‹ Recherches sur plusieurs points de l'astronomie Égyptienne [microform]Chapitre 29 sur 34 · DU SOLEIL · texte numérisé non relu

DU SOLEIL

— i322,tiAH.

I JEn -h 1 39

Longitude du Soleil \ que du lever héliaque M ^V t^l' 9"

Rétrogradadon du g mobile , depuis chacun^ 22 ao 45

Somme, ou longitw ques, comptée de réqui» 16^ i' 54

Dénomination de la longitude Lion.

Pour se convairles yeux sur Tableau suivant, lellations du Lion et du Cance»ai de lySo,

ks étoiles de récHptIque situées à ce9 mêmes longitudes , et ce seront, celles parmi lesquelles k soleil se trouvait lors du lever héliaque d^ Syrius y aux trois époques, assignées.

Ces explications données on comprendra sans peine le tabkau ci -joint qui contient les résultats des. divers calculs que nous venons d'indiquer..

On voit que les étoiles de la consteUaticin du Lion, et celles de la coxisteUatioa du. Cancer se mêlent les unes parmi les autres ^ vers la longitude de qiKttce signes plus, onze ou douze degrés. Mais , eui deçà et au delà de cette limite commune y elles seséparent. Les longitudes moindres appartiennent à la constellation du Cancer , les plus grandes à celle du Lion. Or , la plus petite de nos trois longitudes calculées, qui est celle de Vannée + r39, appartient évidemment à ce^ diernièi;es : elle place donc encore le soleil dans le Lion. Ainsi il est bien certain que, pendant toute la durée embrassée par les deux périodes sothiaques antérieures à l'ère chrétienne, le soleil , au moment du lever héliaque de Syrius n'a point, comme M. Fourrier le suppose , successivement passé de la constellation du Liou à celle du Cancer; Il est resté constamment dans celle du Lion.. Et il ne s'est pas déplacé davantage parmi les signes mobiles ,, comme on peut le voir par la première ligne des longitudes qui est rapportée à l'éqviinoxe vernal de chaque époque; car il en résulte évidemment que, pendant toute la durée des deux périodes , le soleil , au moment du

a^O SUR LE ZODIAQUE CIRCULAIRE

lever héliaque de Syrius en Egypte, s*est toujours trouvé dans le signe du Cancer. Ce serait donc sa permanence et non son déplacement successif, soit dans les constellations , soit dans les signes, qui devrait être représentée sur les zodiaques égyptiens , si le mode de partage des douze signes y était déterminé d'après la^ position du soleil à la fin de l'année héliaque , ainsi que M. Fourrier Ta supposé : et alors , au lieu de commencer par des constellations différentes , comme M. Fourrier le suppose encore, ils devraient tous commençai: par la même ; car personne ne contestera que les époques qu'ils représentent tombent dans les limites de temps embrassées par les delix périodes que nous venons de calculer.

Si l'on avait quelques doutes sur l'exactitude des résultats numériques qui nous conduisent à ces conclusions , il serait très-facile de les vérifier avec une approximation suffisante, sans recommencer les calculs des trois levers héliaques , et sans recourir aux formules de la mécanique céleste pour calculer l'arc de précession correspondant à chacun d'eux. On n'aurait qu'à prendre dans Baimbridge, ou dans M. Ideler, ou dans quelqu'autre auteur, les longitudes du soleil aux instans des trois levers héliaques , longitudes qui se trouvent toujours rapportées à l'équinoxe mobile de chacune de ces époques , et Ton y ajouterait l'arc de précession calculé avec la valeur constante de 5o", par année; ce qui reviendrait à négliger seule-

DE DENDERA.H. Q^^

ment les inégalités séculaires de ce phénomène. Les nombres ainsi obtenus, différeraient très-peu de ceux que nous avons trouvés par des calculs plus précis, et ils conduiraient absolument aux mêmes conclusions. /

Le mode divers de partage des signes célestes >

dans les zodiaques rectangulaires de Denderah et d'Esné , n'est évidemment pas un résultat que l'on puisse exiger comme une déduction , et par (^,

conséquent comme une vérification nécessaire de f^

la construction que nous avons assignée au premier de ces monumens. Rien ne prouve , en effet , que les uns et les autres eussent la même destination , ni qu'ils dussent seulement exprimer des choses analogues; mais je signalerai cependant une relation singulière . qui existe, de fait, entre ce mode de partage et la direction azimutaie de Taxe longitudinal dés temples où les monumens sont sculptés.

