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bres d'un même groupe, et aussi rapprochés que les différentes formes du bacille virgule de Ko ch ou du bacille de Lôffler, qu'il considère que le pseudo-bacille peut avoir dans les broncho-pneumonies.et dans certaines affections un rôle tout à fait prépondérant, qu'il déclare que le diagnostic bactériologique des deux variétés, impossible à établir par frottis de lamelles ou par examen des coupes, nécessite l'emploi des cultures dans les conditions indiquées.
En somme, pour Pfeiffer, dans son mémoire de 1893, le pseudo-bacille de l'irnfuenza est une variété du bacille de l’influenza qui s’en sépare par des dimensions plus grandes et par la tendance à donner rapidement des formes involutives.
Il nous faut maintenant analyser un très intéressant mémoire de Grassberger, paru dans le Centralblatt für Bakteriologie, en mars 1898 et intitulé : « Sur la question des filaments dans les cultures du bacille de l’influenza. » +
b) RecHercHES DE GRASSBERGER. — Dans ce travail fort intéressant, Grassberger étudie certaines conditions favorables à la culture du bacille de Pfeiffer qui sont signalées à leur place. Il cherche surtout, comme nous l'avons indiqué, à séparer 1: bacille de Pfeiffer en deux espèces, les espèces A et B.
Tout d’abord Grassberger cite uncertain nombre de travaux faits sur la question.
Borchardta touvé dans un cas le pseudo-bacille de l’influenza et le considère comme une modification du véritable bacille.
Pielicke (Berliner klin. Wochensch., 1894, n° 23) a remarqué dans un cas des bacilles qui tout d’abord ressemblaient absolument au pseudo-bacille de l’influenza. Après trois semaines de culture, ces bacilles poussèrent avec les mêmes caractères macroscopiques,, mais sur lamelles leur taille était diminuée et ils avaient la petitesse du véritable bacille.
Dans une série de cinq cas étudiée par Pielicke, cet auteur trouve un bacille ayant des dimensions doubles de celles du vrai bacille, et une tendance considérable à la formation de filaments. Après une culture prolongée, Piclicke n'eut plus dans ses cul-
türes que des fornres courtes, typiques, analogues à la forme. normale décrite par Pfeiffer. | |
“ Ainsi Pielicke entrévit une partie de la solution du pro blème.
“Krüse (Flügge, Mikroorganismen, TI, p. 434) a retrouvé le pseudo-bacille de l’influenza et pense qu’il est pathogène pour les animaux et non pour l’homme.
Lindenthal attribue aux conditions de culture l'apparition des formes longues et l'augmentation de la grosseur. |
Delius et Kolle (Zeitschrift für Hygiene,märz 1897)attribuent ces filaments à la mauvaise qualité du milieu de culture. Nous verrons que nos recherches précisent ce point.
Grassbérger a fait ses recherches sur plus de 40 échantillons de bacilles de l’influenza retirés de cas où ce bacille était pur ou associé. Ses recherches ontété faites toujours dans des conditions semblables et identiques. Il a pu séparer deux espèces, l'espèce A et l'espèce B qui présentaient des particularités tout à fait différentes; l'espèce A vient d’un malade de 36 ans qui futatteint d’une bronchite grippale et guérit après vingt-cinq jours de maladie.
L'espèce B vient d’une malade qui présenta, au cours d'uné attaque de grippe, une pleurésie purulente à pneumocoques, derrière un foyer de broncho-pneumonie et une poussée d’endocardite aiguë. C'est cette espèce, disons-le immédiatement, que Grassberger sépare à cause de sa richesse en filaments dans les cultures. Cette richesse apparut après un séjour de vingtquatre heures à l'étuve des cultures mixtes, bien que, fait très important, sur frottis fait avec les organes, cette espèce B se présenta tout d’abord avec tous les caractères du bacille normal de l'influenza décrit par Pfeiffer et qui correspond à l’espèce À de Grassberger.
Cet auteur attache beaucoup d'importance à la différenciation des deux espèces qui ont gardé leurs caractères différentiels du début d'avril au commencement d'octobre 1897. Il a-employé sa méthode de culture mixte et s’est servi du milieu de Vogel,
Et
Dur. ere
LA
que nous avons décrit plus haut, et qui selon lui est très propre à la différenciation des espèces. Ce milieu fabriqué par le mélange à chaud de l'agar et de la solution d'hémoglobine est, en somme, un milieu d’agar-hématine,et dans nos recherches il nous a donné de très mauvais résultats.
Voici la description que fait Grassberger de ses deux espèces :
L'espèce A dans des cultures bien développées sur agar-sang donne au bout de vingt-quatre heures les figures typiques et classiques du bacille de l’influenza.
Dans une culture très importante on remarque quelques bacilles aussi courts que les autres, mais larges et épais.
Maïs presque tous les bacilles se colorent facilement et également, leurs extrémités sont arrondies. Seuls ces bacilles plus épais restent souvent moins colorés, quelques éléments sont plus colorés aux extrémités qu'en leur milieu, d’autres ont la forme ovalaire. On trouve de courts filaments qui atteignent au plus le triple de la longueur ordinaire et qui restent en petite quantité.
Après quarante-huit heures éclate l'inégalité de coloration des microbes dont les uns restent très pâles, d'autres se colorent d’une façon intensive:
Dans les vieilles cultures la différence de coloration d’un même bacille vient, comme on peut s’en assurer par les grossissements très puissants, de l'existence dans le bacille de points très colorés. Les filaments se multiplient, ils restent pourtant assez rares pour qu'on n’en trouve pas toujours dans le champ du microscope ; quelques-uns présentent des renflements soit à l’une de leurs extrémités, soit aux deux extrémités, soit au milieu même de l'élément.
Cette espèce A peut encore se repiquer après trois ou quatre jours en tubes d’agar-sang pur, après six Jours en: cultures mixtes, après dix jours sur le milieu de Vogel.
Quel que soit le moment du repiquage, même si on le fait près
, de la date de la mort, on ne constate pas l'apparition dans les
nouvelles cultures de filaments plus nombreux,