‹ Recherches sur plusieurs points de l'astronomie Égyptienne [microform]Chapitre 25 sur 34 · TT · texte numérisé non relu

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ïsent. Et<^ ^^ *^ j ** > il n'y* JT5.V ! stftiYenti *^^

tmbléfties dans k bande aodiacale sen^e ex« /y"* ^ ^T

diftè hcHite idée de rapports géométriques ^ "dans ^ ^ ^ ^ J^ V

ta dftiribtntion de^ partîeâ.qui la ici>mposeBt.

tSk efifi^, pcmr les ^«use signes mmnes

d'eicKt que l'ordre dans leipiel ils m

GBit tes ïntertalles (pu les séfpatent «o sont mxA^ l

ieaieât propoitromieès à feuis difFérenoes réelles

twimtsA(m ilroite ^ «slles (pi'eHes eoiat observtées

fttr le ttodiaqUe (Cireuiaîre* far exemple ^ sur cc>«

M^*5 ia ^statiœ migcriaire entre PoUux ^ le pté*

vA» ànos "Oémessan^ et te milîeit tdn Tamneaui, «at

#e i&'i 4elà^ jusqu'-au milieu du Bélier^ tear^

fHÉT te petit HaiÇMiMe fcénnnon ans dieux «adtâ^

f|pi«i^, isijdIsiMkiee est i)e 3o^ Oes deux iafefcrvattes^

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|a8 sur le 'ZODlA.QDe circulaire je

si différens: entre etis sur ce ïnonument ,- oomme î , dans le ciel, sont égaux dans le zodiaque rectanV | gulaiFe;£n outre, ils y sont deux fois aussi graud| | ' que l'intervalle compris e^itre le milieu du YerseaiOA et le milieu des Poissons; au lieu que, dans la i zodiaque circulaire, et dans le ciel, la dififéreDcei : ces deux points, en ascension droite , est égals' . ■ celle qui sépare . Le milieu du Taureau et le ilieu du Bélier. On ne trouverait pas plus d'ac- ■ni, en supposant le développement du zodiaque ctangolaire effectué sur llécUptique co[lini:e:axe. ' ^i iF, alors, les intervalles des différens signes, y > vaut représenter des différences de longitude,^ ^ ne pourraient pas davantage , à cause du peu ^, t iMiquité de l'équateur et de l'écUptique f avoir ' f itre'ieux les rapportsque le zodiaque rectangn- .' 1 re vient de nous oilrir. Mais même, indépeo- < ^ mment de ces mesures , on- y remarque , daps U * ccession relative des figores iptennédiaireS ^^ de « ^ i tmbreuses inversions d'ordre que rien ne mp- \ i «y et^qui ne peuvent s'accordbr-avec aucun sys- ■' me -rigoureux de- projection autour d'un point quelconque de la sphère céleste, considéré comme , : p6le: Par exemple, le groupe des trois animaux * J réunis', sur lequel nous avons projeté les étoileade ) Caasiopée , est placé , dans le planisphère cirbulaitej «UT un cercle horaire intermédiaire entre ^<; ï^ |er et las Po issons ;• ainsi, dans la projeption loogitudînâle,' soit que l!on prit l'équateur ou.t'écliptîqiK pour pôle , ce groupe devrait se: trouver entre

, b s aa eentoe du zodiaque circulaire, et »ur lequtet ^ >k nous avoDA vu les étoiles de U Petitâ'Ourse venir ^ ■ ^si exactement fie projeter , ee serait une trèft-boaoa >conGn9aation que de voir ce même emblème rC' f porté dans le zodiaque rectangulaire, entre I< • Scorpion et le Sagittaire , (HJ [f pi'"'* p" positio n p ar rapp ort au pdle .j|an>Étf système de iveloppemeut iongitudinai ; tandis que, conforme système, la Grande-Ourse s'ei

