XII AVAIT T-PROPOS
et réclaméçs comme justes quand on ne me les attribuait pas; de sorte que, si elles étaient fausses, elles étaient miennes, et j'avais tort de les avancer : ou, si elles étaient exactes, elles étaient à d'autres, et j'avais encore tort de m'en emparer. De quelque côté que je me tournasse , il fallait toujours que j'eusse tort.
Sans me laisser le temps de prendre haleine , un autre membre de l'Institut et de la commission d'Egypte lut à l'Académie des inscriptions et à l'Aca^démie des sciences un mémoire qu'il présenta aussi comme un examen de mon travail. J'ignore comment il pouvait faire alors cet examen, n'ayant eu aucune communication de mes recherches, ne pouvant ainsi en apprécier, en connaître même entièrement les détails numériques, toujours impossibles à saisir complètement d'après une simple exposition orale ; j'ignore tout cela d'autant plus que cet académicien a considéré sa. réfutation de mon travail comme assez urgente , pour la faire paraître dans le court intervalle d'une absence que mes fonctions m'imposent tous les ans à pareille époque , de sorte que je ne pouvais l'entendre, ni par conséquent répondre. J'ai lu depuis ce qu'il a publié à ce sujet ; et il m'a paru que je répondais assez en publiant mon mémoire.