer les conséquences logiques qu'ils comportent , ce que chacun peut aisément faire. Quant aux considérations astronomiques et géométriques , leur énoncé , qui se trouve dans l'ouvrage de M. Fourier cité plus haut, suf&t pour qu'on puisse les apprécier. Le système de M. Fourier sur les monumens astronomiques d'Egypte étant ainsi complètement connu dans ses bases et dans ses résultats, par les énoncés mêmes que l'auteur en donne > peut, à ce qu'il nous semble, être discuté sans témérité.
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dans l'état de diffusion actiid des lumières est la plus importante condition , et peut-être la seule , des progrès futurs des connaissances fanmaines^ Mais tous ces avantages disparaissent lorsqu'une réunion savante peu nombreuse, domposée de pertonnes dont les occupations sont à peu près pareilles, se soumet, dans des matières contestables , k l'influence d'une opinion unique qu'elle adopte , qu'elle embrasse , qu'elle professe pèn-^ dant un grand nombre d'années dans tous les ouvrages qu'elle publie. Car alors , si un individu étranger au même système d'idées vient proposer au public des vues contraires, ou seulement différentes, il est dans la nature des choses que l'association tout entière se soulève, et repousse le novateur avec toute l'énergie d'une ancienne possession.
Voilà ce qu'ont éprouvé avant moi, tous ceux qui ont essayé de considérer les zodiaques égyptiens sous un point de vue différent de celui qu'à embrassé la commission d'Egypte , et qui ont cru pouvoir révoquer en doute l'antiquité presque fabuleuse attribuée par elle à ces monumens.
^Naturalistes, antiquaires, astronomes, tous ont été repoussés presque comme des agresseurs injustes , quand ils ne faisaient qu'user du droit de discussion commun à tous les savans. Et ce-