AVANT-PROPOS. IX
réfutations J)ubliques ou de critiques imprimées, de la part d'adversaires qui ne les connaissaient qu'imparfaitement, et qui même avouaient sincèrement n'en avoir été informés que par oui-dire. Ici, on supposait que j'avais dû ignorer les données précieuses qu'un savant distingué avait déjà reconnues dans l'écriture symbolique des anciens Égyptiens; tandis que ces données m'avaient été indiquées par un de nos antiquaires les plus habiles, et que j'avais, dès le commencement de mes recherches, parfaitement compris l'importance de semblables indices pour établir une première discussion critique du monument, pour en deviner le but vraisemblable , et pouvoir découvrir, dans sa construction présumée, quelques élémens géométriques auxquels on pût appliquer des mesures. Ailleurs on ne m'attaquait point relativement aux données qui pouvaient être obtenues par l'observation comparée des antiquités égyptiennes; au contraire, on affectait de les dédaigner : mais , en les écartant , on se procurait , par cela même, une entière liberté pour confondre les unes avec les autres toutes les particularités qu'elles servaient à reconnaître. On faisait ainsi disparaître toutes les distinctions délicates que j'avais pris tant de soin d'établir, et qui, après m avoir fourni les premiers objets d'épreuves géo-»
AVAITT- PROPOS.
métriques, m'avaient graduellement conduit à pouvoir appliquer les vérifications les plus sévères de l'astronomie. Ayant ainsi mêlé toutes mes traces, on se refusait aisément à reconnaître la route que je prétendais avoir parcourue; ou, si l'on consentait à m'y suivre , on niait , d'après des aperçus nécessairement aussi incomplets que précipités, les résultats numériques que j'avais obtenus par un travail de plusieurs mois. Enfin, un savant académicien, qui a dû profondement s'occuper des zodiaques d'Egypte, puisqu'il en fait espérer, depuis près de vingt ans, une explication complète et démontrée, voulut bien s'ouvrir aussi sur ce sujet dans une société savante dont nous disons tous deux partie. Mais , dans une discussion qui dura fort long-temps, il ne me donna guère d'autres raisons décisives contre mon travail, sinon qu'il fallait envisager les zodiaques égyptiens d'une manière toute différente , qui était celle que luimême avait laissé depuis long -temps entrevoir. Et lorsque, pressé d'exposer les motifs scientifiques sur lesquels il fondait cette préférence , il voulut bien condescendre à exposer sa doctrine, iLme sembla, et, je crois, non pas à moi seulement, mais à beaucoup d'autres, personnes présentes, il me sembla , dis-je, qu'il ne l'appuyait réellement d'aucune preuve, mais qu'elle consistait