Les trois temples ont leur façade extérieure te]

tournée vers la partie boréale de l'horizon, mais m-

leurs^axes longitudinaux ne sont point dirigés sui- ^^

vant la ligne méridienne. Les extrémités nord de ces axes , qui aboutissent aux portiques , dévient J|

toutes vers l'est. Pour le temple de Denderah , f\g^ ^ /^ Ci cette déviation est d'environ 1 7 degrés ; à Esné elle est de 46 ou 47 degrés pour le grand temple , et de 71 pour le petit temple situé un peu plus au nord.

Nous avons remarqué qu'à Denderah le zo-

M^in

24^ sua LE ZOBIAlQDE CrKCULAlRE

diaque circulaire était placé de maniée que la tige de lotus , sur. laquelle Syriiis toixrbe en.por sdtion astronomique, se trouvait ^ns l'axe lon*^ gitudinal du temple du coté du nord; nous avcms également reconnu que le solstice d'été tombant sur un cercle horaire plus occidental de 1 7 degrés , 9e. trouvait ainsi ramené sur la direction du vrai nord. Si donc, sur le monument ainsi cUsposé, l'on conçoit une ligne méridienne passant par son centré , cette ligne ira couper l'anneau zodiacal au nord siu* le Cancer , on plutôt sur l'emblème qui en tient la place , et au sud sur l-extrémîté de la l^étedsu Capricorne. Elle isolera ainsi du coté de l'ouest six signes et six signes du côté de Test. La série occidentale comprendra foute» ks eonsleli^ tions qui ^ à l'époque de la période diurne ^ue \t monument représente, ont traversé le méridien supérieur , et marchent ^ers le méridi^i infériem ; ce sont ceux que l'on appelle descendans. La série orientale, comprendra les six autres signes qui, au zaéme instant, marchent rers le méridien sitipé* rieur, et que Ton appelle pour cette raison ^atf<^^/^ dans. A la tête de la série descendante ^ le Lion qui va le premier traverser le méridi^i inférieur et rentrer dans la série orientale , à la suite du €an* cer qui l'y a immédiatement précédé. De même ^ à la tête de la série ascendante ou ori^itale est le Verseau qui va passer au méridien supérieur et rentrer dans la série occidentale , à la suite du Cah pricorne qui la teimine. Or , on peut remarquer

qtie ce mode Ae i

ctsément le même que présente le zotliaque rect-'

angulaire du portique; la série orieutale et ascen-y^ '^n

daste du zodiaque circulaire répondant à la série */^^*^-*<(fcfr~ qui entre dans le temple et qui se troin-r rnmpmrr^ri'v-* ^H-ag^' la baixde orientale, tandis que la ^ne occiden'-rtÂ^/x4^^ taie et descendante , répond à la série qui sort du /^ £,\^ * Pr \ temple , et qui est comprise dans la bande occi- -^ /'^^^p

dentale du zodiaque rectangulaire. ^^•T*'* ^***iJ

Transportons maintenant par la pensée, le zo- ^ ^^*/%«J g^ diaque circulaire de Denderah dans le petit 4»4L# (^jK* temple au nord d'Esné, dont la déviation orien-««,(\y Lr^ taie est de 71", et plaçons-le de même £sa voûte, Q^^%^ de façon que l'emblème de Syrius se trouve e**-^ l ^L

core sur l'axe loi^tudinal du temple du côté du^^^^l / // nord. Alors, si par le centre du médaillon, nous ft^^l^-^TLj concevons, comme tout à l'heure, une ligne n<^d tt^f^'itri vjj^ et sud , elle ne coupera plus l'anneau zodiacalt^ Pmi?i T i aux mêmes points à cause de la direction diffé- / ^jr

rente du temple; mais elle le partagera encore ™'Y«^J?*^l'teeti deux séries de six signes chacune; l'une oc- il**' ***%m^^'*cidentale et descendante, qui commencera par la ifojH^^^'JJf Viei^e et finira par te Verseau , l'autre ascen- ftl^i^ a*£L^ dante et orientale , qui commencera par les O ..\n t'-f\ii ^i poissons et finira parle Lion, dont la tête et vu-*

