Journ. de ■pharm. et de chimie (3); t. XXIX, p
4. Le nom d ’agaricine a été donné également : 1» à un alcali retiré de la fausse oronge que l’on avait encore appelé amanjtine (Leteliier), alcali, qui
considère comme une matière grasse particulière, se rapprochant de la cholestérine et fondant à 139°. Il la regarde comme identique à l’adipocire de Braconnot.
La même année, Lefort (1) signale aussi dans le champignon de couches une matière grasse butyreuse, jaune, fusible à 35°, soluble dans les alcalis. Exposée à l’air, elle se durcit et ne fond plus qu’à 60°.
En 1857, ce même chimiste (2) retire de la truffe comestible un produit gras demi solide, soluble dans les alcalis. Cette matière était très probablement formée d’acides gras libres, puisque Lefort retrouve, après décomposition de la solution alcaline par un acide, la graisse avec tous ses caractères et son même point de fusion. C’est ce qui lui a fait dire que cette graisse n’est pas saponifiable par les alcalis. Un autre fait vient confirmer cette hypothèse : c’est que pour extraire cette matière grasse, Lefort avait, au préalable, fait dessécher à l’air la truffe coupée en tranches minces et qu’il avait remarqué que, pendant la dessiccation, ce champignon prenait une odeur fétide et rance due, comme je le suppose, aux acides gras mis en liberté par une longue exposition à l’air du produit.
Boudier (3), en 1866, isole de 1 ’Amanita bulbosa (Bull.) une matière grasse, jaune soufre, soluble dans l’alcool concentré. Sa solution éthérée laisse déposer, par concentration de la liqueur, des cristaux jaunâtres que l’auteur croit identiques à l’Agaricine de Goblet et, peutêtre, à l’adipocire de Vauquelin. Boudier rapproche cette
li’ëst autre chose tjüb la hévHné 1 2îa Une sérié de régime insoluble dans l’éther, retirée du polyporus officinalis (Schoonbrodt).