CH = C — CH? — CH? — C = CH
se préparent par ce procédé, les carbures éthyléniques
R — CH = CHE étant difficiles à obtenir.
(1) Thèses de la Faculté des Sciences, Paris, 1894. (?) Bull Soc. chim., 3° série, t, XIX, p. 112-114.
SIMTEs
Tiffeneau (1) a montré en 1903 qu’on pouvait facilement préparer l’allylbenzène C6 H5 — CH? — CH — CH? en condensant le bromure de phénylmagnésium avec le bromure ou liodure d’allyle. En 1904, Barbier et Grignard (2?) ont confirmé l'exactitude des recherches de Tiffeneau et ont appliqué cette même réaction à la préparation d’un autre carbure allylique, le méthyl-2-heptène-6
CHSN
cu) CH (CH?) — CH = CH?,
obtenu par condensation du bromure d’isoamylmagnésium avec le bromure d’allyle.
J’ai tenté de généraliser cette méthode qui permettrait, à partir des éthers halogénés R — Br, de passer au carbure éthylénique R — CH? — CH = CH? et d'obtenir ensuite le carbure acétylénique R — CH? — C = CH.
Mes recherches ont porté sur trois composés différents : le phénylpropine : C6 H5 — CH?— C = CH, le phénylbutine C5 H5— CH? — CH?— C = CH et l’isoheptine
Che CHr Cm C0
- Phénylpropine C6 H5 — CH?—C= CH. — Toutes les tentatives que J'ai faites pour préparer ce carbure sont restées, Jusqu'ici, sans résultat.
Le procédé indiqué par Tiffeneau permet de préparer l’allylbenzène avec un rendement de 60 à 65 pour 100. La transformation de ce carbure en son dérivé d’addition dibromé est facile. Le carbure et le brome sont dissous chacun dans leur poids de chloroforme. On mélange les deux solutions en faisant arriver lentement l’halogène dans le carbure. On arrive ainsi à fixer, très approximative-
(:) Bull Soc. chim., 3° série, t. XXIX, p. 1197. (?) Bull. Soc. chim., 3° série, t. XXXI, p. 84o,
ire
ment, la quantité théorique de brome. La majeure partie du chloroforme est chassée par distillation, un chauffage modéré dans le vide en sépare les dernières traces. Pour transformer en carbure acétylénique le composé dibromé ainsi obtenu, j’ai d’abord utilisé la solution alcoolique de potasse employée en léger excès d’après la technique, indiquée pour le phénylacétylène. J'ai obtenu un produit qui bout vers 70° sous 14m; il possède une odeur analogue à celle du phénylacétylène, mais plus forte et précipite les réactifs des carbures acétyléniques vrais, chlorure cuivreux ammoniacal et nitrate d'argent alcoolique. Cette propriété est éphémère, elle s’atiénue rapidement pour disparaître au bout de 2 ou 3 jours. Cette curieuse particularité n’apparüent à aucun autre carbure acétylénique connu.
J'ai recommencé la même préparation en employant la potasse sèche en poudre; le rendement est considérablement diminué et le produit obtenu est tout aussi instable, Je n’ai pu en pousser plus loin l'étude ; il m’a été impossible de le rectifier à la pression ordinaire car il s’est transformé vers 155° en une masse résineuse blonde.
Phénylbutine C6 H5 — CH? — CH — C = CH. — J'ai été plus heureux dans la préparation du phénylbutine vrai (1). Le produit qui m’a servi de matière première est le phénylbutylène w ou A; phénylbutène