lt3

KL r mément au-Même sssténie, la Grandi

l3o SUR LE WIOIAQUE CIRCULAIRE '^t^^^^^^^

sépajjegt va se placer entre »les Gémeaux/^t le Lion , ou noqg la trouvons en effet désignée par ande figure erivironii éeLjifi^se pt étoiles, dont la dis posi tion est précisément celle de la ^^ ^ constellation ^ la ^ Grande > Ourse dans le ciel.^7 -^i ^l'jjjî ^^f Quelques personnes ont cru que cette figure em-v^^^^ m^f^Ccx P i^^'^^^iq"^ pouvait représenter Onon ; mais ft ^j Sfâ'^tre IJànalogie complète de œjpfi^i^ation .. entre t)P!f"^^^^<^a constellation de la Grande-Ourse et lessept ^^Ml^Hj^ étoiles qui l'environnent, du moins en supposant c^/iAi^Bi^ le dessin de la commission fidèle , l'ensenible du |j y^ ^^^ zodiaque rectangulaire ne place généralement, /Wfc'^l'^^^entre les douze signes, que les constellations bo- 1^ ^^^x^O' réaies, et les constellations australes y sont re- \!^ilû'^ jetées dans les bandes extérieures, comme on y^

peut s'en assurer par la comparaison détaillée de^^^» toutes les parties des deux tableaux. Ainsi , la fi- /L' gure entourée d'étoiles, qui est comprise • entre ^ le Lion et les Gémeaux sur le zodiaque rectangulaire, devant être une constellation boréale , ^^\ie saurait être Orion. Mais aussi, Orion semble ^parfaitement indiqué sur les bandes extérieures, parmi le s constellations australes, à la véritable place que son" cerclé iioraire lui assigne dans le planisphère circulair e : A?'est-à-dire , entre le Taureau et les Gémeaui^Car on y trouve en effet une grande figure de guerrier ou de roi , entourée d'une multitude d'étoiles sculptées dont là profusion semble parfaitement conforme avec l'écjlat de cette constellation, la plus briMante du cieL jlfe gl -^

'néftj

m DEJVBERAH. ' l3l

^t Toutes les analogies se trouvent donc satisfaites,

jL^ let s'accordent pour montrer que la grande figure

entourée de sept étoiles, qui se voit entre le Lion

eLJe§, , Gémeaux B dans le zodiaque rectangulaire ,

est bien réellement l'emblème de la Grande-Ourse ;

et nuisa u'elle se tr(| g|yfi^^^si à la place quijui

a ppartient , d'après notre interprétation du zo- câ

diaque circulaire , c'est donc une preuve que le ^^7

lieu où le calcul nous l'a indiquée dans ce monu-

*-. ment est exact ; et. par consélquent la position du

«^ pôle de projection que nous avons adoptée est

exacte aussi, de même que l'état du ciel qûe^^^^^^Y^^ nous av op s supposé être représenté par le mo-'JkXC'^fft^^L t numenf^uisque toutes ces choses sont détermi- h^/T^âgjT' * inées dès que l'on se donne seulement la posiion des deux Ourses, relativement ay pôle de LLJ ^'équateur.

^Êfi^ ^^^upresaù pêîrëonn^êTehtourédèssêpt étoiles I qui figurent la Grande - Ourse , sur le zodiaque tk rectangulaire , on retrouve cet emblème d'une (^ litige de lotus surmontée. d'un épervier, sur lequel lJ le calcul de la projection circulaire a placé Syrius. ^M>tte indication -^feçoit ici une confirmation frappante, par l'emblême^dont il 3'agi*^^ ^^ ^''WTf ^'^'' h^jaojé^lî^emei^^ r^ F de laquelle est une grande légende hiéroglyphique kS(K dont l'étendue convient en effet à l'importance \0 ^ d'un phénomène astronomique aussi VSSU^}^^i^ ^ft que l'était la. coïncidence du solstice avec re lever vrai de Syrius , à l'époque figurée par le monu-

ciM

l3a SUR LE aODIAQDE ^""f" *'J||^^^ '.y

ment. Mais Syritis étant une étoile australe, l'in- , sertion de son emblème de position dans les bandes intérieures du zodiaque rectangulaire ,' serait une exception à la règle générale qae ce i)^

monument présente, si une circonstance particulière n'y rendait sa présence parfaitetnept moti-

yée. En effet, on peut remarquer que le persoa- \ nage entouré des sept étoiles ne semble pas Uàil étranger à l'emblème de l'épervier placé auprès {A'i de lui; il y fixe ses regards , et étendJa>nuiin sur lui comme pour l'empêchar de s'éldn^j^ExisbuT- ^r/i j il donc, à l'époque représentée par ces monu- ^ \J ments, entre Syrius et là Grande-Ourse, quelque * relation de position susceptible d'être indiquée ' par une scène semblable? C'est au calcul Ji nous ' en instruire; or, il confirme parfaitement cette,. . indication : car, il bou$ apprend qu^^ lorsquela^i., Grande-Ourse était entièrement levée et cvoite'^^ sur l'horizon , du côté du nord , Syrius se présmtait aussi à l'iwrizon, du côté du sud; circonstance 'très>bien exprimée par la relation éCabKe sur le monument enb'e les emblème» de ces deux constellations, /4^-^t^— 4*^ ^^*f K »g y

