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qui se sont étendues en surface de façon a recouvrir toute la surface de la gélose d’une couche opalescente, ayant un aspect plus opaque que les cultures de bacille d'Eberth et une blancheur remarquable,
Une souris inoculée est morte en soixante heures.
En anaérobie et sur untube de bouillon on a trouvé, outre le diplocoque, un petit bacille long et étroit donnant aux cultures une odeur butyrique et qui n’a jamais poussé sur milieu aérobie.
La température a oscillé du 9 au 12 entre 39° le matin et 400,5 le soir. L'état général s’aggravait, la dyspnée allait jusqu’à l’orthopnée.
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L’albumine augmente dans l’urine devenue rare (400 grammes par jour). Le cœur, soutenu par la digitale bientôt suppléée par la caféine (1 gramme en potion), résistait, le pouls restait bien marqué.
Le 14 au soir, 409,#; puis la température baisse, mais le pouls est faible, irrégulier, l’état général ne correspond pas à la baisse légère : de la température. Les deux poumons restent remplis de râles sibilants et ronflants; la dyspnée est considérable, le cœur est irrégulier.
Malgré la baisse de la température et la limitation du foyer qui paraît se limiter et entrer en résolution, puisque souffles et râles fins disparaissent, l’état général s'aggrave, le pouls devient petit, filiforme.
Malgré la médication stimulante, caféine en injections hypodermiques, acétate d’'ammoniaque, ventouses répétées, la malade succombe asphyxiée le 17 novembre à 6 h. 1/2 du soir. Depuis le matin son état était désespéré.
Auropsie. — Le sang du cœur, le liquide céphalo-rachidien, le
foyer pulmonaire (incision au couteau flambé, prise avec une pipette et un fil de platine) ont été mis en culture aérobie et anaérobie.
Des morceaux des différents organes ont été mis dans l’alcool pour être examinés ultérieurement.
L'ouverture du corps présente une grande difficulté à cause de l'obésité considérable du sujet.
EXAMEN DES VISCÈRESs. — Foie. — 2,250 grammes. La face postérosupérieure est accoée au diaphragme. Un peu de périhépatite. La coupe est rouge-brun et ne présente pas d’aspect spécial, ni de congestion violente.
Poumons.— Poids,1,900.Face inférieure adhérente au diaphragme.
Poumon gauche très adhérent au niveau des côtes supérieures. Très congestionné dans son ensemble, mais il surnage aisément. Ni tubercules au sommet, ni foyers particuliers.
Poumon droit. Le sommet est très congestionné. Tout le lobe inférieur est transformé en un foyer de splénisation, donnant une coupe plane uniforme, ne laissant pas même voir les bronches. Aucun noyau purulent. Le bord antérieur est congestionné.
Cœur. — Très hypertrophié, 750 grammes. La valvule mitrale est scléreuse, opaque, sans végétations. 3
La valvule tricuspide est transparente et saine.
Rien à noter à l’orifice pulmonaire. Les coronaires sont perméables. L’aorte est saine, les sigmoïdes normales. La surcharge graisseuse est peu considérable.
Rate. — 400 grammes. Molle, diffluente.
Reins.— Capsule non adhérente, légère congestion, 250 grammes et 240 grammes.
L’utérus présente à son intérieur un petit polype inséré sur la paroi supérieure.
Le cerveau ne présente rien de particulier.
RÉSULTAT DES CULTURES. — Poumons. — Le suc pulmonaire a été ensemencé sur un tube de lait et un tube de bouillon, en anaérobies.
Dans le tube de lait, nous avons eu en culture pure le bacille anaérobie.
Dans le tube de bouillon nous avons obtenu un mélange du bacille anaérobie, de chaïînettes de streptocoques et de diplocoques. La séparation faite sur plaques aérobies nous a permis de séparer en cultures pures le diplocoque et un streptocoque.
Liquide céphalo-rachidien. — Le liquide a été ensemencé sur lait et bouillon {méthode anaérobie).
Dans ces deux tubes, nous avons trouvé le diplocoque et le streptocoque, que nous avons séparés sur gélose aérobie.
