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CHAPITRE IV

RECHERCHE DE LA CHOLESTÉRINE

C’est d’une époque toute récente que la présence presque générale de la cholestérine a été décëlée dans les corps gras végétaux extraits à l’acide de dissolvants,grâce surtout aux travaux de MM. Heckelet Fr.Schlagdenhauffen. Aussi je crois utile de rappeler brièvement l’historique de cette partie analytique.

La cholestérine animale, très répandue dans les liquides et les tissus de l’économie, a été découverte en 1775, par Conradi; Chevreul, en 1815, a caractérisé son espèce chimique et enfin M. Berthelot a défini sa fonction chimique.

Sa formule est C S2 H 44 O 2 ; elle fond à 145°, son pouvoir rotatoire est à gauche de : a„=('—32°).

D’autres variétés de cholestérine, ou plutôt d’isomères, ont été signalés dans le règne végétal. Je ne mentionnerai pas dans cette courte, bibliographie, une cholestérine particulière que M. Tanret a retiré de l’ergot de seigle ; j’en ferai plus loin l’objet d’une description particulière, lors de l’analyse de matières grasses provenant des champignons : celles-ci contenant un produit identique à celui de M. Tanret.

En 1878, Hesse fl) a extrait de la fève de Calabar une 1. Deutsch. chem. Gesellsch., 1878,p. 246, et Liebiçfs Ann. Chem, t. CCXi,

substance qu'il a appelée phytostérine, fondant à i 32°- 133° et ayant un pouvoir rotatoire de a D =(—32°5), elle est semblable à la cholestérine retirée des pois par Beneke et à la para cholestérine de Tteinke et Rodewald, extraite de l’QEthalium septicum.

M. A. Arnaud (1), en 1886, a montré que le produit isolé de la carotte par Husemann et appelé « hydrocarotine » n’est en réalité que de la cholestérine végétale.

En 1889, M. F, Marius Zuco (2) a retiré de la poudre de fleurs de Ghrysanthemum Ginerariæ folium une cholestérine spéciale de formule G 66 ll i8 0 2 , qui serait, par conséquent, un homologue supérieur de la cholestérine ordinaire.

Tous ces produits possèdent, comme la cholestérine animale, la réaction générale caractéristique suivante: une parcelle du produit en solution chloroformique, traitée par un égal volume d’acide sulfurique concentré, se colore en rouge sang, la coloration vire ensuite au bleu violacé ou verdâtre, surtout en présence du chlorure ferrique (3).

MM. Heckel et Schlagdenhauffen (4), frappés de l’analogie qui existe entre cette-réaction et celles que donnent certains corps au moyen des dissolvants, furent amenés à rechercher si ces phénomènesétaient dus à un même principe contenu dans ces corps. Leur hypothèse devint bientôt une réalité : ils retirèrent de plusieurs matières grasses d’origine végétale une substance cristallisée

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