ment s'accordent ainsi jt nous indique rysetrotlTe encore confirmé d'une manière irapp^te- par le sjrmbole de la tète d'Isis plongée dans les, rayons du soleil ?imi se voit à l'une des extrémités du iiodiaqu^^^tangulaire , au Heu que devrait occuper le Caiîcer, lequel se trouve rejeté décote,

mi

^p T5Qoer,etieCaiK:er éSnt àiîornesign^^ solsTTcëi^^..^^, d'été -il faut que le soleil soit à ee solstice pour que jJ^tJR "^ ►'^wiusselève avec lui , et aoit ainsi plongé dans s« f^tAfot^cJ r J» rayons. Même, si l'on voulait chercher une ^^>^*^-{iin,/JuLy^ ^ '\ titude minutieuae d'indication dans un tableau o ùy^jp \ . ^'i d'ailleurs il n'y aaucune précisicHi dans les dinen-, ' sions principales, oh pourrait remarqua* que , selon nos icalcub , comme selon la projection circulaire, le^ipt de la constellationilu.Qin£er aycc^

précédait un peu le soi- • j in- droite, «le sorte qu'il se .

horaire un peu'pliis voisin , .

ir une singtitière concorijue rectangulaire dont la st réglée d'après les ascen- *] llsîs est aussi un' peu iné- J i les rayons «lu soleil solstiî'en dégage une très-petite . 1 [neau;. Maiiuneremarque : , c'est q u el^iev^ deS?- : phénorix^e astronomique la direction du temple de 1 spécialement appropriée , s reconnu précédemment, ïntation d'une Isis plongée leil solsticial , of&ait , à la la destination spéciale , et de l'époque de 1 année à laquelle arrivait le phénomène qui en était le principal objet.

. La comparaison des deux tableaux peut encore servir à confirmer cette remarque fondamentale, que la première discussion du zodiaque circulaire nous avait fait faire; savoir, que les nombreuses figures qui, dans ce zodiaque, bordent le contour intérieur du médaillon circulaire , ne représentent pas toutes^ des constellations australes, T avâ ^ 'éf^. que quelques-unes d'entre elles sont aestmées -à indiquer, par renvoi, des constellations zodiacales

JMS.'DXITDCRAfi.

!Î'({4 la figure i£jS *>^1 gnaft, par.*enyoi,

«WÇm^m^

p^JM»j'cée3^ ce systéi?^ ^c

J 4 renvoi si^* ce. que les Pléiades et les tt^àdes seçS-P

\^ blaieht être clairesnoient désignées par (des-reiivois

gcy pareils^ sur le cercle de bordure. ifoUs ayons df--

! j ^j>fiis cobfiimé cette' remarque p^}$ présence

10 £ de la figure de Gassippëe sur le niémei^etfcije^iÇÂ

H 9v suivant la même analogie, nous ayioBS linfér^ique iéii t 1^ n^ — j ^1^-^^ a u^i ^i | b ord dû mé^ %

, , ^ , a CQnsteUaiSii' bpréaJlé . du

Ç^ Cygne ou de l'oideau céleste^ Le zodia€[^e recta^i* gulàire confirme parfaitement •Ces^nductiong J |(^2 puisqu'il présente le Cygne mtercai|^emr?j^ I j seau et le Capricorne, dans l'une des band^ in- - » ^ » 4^térieares, où tout rènsemble du tableau &it voir^f^^^*^i >jj*^ue les seules constellations zodiacales ou boréale^ptegk^ ^ê^ ^ /i ont été comprises. ^

On. petU s^j aa peler^j^en vdigaft^^^J^t la %ur d'oiseâiiLpiacée^S , au-

dessus o^ ailes du Sagittaire, nous l'avons: considérée comme destinée à représenter la consteli ^ lation céleste de l'Aigle, quoiqu'elle se trouvât S 4j déplacée de plusieurs degrés sur son cercle hopaire , i 9 probablement par la .nécessité de faire entrer, ^ "^^ans le. tableau, la figure humaine située au-dessus, et qui tient à la main un thyrse ou une espèce de sceptre. Le zodiaque rectangulaire confirme cette interprétation en nous montrant , sur le

r-^^-i^Ws'