PUS à RTE
Le sang du cœur ensemencé sur lait (anaérobie) a donné un mélange de diplocoque, streptocoque et du bacille anaérobie, Le tube de bouillon a montré du streptocoque pur.
Le bacille a été repiqué sur deux tubes de lait. Un cobaye injecté avec une culture pure a guéri.
EXAMENS HISTOLOGIQUES. — Foie. — En quelques points, un peu de vésiculation graisseuse. Aucune trace de cirrhose.
Reins. — Peu de lésions cellulaires. Dansles capillaires, les coupes examinées par la méthode de Gram-Weigert ont montré des chainettes de streptocoques.
Poumons. — Coloration à la thionine, l’hématoxyline-éosine, la méthode de Weigert.
* Sur des coupes du foyer, on constate que les cloisons inter-alvéolaires sont conservées ; l’épithélium de revêtement a disparu. Les alvéoles sont remplis de cellules, quelques-unes polyédriques, la plus grande partie présentant les caractères des globules blancs, Ces globules sont:remplis de diplocoques. Il faut noter l’absence presque complète de réticulum fibrineux dans les alvéoles. Dans les autres observations nous retrouverons ce même caractère.
Cette malade a donc succombé à des lésions inflammatoires
pulmonaires, avec une double septicémie à streptocoque et à diplocoque. Notons que pendant la vie, il n'y avait dans le sang que le diplocoque lié à un bacille anérobie, que le streptocoque n'est donc ici intervenu que comme infection terminale.
En même temps nous observions dans notre salle des hommes un malade dont nous présentons l'observation résumée :
Os. II
A. T..., âgé de 65 ans, occupe à la salle Jenner le lit n° 49. Il est entré à la suite d’un frisson et d’un point de côté qui lui ont causé une gêne respiratoire considérable. Ce malade n'avait pas mangé suflisamment depuis six jours.
Le début de la maladie s’est fait le 2 novembre.
Dans la poitrine il présente des râles de bronchite généralisée; mais, les jours suivants, il se développe une broncho-pneumonie qui occupe les deux bases et le malade succombe asphyxié, le 15 novembre.
Pendant la vie nous avons trouvé dans les crachats le diplocoque.
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Une souris inoculée est morte de septicémie à diplocoques le troisième jour.
L'examen bactériologique nous a permis de retirer du sang du cœur le diplocoque et le streptocoque.
Mais sur les coupes du poumon (méthode de Weigert) il n’y avait que des chaînettes de streptocoques sans forme nette de diplocoques.
‘Ici aussi nous avons pu noter au point de vue histologique le peu d’abondance du réticulum fibrineux dans les alvéoles pulmonaires remplis de cellules lymphatiques. L’épithélium de revêtement des cloisons alvéolaires a disparu.
Les coupes du foie nous ont montré un an-
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giome vasculaire irrégulier présentant l’aspect histologique de l’angiome tel qu'il a été décrit par Gilbert et Hanot.
M. le Dr Gombault nous a fait remarquer que dans quelques mailles de cet angiome le sang apparaissait riche en globules Iymphatiques. ;
C’est là, la seule particularité de l’examen histologique des viscères.
L'observation suivante nous semble particulièrement intéressante parce qu’elle présente un cas de contagion hospitalière chez une malade entrée pour une aortite chronique. Cette malade valide a beaucoup aidé les infirmières à soigner la malade qui a succombé au n° 6 de la salle Laennec (obs. 1).
Voici l'observation résumée :
Os. III
M.R..., âgée de 56 ans, est dans la salle Laennec depuis près d’un an. Elle y est entrée pour une aortite chronique occasionnant de fréquents étourdissements.
En auscultant le cœur, dont la pointe bat dans le 6° espace intercostal, on entend un souffle systolique très intense à la base. Il n'y a aucun phénomène ni signe d'insuffisance aortique. Ajoutons que l’état général de la malade est satisfaisant et qu’elle présente une obésité moyenne.
Le 29 novembre, la malade se plaint d’être gênée pour respirer.
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