ARTE
Üne inoculation de un d:mi-centimètre cube dans le péritoine d'un cobaye de 390 grammes ne donna aucun résultat.
Si Bruschettini a tué le lapin par injection massive intradure-mérienne ou intrapéritonéale, Brose n'obtient par inoculation sous-cutanée que des nodules qui se résorbent plus ou moins rapidement,
e) RECHERCHES PERSONNELLES. — En présence de ces résultats,. nous avons faitavec nos échantillons un certain nombre d’expériences. Nous avons désiré utiliser le procédé du sac de collodion, mais nous avons appris qu'une série d'expériences dirigées dans ce sens par M. Dujardin-Beaumetz à l’Institut Pasteur ne lui avait donné aucun résultat.
Nous avons alors inoculé des lapins dans les veines de l'oreille avec des cultures pures. Nous n’avons obtenu aucun résultat constant. Par contre, un lapin inoculé avec un mélange de culture de cocco-bacille hémophile et d'une culture ancienne: du méningocoque que nous avons étudiée avec Thiercelin est mort en trois semaines de cachexie, et à l'autopsie nous n'avons ni sur lamelles ni par les cultures pu déceler la présence d’un microorganisme quelconque. Ce qui est important, c'est que contrairement à notre pensée, le bacille de Pfeiffer n'a pas réveillé la virulence du méningocoque.
Mais cette expérience nous conduisit à employer systématiquement les inoculations mixtes, ainsi que Grassberger avait utilisé les cultures mixtes. |
.Dans cet ordre d'idées, nous avons inoculé à la souris un mélange de cultures de pneumocoques et de bacilles de Pfeiffer. La souris est morte en vingt-quatre heures, de septicémie à: preumocoques, et ni sur lamelles ni en cultures, le sang du cœur n’a montréle cocco-bacille de Pfeiffer sans doute détruit dans l'organisme.
Le tube de culture inoculé est celui qui présentait les cultures vraiment mixtes que nous avons signalé à la Société de Biologie. , La poursuite de cette expérience nous a permis d'étudier un phénomène bien curieux. Si partant du même échantillon de
pneumocoque, on cultive en série parallèle une série de tubes contenant du pneumocoque pur et une série de tubes contenant du pneumocoque et du Pfeiffer (sur agar-hémoglobine), après quelques passages, la culture pure du pneumocoque ne se repique pas, tandis que la culture du pneumocoque mêlé au Pfeiffer se continue presque indéfiniment. Nous avons répété souvent cette expérience, elle a été toujours concluante et positive.
Il nous a semblé qu'il s'agissait là d’un effet favorisant du Pfeiffer sur le pneumocoque analogue au phénomène des cultures mixtes, qu'ont signalé Grassberger et Meunier,et que nous-même nous avons étudié et cette persistance de la vitalité du pneumocoque est peut-être une indication sur le rôle biologique du bacille de Pfeiffer.
Incapable dans les cas purs, en pathologie humaine, comme en expérimentation animale,sauf rares exceptions, de déterminer la mort, il ne l'amène dans un certain nombre de cas, qu’en maintenant l'existence du microbe d'infection secondaire, dont l'organisme triompherait s’il ne puisait dans la protectioa du bacille de Pfeiffer une force spéciale.
: Nous rapprocherons le fait suivant:
Dans un de nos cas, le streptocoque s'est présenté dans nos tubes de séparation de germes, en grosses colonies crémeuses, blanchâtres, analogues aux colonies ordinaires de staphylocoque blanc. Dès qu’il a été mis en culture pure,le streptocoque a repris son aspect caractéristique.
Des expériences d’inoculations soitau même point, soit en des points différents de l'organisme d’une culture de cocco-bacille de Pfeiffer et de toxines ne nous donnèrent pas de bons résultats.
Par contre, nous considérons l'expérience suivante comme donnant la formule biologique du cocco-bacille hémophile (r).
(1) On sait que Canrant (Zeitschrift für Hygiene, octobre 1896) a montré l’action spéciale de la toxine du cocco-bacille, sur le système nerveux, que Derivs et KoLLe ont donné des péritonites au cobaye, en inoculant dans le péritoine des doses considérables de culture faite dans un mélange de bouillon et de sang de pigeon défibriné (Zeitschrift für Hygiene, 1807).
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Le lapin inoculé dans le poumon avec un mélange de culturé de cocco-bacille hémophile, et d'une ancienne culture non virulente de staphylocoque doré, meurt de congestion pulmonaire, en général avec septicémie.
I y a là un moyen certain d'amener la mort de l’animal, et comme les autres inoculations ne donnent qu’une mortalité faible etirrégulière, nous espérons,en continuant nos recherches, arriver à immuniser le lapin contre le cocco-bacille hémophile.
Les tentatives de Delius et Kolle laissent en effet la voie ‘ouverte : ces auteurs Ont cherché à immuniser les cobayes en leur injectant des doses de plus en plus grandes de culture, ils ne sont arrivés qu'à augmenter la résistance à l’infection, sans obtenir une immunité spécifique puisque les cobayes immunisés contre d’autres microbes présentaient une résistance identique.