SUR LE Zk>l>lA0GC CmCULAIRE

y^^' vnt^^^ dirctfiùii d'dprfès lamelle , en 4lîicutiknt le âso 7 Ikiar^ diàqtté ^Citdttlah^e, iiôu^ avions soopçdimé qule les . * gmtopèfr d'étoflet plàdéfii Sttir le cercle dd bordùve

dâfnis^ i- iifigiiêtiiet} t du Cftucer ^ détugnuiCTt par ttor. viA le» élDite» de Ift eobsteliatkm du MaYtre, Car ^ ^^^ ""^^ ^ dam lé& Jiaçdes éXt^rica^^CB du ssodiaque reeUn- ^ ^ gtthiire , 4À l(i^ fic^^^luUors^ ay^âjes sont dé*» ^- ^ *^4^ lignée» ^ ott voit ^ 60ttfi le Oancer , i«i navire por- ^r^T2^ \ taM trot^ ,p<âfBmitiage6 dbut l'an a. les attributs ^ • • , de la divinité , symbole patfaitement conveoable ; \ ^ - pour désirer la constellation oéleate que ion ^

\ ^ appelait le Navire d'Osim; et en outre ^ dans, la : bandé intérieure où le Sagittaire est figuré^ il < A 9 Mm ses pieds , une barque , comme dans le - ; ^ zodiaque circulaire , conformément à hi relatioa < ^'\\ ^de position qoe npus^jons tr^^yée entre cette constellation et cêlledu ]^avire*, a l'époque céleste représentée par ces monuments.

Ainsi ^ en rassemblant les résultats de la dicussion préeédente ^ nous voyons^ d'une part qu'en général ^ fous )^es ^rapports astronomiques les plus re-marquable&qui nous avaient été indiqués par notre interprétation du zodiaque circulaire de Denderah, et qm,,en étaient autant de conséquences néces^ attirée 9 trouvent, dans le zodiaque rectangulaire du même temple , des emblèmes qui les reprodui-*

3iU

fv ^

dent et les oonfiittent ; d'un autre côté , lôraqipe le zodiaque rectangulaire nous découvre quelquenou- Telle analogie de position importante , cette analogie se trouve toujours conforme à notre interprétation du zodiaque circulaire , ou plutôt au ciel même qu'elle représente^ et elle est relative à quelque circonstance importante qui y existait ^ alors. Cette double correspondance, toujours con->^ firmée dans tous les points où on l'éprouve; sem-^ ble êtift un caractère bien distinctif de la vérité, lies zodiaques rectangulaires d'Esné sont , aussi peu que celui de Denderah, susceptibles d'être ,

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n^portés à une méthode de projection rigou-^ reuse; et l'impossibilité de le faire y est même encore plus évidente , tant par les inversions de » position qu^offrent quelques- uns des signes qui s'y trouvent ^ qu'à cause de la diversité tout4*feit arbitraire qui existe entre les intervalles qui les séparent. On ne sau rait donc e; ^ d j ^dnire g éomé«^ iriguement un état^da^gjfiL Et^ ainei, toutes inte^rétations que l'on peut en donner reposent nécessairement et uniquement sur la signification que Ton attribue aux figures qu'ils contiennent ; ou !3ur les suppositions hypothétiques par les* quelles on espHque leur mode de distribution.

On a Tottlu assigner k ces monuments une an-^^ - . tiquité prodigieuse : celle de plus de vingt -cinc^ ^ siècles 9 avant l'ère chrétienne. Cette opinion émise par M. Fourrier, et généralement adoptée dan , le grand ouvrage de la commisâon d'Egypte , se

Ul^ 9^ ^^âf^^^^^hi^^ sus „

, ^ ^4 l3ft^ SUR LE ZODIA.QUE GIRCu£àIR£

^frod^ principalement sur la manière particulière ••^ oiverse, suivant laquelle la série des douze ^M*# M^#»'gfCjfaggnes est partagée dans les zodiaques rectaugu- C^il r^. ^^^^ir<^s de Denderah et d'Esné. Pour saisir cette 0^^g^JI^ t.cmT\erK\ar\ ^ il faut d'abord considérer que, d'a- ^ ^ J ^rès la description que nous avons donnée plus