{^esque tout le corps auront déjà passé au méridien inférieur. Or ce mode de partage se trouve encore être le même que retrace le zodiaque rectangulaire sculpté sur le portique du temple ; et , comme à Denderah , la série des signes descen-

y ' ,J4^> 244 -•^'^X SUR IJB ZODIAQUE CIRCULAIRE

i\ -^ dans marche vers le temple, la série des signes

- ^ ^ ascendans se dispose à en sortir.^fifr • ;• Répétons enfin la même construction pour le .-* ' grand temple d'Eâné , dont la déviation orientale

i* est seulement de 46^? et plaçons-y toujours l'em- . i ^ blême de Syrius sur Taxe longitudinal du temple

*^ du côté du nord. Dans ce cas , si Ton conçoit , comme tout à l'heure , une ligne méridienne menée par le cercle du médaillon circulaire , ou trouvera qu'elle coupe l'anneau zodiacal du côté du nord '^ * au milieu de la poitrine du Lion , presque sur le ;f^..* cercle horaire de Régulus; en sorte qu'à la vé- ; . , . rite le premier signe entièrement descendant sera

encore la Vierge comme dans l'autre temple, ' "^ mais cependant on ne pourra pas considérer le Lion comme complètement pa^sé de l'autre côté f .. du méridien : il faudra donc le figurer comme étant à moitié oriental et à moitié occidental. Vers le sud , une pareille ambiguité n'existera point , et la ligne de partage passera encore entre le Verseau et les Poissons. Or c'est encore là précisément le mode de partage qu'offre le zodiaque rectangulaire sculpté sur le portique de ce temple ; seulement , par une particularité dont on ne saurait se rendre compte, si elle est réelle, le sens général de la marche des signes est contraire à celui des deux autres zodiaques ; et la situation des bandes est aussi renversée ; celle qui se compose des signes orientaux étant à, l'occident de l'autre. Il est vrai que Ton a seulement

DE ^NDERAH. ^l^S

une moitié de plafond de ce portique qui est la partie orientale, et peilt-eUMB la connaissance de l'autre donnerait-elle quelque lumière sur cette inversion; mais, quant au mode de partage des signes , il est lié avec la déviation du temple comme dans les deux autres zodiaques rectangulaires.

Le3 relations que nous venons de décrire peuvent également se vérifier , et même d'une manière encore plus intelligible, en se servant d'une «phère à pôles mobiles que l'on monte pour Té-poque de 700 ans avant l'ère chrétienne, et dont on place le pôle au zénith. Car, en orientant d'abord cette sphère de manière que le solstice, d'été se trouve au nord , si on la fait tourner ensuite autour de son axe vertical de manière à amener successivement Syrius dans les, trois directions assignées aux trois axes des trois temples ^ on verra à chaque fois que le plan du méridien supposé fixe 9 coupera la Sphère et les douze signes du zodiaque , conformément au mode de subdivision que les tableaux des portiques présenterrt.

J 'i gnore quel peut avoir été, le motif de ces rapports ; mais c'est assez qu'ils existent pour montrer que le partage différent du zodiaque dans ces trois monumens , n'est pas un signe de précession aussi certain ^ aussi caractéristique. qu'on l'avait voulu supposer , puisque, les teVdr^ ^^^ ^ / tions précédentes, et pmt-être bien d'autres en- /I ^ty^^^^^U core g fi peuvent donnep une raiso n su flisân t^. .ta. ^

haute antiquité que l'on attribuait aux zodiaques.

tfEsiïé, d'après j^dgrûtu^ que Ton accordaîtàce caractère, n*en est donc plus une con séque nce inévi t aT> le ; et ainsi la détermination de l'époque à laquelle ils ont été construits , pu^ ^ plutôt ce des phénomènes astronomiques qu'ils représentent^ se ooit tirer d'ailleurs que de cette ^ ppaent e nécessité. ' ^^if>^ / PhI^H^

