TABLEAU DES CARACTÈRES DU DIPLOCOQUE NON CAPSULÉ
CARACTÈRES GÉNÉRAUX. — Diplocoque non capsulé, en 8 de chiffre.
Prend le Gram, se colore facilement par les différents réactifs.
Pousse mieux en milieux aérobies, qu’en anaérobies, et sur milieu solide que liquide.
Bouillon. — Trouble uniformément le bouillon, avec quelquefois formation d’une légère pellicule sur les bords du tube. Gélatine. — Ensemencé en strie, forme le long de la strieune
bande étroite blanche, peu saillante qui atteint deux millimètres. La gélatine n’est pas liquéfiée. Ensemencé en piqûre, forme, le long de sa piqûre, une ligne blanche, sans formation de clou.
Gélose. — Se présente en colonies rondes peu saillantes et d’une blancheur remarquable. Ensemencé en strie, il se développe sous la forme d’une traînée blanche. Quelquefois, de part et d'autre de la traînée blanche on trouve un vernis opalin qui forme bordure sans que cette apparence puisse être donnée comme caractéristique.
Lait.— Le lait est coagulé ; le caillot se rétracte ; il se forme un exsudat séreux, transparent.
Pomme de térre. — Le diplocoque forme un vernis opalin à la surface de la pomme de terre où il pousse mal.
Réaction biologique. — La souris inoculée avec les crachats est morte de septicémie à diplocoques én soixante heures.
Une seule fois, avec une culture, nous avons obtenu la mort de la souris.
Le lapin supporte sans souffrir les inoculations.
Ce tableau nous montre que le diplocoque non capsulé, outre ses caractères généraux, diffère dans les cultures des :
Staphylocoques, parce qu'il ne liquéfie jamais la gélatine, etc.
Streptocoques, parce qu’il donne-des colonies, sur milieux solides, rondes, blanches, de 2 à 3 millim. de diamètre ; ne donne pas de chaïnettes, parce qu'il ne donne pas d’érysipèle au lapin, etc. ;
Pneumocoques, parce qu’il pousse sur gélatine.
Ilestimpossible de le confondre avec le bacille de Friedlander dont la culture en clou est bien connue, ou avec le bacille de Pfeiffer (1), qui exige des conditions très spéciales de culture, que nous étudions plus loin.
(1) Au moment où nous avons fait ce travail, nous ne nous sommes pas préoccupé de rechercher systématiquement le bacille de Pfeiffer. Étant donnés les caractères des cultures de ce bacille dans les cultures rendues impures (Grassberger et Meunier), il nous semble probable que notre attention eût été dirigée de ce côté par l'examen de nos tubes, s’il avait existé des colonies géantes. ) GR:
HôPiTAL DES ENFANTS-MALADES, — LaBoRATOIRE DE M. LE P' GRANCHER