"S^j^ sg^ A^^^ de ces monihnens, le zodiaque de Denderak ^ ^T\y j représenté le Cancer au dernier rang des signes ^<rlf%l ^M^M qui marchent vers le temple, tandis que les zpt^^i§^i/^ ^Jj^ àisLqnes d'Esné y mettent le Lion. En outre , sur ^y^^rA"^/^^ le premier de ces raonumens, le Cancer se trouve f ^ ^-% - • * rejeté hors de la série générale, et à sa place est '"^^une tête d'îsis presque en tièremeAt plongée dans

^^ A# ,îr *^^^ ^^ point de la constellation du Cancer, un

^j^J^^^'''^*-^ peu plus occidental que le solstice d'été, nous

/bdtJbm avions trouvé entre cette indication , et la position

s* . de la tête d'îsis du zodiaque rectangulaire , une

• concordance parfsiite. M. Fourrier, voit "," dàris ce

' - même emblème , l'indication d'uni lever héliaque,

c'est-à-dire, de cette époque particulière de l'année , où Syrius , jusqu'alors effaCé par l'éclat du * soleil , commençait à devenir visible le matin à son

" ■ lever au-dessus de l'horizon oriental ( r). Selon lui ,

(i) L'astronomie ancienne étant principalement fondée sur Tobservation des levers et des couchers des astres , on avait donné des dénominations spéciales aux diverses drcons tances astronomiques qui fixaient quelque particularité relative à

la substitution de cette scène à la place du Can* cer , signifie qu'à l'époque où l'on construisit' le zodiaque rectangulaire de Denderaii, Syrius se levait héliaquement lorsque le soleil se 'trouvait dans la constellation du Cancer céleste. .De là>

ces phénomènes. Or.on conçoit que , par l'effet du mouvement propre y qiïî transporte journellement le soleil en sens contraire du mouvement diurne de la sphère céleste, et qui lui fait faire ainsi le tour dn ciel' en une aiinée , . le lever d'un même astre n'est pas toiujpurs, visible ; car il ces^e'de l'être ^ . du moins pour la simple vue ,. lorsqu'il a lieu pendant que le soleil est , ou sur l'horizon , ou au-dessous de ce plan , mais assez près pour que la lumière qu'il répand , efface encore l'éclat de l'astre. Le temps de l'année où cette disparition approche y ^ Ai < est celui où l'astre' se montre le soir ■àjjjrient, peu après le "^gL, [ ^^^ÇÙ^ coucher du soleit En effet, au bout de quelques jours j le % ^^m,^^w^ mouvement prc^re du soleil toujours dirigé vers, l'orient , diminue cet intervalle, et l'astre se lève bientôt pendant le crépuscule du soir ; de sorte que sa lumière affaiblie , devient plus difficile à distinguer. Enfin , quelques jours plus tard elle devient tout-à-fait insensible , du moins- pôni^ la simple vue; alors l'astre reste invisible dans lé ciel pendant tout le temps que le soleil l'accompagne sur, l'horizon. Mais enfin, par l'effet continué de son mouvement propre , le soleil à son lever devient plus oriental que l'astre ; alors celui-ci se lève le matin avant le soleil ; mais il ^n est encore trop près pour être aperçu. Enfin , le soleil s'éloignant toujours vers l'orient, il arrive une époque où l'astre se lève assez tôt avant lui , dans le premier crépuscule de l'aurore, pour que l'on commetacé à le revoir , à l'horizon même. Cette réapparition constitue le phénomène appelé le lever héliaque. On peut voir dans mon Astronomie, tome 2, page 826 , la manière de le calculer pour un astre quelconque , ainsi que pour une latitude et une époque quelconque données.

l4o SUR LE 20mA.QtTË CIRCULAIRE

M. Fotirrier oouclut^ par analogie, que ^ dans les zodiaques vectangulaireâ d'Esné ^ le signe qui occupe le dernier rang parmi ceux qui marchent vers le 4?emple , est pareilienieht celui que pateou** raït le soleil , au moment où le lever héliaque dé Syrius s'observait. Et, comme ce dernier signe est le Lion, il trouve par le calcul que, sous la latitude de Denderah ou d'Esné , oe phénomène a dû arriver environ vingt*^inq siècles avant l'ère chrétienne , Ce qui fixe , selon lui , à cette antique époque la construction de ces monuments.

