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signe , non pas aux constellations de Técliptique dans lesquelles le soleil se trouvait efifectivement à chaque mois de l'année, mais aux constellations qui étaient diamétralement opposées à cet astre ; et qui se montraient les premières à l'horizon oriental à l'entrée de la nuit (i). Cette supposition qui ne donne plus que 4ooo ans d'antiquité à l'invention du zodiaque , est peut-être historiquement moins embarrassante à soutenir que la première ; mais il faut convenir que , comme spéculation hypothétique , elle semble beaucoup moins spécieuse ; car il serait bien bizarre que l'on eût imaginé de caractériser les diverses constellations situées sur la route annuelle du soleil , par des dénominations propres aux époques de l'année où cet astre en était le plus éloigné. Telles étaient les opinions dominantes parmi les savans attachés à l'expédition d'Egypte, lorsque les monumens astronomiques furent découverts. En voyant de grands zodiaques sculptés sous les portiques et dans l'intérieur des temples Égyptiens, les ingénieurs et les géomètres que la guerre avait transportés sur cette terre célèbre, crurent avoir retrouvé les traces d'une science antérieure à tous les temps connus. Ils y virent la confirmation
(i) Dupuis , origine des cultes , tom* m, pag. 34o et 34 1. paris, an m.
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éclatante des idées de Dupuis , et ce fut ainsi que cette découverte fut annoncée en Europe d'après leur correspondance. Toutefois, à leur retour, lorsqu'ils se furent soustraits à Firaposant aspect de ces vieux monumens , ils parurent abandonner ridée d'une antiquité aussi difficile à défendre, et se rapprochèrent du second système de Dupuis, fondé sur les levers du soir. C'est à cela du moins que s'est fixé le plus célèbre dé ces sa vans, M. Fourier; et, d'après cette manière de voir, il ne fait remonter la date des zodiaques de Latopolis, les plus anciens de tous, qu'environ à vingt-cinq siècles avant l'ère chrétienne ; ce qui , k ce qu'il assure , se trouve conforme à l'histoire de l'Egypte, aux opinions de la Grèce, et aux annales des Hébreux. Tous les autres membres de la commission d'Egypte qui pouvaient émettre f une opinion en pareille matière , s'étant ostensi-
blement ralliés à ce savant géomètre , ont partout cité, loué, adopté comme indubitable la décision qu'il avait portée, sans toutefois en connaître beaucoup plus que le public les preuves positives, demeurées jusqu'ici dans la possession de l'auteur (ij. La haute antiquité des monumens
(i) M. Fourier a donné seulement l'énumératiori des ou-
J vrages sur lesquels il s*appuie. On la trouve à la page 8 de ses
recherches sur les sciences et le gouvernement de FÉgypte ,
XVIII AVAWT- PROPOS.
asironomiques trouvés en Egypte, a pris ainsi parmi ces savans le caractère d'un fait , d'un fait matériel, consacré par un consentement unanime, et par une sorte de droit des gens que l'on ne pouvait légitimement contester.
Personne plus que moi ne reconnaît et ne respecte l'autorité des grandes sociétés savantes de l'Europe. Le nombre des membres qui les composent, et dont la plupart ont un rang élevé dans le genre de travaux dont ils s'occupent, la diversité de ces travaux , l'adoption même qu'elles font toutes de savans étrangers qu'elles s'associent , sont autant de circonstances^ qui doivcjnt généralement concourir à y maintenir l'indépendance des opinions scientifiques, indépendance qui,
sous le titre « d'ouvrages qui traitent de la sphère égyptienne.» Si cette indication ne sufiit pas pour prévoir tout le parti que M. Fourier a su tirer des auteurs qu'il désigne , elle fait du moins connaître tous les élémens historiques desquels il s'est autorisé ; et , comme les passages où ces élémens se trouvent sont tous connus depuis long-temps , et ont été souvent cités, il ne reste qu'à tirer les conséquences logiques qu'ils comportent , ce que chacun peut aisément faire. Quant aux considérations astronomiques et géométriques, leur énoncé, qui se trouve dans l'ouvrage de M. Fourier cité plus haut, suffit pour qu'on puisse les apprécier. Le système de M. Fourier sur les monUmens astronomiques d'Egypte étant ainsi complètement connu dans ses bases et dans ses résultats, par les énoncés mêmes que l'auteur en donne> peut , à ce qu'il nous semble, être discuté sans témérité.
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dans Y était de diffusion actuel des lumières e$t la plus importante condition , et peut-être la seule , des progrès futurs des connaissances butnaioes. Mais tous ces avantages disparaissent lorsqu'une réunion savante peu noinbt*eu$6, composée de pemonnes dont les occupations sont à peu près pareilles, se soumet ^ dans des matières contes^ ta{>ie6 \, à Tin^uience d'une opittion unique qu elle adopte , qu'elle embrasse , qu'elle professe pendant tiii grand nombre d'années dans tous les <Miivrag€s qu'eUie publie. Car alors , m un individu étranger au même système d'idées vient proposer an public des vues con&aires , ou seulement dif- ^rentes , il est dans la nature des choses que rasBociation tout entière se soulève , et repousse ie. novateur avec toute l'énergie d'une ancienne 'possbssic^.
Voilà ce qu'ont éprouvé avant moi , tous ceux qui ont essayé de considérer les zodiaques égyptiens 60US .un point de vue différent de celui qu'a embrassé la coiïimission d'Egypte , et qui ont cru -pouvoir révoquer :en doute l'antiquité presque fabuleuse attribuée par* elle à ces monumens. STabsrsdistes, antiquaires ;, astronomes, tous ont édé repousses presque comne des agresseuars :injti5tes, quand ils ne faisaient qu'user du droit de ^discussion commun à tous les savans. Et ce-