XX AVANT-PROPOS
pendant ce droit était alors d'autant plus légitimement exercé qu'il Tétaitd'une manière unanime. Car, dans le nombre des écrivains distingués qui ont pris part à cette lutte, la très -grande majorité a été, par des raisons diverses, contraire à l'excessive antiquité des monumens ; ou plutôt la commission n'a eu réellement personne de son avis, si ce n'est elle-même, et un petit nombre d'amis qui ont répété ses assertions sans y ajouter aucune autorité nouvelle. J'aurais mauvaise grâce à me plaindre d'avoir partagé le sort de tant d'autres, ayant eu le même genre de tort; aussi je suis bien éloigné de vouloir le faire. Partisan sincère, et constant, de toute liberté juste et raisonnable, je fais surtout profession de croire que le libre examen des opinions scientifiques est l'unique moyen d'en constater la vérité. Mais cette liberté que j'accepte entière dans l'attaque, je la réclame entière pour la défense. Ici elle m'a paru exiger que le public connût au vrai la situation respective des deux partis opposés, afin qu'il pût apprécier les insinuations par lesquelles on a cherché à le prévenir. Car enfin, il est temps que l'on sache que ceux qui nient la prodigieuse antiquité attribuée aux monumens égyptiens, peuvent être d'aussi bonne foi que ceux qui la soutiennent; et qu'ils peuvent en outre avoir d'aussi bonnes raison à donner, si l'on veut bien les entendre.
AVAWT-PRÔPOS. XXI
Voilà surtout ce que je voulais établir dans cet avant -propos.
Au reste, je dois confesser que si, d'un côté, Ton m'a attaqué pour avoir rendu le zodiaque de Denderah trop moderne , on m'a aussi attaqué d'un autre comme le faisant trop ancien. Cependant les détails de mon travail n'étaient pas plus connus de mes nouveaux adversaires qu'ils ne l'avaient été des autres; et, quant à moi, je n'avais aucune envie de rendre le zodiaque ancien ou moderne ; je voulais seulement le présenter tel qu'il est. Soutenu par la conscience de cette intention, j'ai nâiis pour ainsi dire mon premier travail aux prises avec la critique ; j'en ai examiné de nouveau avec soin les points fondamentaux ; je les ai soumis à une discussion plus approfondie ; et j'ai ensuite examiné de même les autorités sur lesquelles on avait fondé des explications différentes. Ceci, en généralisant la question, a naturellement étendu mes recherches au delà de leurs premières limites ; et il en est résulté l'ouvrage que le public a sous les yeux.
On y trouvera d'abord le mémoire sur le Zodiaque, circulaire, qui a excité une opposition si vive. Il est ici tel à peu près que je l'ai lu à l'Académie des sciences et à l'Académie des inscriptions. Cependant les attaques hâtives dont il a été
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l'objet, m'oot fourni comme je l'ai dit, Toccasion d'y faire plusieurs améliorations de détail qui lui donnent encore plus de force. Par exemple , en c]iei:chant à reconnaître sur le monument quelques indications d'étoilçs qui fussent marquées dans leur vraie position astronomique , ce qui est l^éeilement l'idée mère de tout mon travail , jç n'avaip p^ fait assez valoir les raisons que l'onpouvait tirer de la manière dont le$ Égyptiens écri- V;aient eu hiéroglyphes les noms propres d'individus. C^r, bien que cette manière m'eût été indiquée par M, de St^Martin, et que j'en eusse compi:is to^te. Vii^ppr^^^^^^ 9 j^ n'avais fms osé insister biçaucoup sur cette considération, redoutant^ tQu*jours qu'elle ne.futcontestabljç. Mais, puisque c'e^t aujourd'hui un point sur lequel tous les critiques sç sont accor4és, et qu^'ils ont fait valoir contre moi comme une chose certaine ,^ j'ai pen^é qujB je pouvais en toute sécurilté m'en servir à mon avaur tage, et montrer que l'on ne ppuvait rien dire de plus fortf en faveur des, premières induction^ sur lesquelles j,e m'étais appuyé.
Ai-je touteiÇoislaprétent^pn dje présenter l'intf^pféf^ioi^, que j'ai propo^j^e dy.. Zodiaque de D^nderah cqmme absolppt^epjt et{ mathématiquement indjuibitable? Non, et je suj^ bieij. aise dç) ppuvpiir iqi m'ex|^liq^jer sjgr ce point avec la sincé*