De peur que cet énoncé succinct du système de M. Fourrier n'en of&e pas une expression assez fidèle , je rapporterai ici les principaux passages ^ où ce savant Ta présenté au public dans son mé* moire intitulé : Recherches sur les Sciences et le Goui^ernement de V Egypte ; cette citation aura en outre l'avantage de faire connaître les motifs généraux sur lesquels son sentiment est fondée

« La comparaison <Utentive ^es monuments, « dit M. Fourrier, nous apprend que les Égyptiens <c avaient coutume de graver sur lès plafonds de a leurs grands édifices , l'image dé l'année natu- « relie divisée en douze parties, selon l'ordre « des signés que le Àoleil doit parcourir. La con- « stellation qui Occupe la dernière place est celle « où se termine Vannée ^Isis , c'est-à-dire , où Ton « observe le soleil au lever héliaque de Syrius. « Quant à- la constellation qui précède toutes les <( autres, dans cette marche allégorique des sai-

« . ^.Jh

sonst elle est celle que le soleil parcourt 4ans le temps de la plus grande afiSilence des emu du Nil, lorsqu'elles se répandent dans les canaux et sur les plaines cultivables. Cette constellation est aussi la première de celles que le soleil dé* crivait tout entières dans le cours de Tannée d'Isis. — Cette année qui commençait à la première apparition de Syrius, diffère de Tannée tropique 9 ou de rintarvalle qui s'écoule entre deux rétours consécutifs du soleil au solstice d'été ; et , ce qui est i^marquable , elle diffère aussi de Tannée sidérale ou du temps qm s'écoule entre deux retours consécutif du soleil, à la même étoile de TécUptique, £lle était, à Tépoque dont nous parlons, plus grande que Tannée tropique , et moindre que Tannée sîdë*»raie. Sa longueur est très-variable ; elle dépend du temps et du climat; mais, pendant toute la durée de Tempire égyptien» elle avait, dans ce pays 5 une valeur presque constante et égale à trois cent scHxante*dnq jours un quart* Il en résulte que si le lever de Sothis concourait d'abord avec le premier jour de Tannée vague, cette coïncidence se renouvelait après im intervalle de i46i années vagues égyptiennes (i),

(i) L'année vague des Égyptiens était une période de 365 jours complets , consëquenunent plus faible que Tannée tropique d'environ un quart de jour. On l'appelle vague, parce que y en raison de cette différence > son origine se transporte

wU

*c Ce qui constitue le cyde sothique. Cette /ïé- <c riode amie été déterminée exactement , et elle

successivement dans toutes les saisons de Tannée solaire. £n effet, admettons pour un moment, que. celle-ci fut exactement de 365i -J-, ce qui s'écarte très-peu de sa valeur véritable ; alors l'intervalle de quatre années vagues étant d'un jour plus court que quatre années solaires , il est clair que quatre fois 365 ou 1460 années vagues donneront un retard total de 365 jours ; de sorte qu'en ajoutant une année vague de pins, le retard deviendrait 365i \ , c'est-à-rdire prédsémeùt égal à une année solaire entière. Ainsi ^ en supposant que le commencement de la première année vague eût été fixé à une certaine époque quelconque de l'année solaire, on voit qu'après 1461 années vagues, la même coïncidence aurait lieu de nouveau , après quoi l'origine de l'année vague .recommencerait à parcourir dans le même ordre le cercle des saisons. Cc' même tî*ansport a «icore lieu en restituant à l'année solaire sa longueur véritable, qui n'est pas précisément 365]^, ou en réduisant en décimales 365j,a5 , mais 3651,242^64, du moins à l'époque actuelle. Seulement le nombre d'années vagues qui donne tm retard total égal à une année solaire complète , n'est plus 1461 comme tout à l'heure^ mais i5o8; en effet, le retard partiel exact donné par chaque année vague étant 0,242264, si on le multiplie par i5o8, il tiendra pour produit 365j,334ix2, c'est-à-dire, un nombre entier de jours égal à celui d'une année solaire entière, plus une fraction presque égale à celle qui complète la durée exacte de cette même année. On voit ainsi que la période de 1461 années de 365 jours, ne donne pas un accord exact quand on l'applique à^Fannée tropique véritable ; mais elle devient juste si on l'applique à l'intervalle des retours consécutifs du lever héliaque de Syrius en Egypte , parce que cet intervalle était presque rigoureusement de 365J-J , àl'époque que M. Fourrier considère. Et aussi , c'est de cette manière qu'il l'emploie.

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