‹ Recherches Sur Quelques Has De Broncho-Pneumonie AiguëChapitre 25 sur 44 · TOR RE · texte numérisé non relu

TOR RE

‘« Une fois, dit Grassberger, j'ensemençai de l'agar-sang avec un tube de bouillon sang où une culture de bacille A, d’abord mise à l'étuve quarante-huit heures, vivait dans une armoire à la température ordinaire. J'obtins par ce repiquage des microbes qui gardaient tous les aspects de l'espèce A. F.

En résumé, l'éspèce À correspond au bacilletel qu’il est décrit par Pfeiffer. | ï

Quant à l’espèce B, elle s'en sépare par de notables différences. D'abord on trouvait dans les colonies géantes en grande quantité etquelquefois même presque exclusivement à côté des formes courtes typiques, des éléments ayant plus de trois fois leur longueur, souvent plus pâles, égaux en épaisseur.

Beaucoup de ces formes longues présentaient des extrémités effilées; sur les préparations colorées à la fuchsine on voyait souvent les pôles renflés en massue et dans le corps du microbe des ‘espaces ronds ou ovales non colorés.

Avec l’âge. les formes devenaient de -plus en plus anormales.

A égale distance des colonies de staphylocoques, il semblait qu’il y eût une égale quantité de filaments; mais Grassberger n'a pas pu étäblir une loi de rapport entre la distance qui séparait les colonies d'influenza de la colonie de staphylocoque et leur richesse en filaments.

Ici comme pour l'espèce À, du bacille de l'espèce B conservé un mois dans le bouillon sanglant fut repiqué sur agar-sang et donna les formes caractéristiques.

Mais nous enregistrons les deux phrases suivantes : « Il est à noter que souvent des préparations de colonies géantes de l’espèce B montrèrent sur lamelles des formes qu'on ne pouvait séparer de l'espèce A. (Les repiquages donnaient l'aspect typique (era)

Une Culture abondante sur agar de Vogel nous donna souvent dans les premières quarante-huit heures des formes identiques à celles de l'espèce A. » |

Comme conclusion, Grassberger déclare que l'espèce À est caractérisée par l'absence de tendance à la formation de formes

Sore

longues, tendance très puissante dans l'espèce B, mais quine se manifeste pas dans toutes les conditions, et, un peu plus loin, il déclare qu’il est parfois difficile de ranger un échantillon donné dans la série À ou B qui sont en somme les deux extrêmes d’une série interrompue.

N'est-ce pas avouer qu'il s’agit là d'une division purement schématique et d’une simple vue de l'esprit, ainsi qu'il résulte des exceptions indiquées par Grassberger lui-même, dont la dernière est la plus frappante.

Sars raison apparente, dit-il, sans variation du milieu de cul. ture un échantillon à formes courtes lui donna une fois des préparations à nombreux filaments (r).

c) RECHERCHES PERSONNELLES. — Nous repoussons quant à nous l’existence du « pseudo-bacille de l’influenza », et la constitution des espèces A et B à cause des résultats que nous avons obtenus dans nos cultures.

En effet, nous avons pu obtenir des formes courtes avec des échantillons à forme longue et inversement, sans que malheureusement nous ayons pu déterminer les causes de ces variations. Des ensemencements différents chez le même malade nous ont donné tantôt des formes courtes, tantôt des formes longues. Dans les cultures à formes longues, nous avions de très nombreuses formes d’involution et presque toujours il restait quelques éléments courts représentant la forme de Pfei ffer typique.

Entrons maintenant dans quelques détails. Dans notre cas n° 12, les poumons ensemencés donnent du Pfeiffer à forme courte, le sang du cœur donne du Pfeiffer à forme longue. Voici l'extrait de notre cahier de notes :

Mardi 4 juillet. Tube initial ensemencé avec le poumon. — Colonies de diplocoques lancéolés prenant le Gram, et colonies bleutées faites par un cocco-bacille, difficile à colorer et perdant le Gram.

+ (1) Dans une étude sur l'inftuenza sporadique, Lindenthal conclut comme nous.

V..I1 n'y a pas lieu de maintenir l'espèce « Pseudo-influenza bacillus ».

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