IV. — L'uNITÉ pu cocco-BACILLÉ HÉMOPHILE
La question de l'unité du bacille de Pfeiffer repose sur les recherches de plusieurs observateurs. Elle peut se diviser en deux chapitres distincts.
1° En étudiant la morphologie du bacille de l'influenza, Pfeiffer (1) décrit le pseudo-bacille de l’influenzaet Grassberger sépare les espèces A et B. :
2° En reprenant à l’Institut Pasteur les recherches sur ce bacille, Elmassian arrive à le cultiver sur des milieux additionnés de liquide organique sans hémoglobine et hésite à réunir au bacille de Pfeiffer le microorganisme étudié.
Dans nos recherches personnelles nous avons pu résoudre le premier problème, et l'analyse serrée des faits joints à quelques faits nouveaux nous permettra, je crois, de trancher la deuxième difficulté. |
a) RecnercHes DE PrEiFFER. — Dans le cours de ses recher-
.ches, Pfeiffer a noté qu’il ne trouvait le cocco-bacille que chez
(1) Pfeiffer depuis a renoncé à son idée du pseudo-bacille de l'influenza
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des malades aiteints ou convalescents de l'influenza. En l'ab- ‘sence de toute expérience concluante sur les animaux, ce fait avait entraîné sa conviction sur la nature spécifique du bacille.
Mais après la fin de l'épidémie de grippe, il a étudié une série de cas dont trois lui ont paru offrir un intérêt particulier.
Il s'agit de trois cas de broncho-pneumoônie qui ont amené la mort d'enfants atteints de diphtérie.
Dejà à l'examen macroscopique, Pfeiffer constata l’analogie des lésions observées avec les lésions grippales. Mais à Pexamen microscopique on trouve à côté de quelques bacilles diphté-
‘riques et d'un grand nombre de streptocoques, une quantité considérable de petits bacilles qui étaient TER en groupe dans le protoplasma des cellules de pus.
Ces petits bacilles ressemblaient par leur forme et leur difficulté à se colorer, presque absolument au véritable cocco-bacille, mais leurs dimensions étaient un peu plus grandes.
La culture accentua la ressemblance. Ils ne poussèrent que sur agar-sang et donnèrent des colonies qui reproduisaient jusqu’au moindre détail l'aspect des véritables colonies de bacilles de la grippe.”
Mais par un examen plus précis, l’auteur put constituer des différences et séparer le wrai et le pseudo-bacille de l'influenza Ces différences se sont surtout montrées sur des cultures de vingt-quatre heures faites sur agar-sang humain sur des lamelles faites autant que possible dans des conditions identiques ; le pseudo-bacille de l'influenza apparaissait dans toutes ses dimensions remarquablement plusgrandquele vraibacille de Pfeiffer. Il montrait en outre une tendance extraordinaire à former de longs filaments, tandis que dans les cultures témoins du vrai bacille, ces filaments étaient absents ou très rares. |
Ces différences ont paru constantes et tellement nettes que selon l'auteur allemand elles doivent frapper mé me un observateur superficiel.
Maïs cependant l'ensemble des caractères rapproche tellement les deux microbvs que Pfeiffer les considère comme les mem-