Or , sans rien prononcer ^ur la nature du sujet ^^ue peuvent exprimer les zodiaques d'Esné , ce que l'on ne saurait faire que par conjecture puisque leur construction n'offre point de rapports gé ométriques qui puissent déceler avec précision l'intention dé leurs fauteurs, nous ferons remarquer dans les emblème^ astronomiques qu'ils Renferment, certaines particàlarités qui indiquent que l'état du ciel auquel ils $| rapportent , est , 'ou le même, ou du moins très^^éu différent de celui que représentent les zodiaq(j^s de Denderah. Le zodiaque du petit temple aufiîord d'Esné en offre surtout des preuves manifestes. Car, outre le petit Harpocrate sortant d'irôe fleur de lotus quî s'y trouve accompagner le BBélier comme dans les monumens de Denderah , etjqui semble par con- / séquent désigner de même Ja position de Féqui-

^^4%^; J dùrthu^^^^ XgrnaL dans cette constellation , l'on peut

^BQptarquer qu^ le médaîllè>h -^ des, sacrifices ^j

' ^ trouve , comme dans les premiers zoeiaques ,

placé entre le Verseau .^ et le Capricorne, par

éonséquent dans le même point de la période

a nnuell e. On v voit de même, soïis le Cancer,

SE DBBOXR&U.

un personnage d'une apparence supérieure aux Jt^^^^^^ autres, dont la tête est environnée d'étoiles , ^^m^ifj^

personnages

précisément diaque circulaire

ëercJte faoraire du Cancer , et que nous avons interprétés coixime désignant les diverses parties de la constellation du Navire , dilatées et séparées piar la nature de la projection. Mais ici , comme dans le zodiaque rectangulaire de Denderah , cette <lilatation n'a pas lieu ; et le chef da la constella* tîon, Canopus, a pu étreseul employé pour la lésignd^ Uontormément à la même analogie , le Sagittaire du .petit temple d'Ësné est également figuré avec une barque sous ses pieds^ emblème dont nqus avoois trouvé le sens dans les rapports de position qui existaient entre cette constellation ^ n -//^ ^t. celle du Navire à l'époque représentée sur les ^•*^yWfl| wdiaques de Dendi^ah. Enfin, la direction vxxèm^AfH ih^i^Y de ce petit temple correspond exact^nent à l'ob-' ^^^.^.^ijfe servation d u coucher de Syrius pour le même 4fet^^ ^{74^ temps . Le zodiaque: du grand temple d'Esné oflre ^i^j^^j^^É^ d^sm^ces moins nombreux de cette correspon- ,,7^^ jm^^ daiice ; et , en général , on peut remarquer que ^\ ^ ^ les emblèmes astrociomiques y semblent figurés ^^*^^^ ^^^ ^t disposés avee nioins d'intention ; mais ^^jï^v^ ^9^^^ trouve cependant un caractère saillant d'analogie ^^••^^^fcSt^ dans la figure d'un bomQie tenant à la main mie yi^^tj^^ fleur de lotus et porté sur le dos du Caprjéorne .^^/t f Car ce personnage , qui a ^aussi son correspon--

dant sur le zodiaque rectangulaire de Denderah , . se voit de même , et se voit porté sur le dos du Capricorne^ dans le zodiaque circulaire, où, à la vérité, il tient une légende hiéroglyphique au lieu d'iine fleur de lotus* Or nous avons trouvé que Fétoile marquée dans cette légende , fixe précisément le lieu astronomique du quadrilatère du Dauphin , lequel, à l'époque représentée sur le zodiaque circulaire, avait une relation de position extrêmement remarquable et importante avec le point équinoxial.^ Si donc une relation pareille existait aussi dans l'état du ciel que lés imonumens d'Esné représentent ; si le Sagittaire étant au méridien supérieur, le Navire se trouvait sous ses pieds ; si les parties principales de cette même constellation du Navire se trouvaient sur le cercle horaire du Cancer ; si les emblèmes religieux y répondaient aux mêmes temps de l'année; si enfin le Bélier s'y trouvait également désigné avec les caractères de l'équinoxe vernal; il faut incontestablement reconnaître que cet état du ciel appartient à la même époque céleste qpie représentent les zodiaques de Denderah, ou à une époque très-peu différente ; et cette conclusion qui concilie toutes les autres analogies de dessin , d'exécution, de lieu même, que ces monumens rassemblent , achève de faire évanouir le prestige de cette antiquité prodigieuse dont on les avait revêtus.

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