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Tancien droit ne connaissait pas la propriété sur la terre ^ Quand il rencontre le mot marca^ il le traduit par <c l'assemblée d'un village' », et il estime que la markgenmsen" schaft est c< le principe originel de la constitution germanique ' ».
M. Sumner Maine, dans ses belles et fortes études sur les institutions primitives, admet aussi comme chose démontrée que la nmrk était une communauté de village. M. de Laveleye, dans son histoire des formes primitives de la propriété, place au début de la Germanie la mark. Suivant lui, a le territoire commun du clan s'appelait i/iarA ou allmend; chaque famille avait droit à la jouissance temporaire d'une part dans chacune des divisions de la mark^. » M. Garsonnet dit que la mark est tout le territoire de la tribu et qu'elle lui appartient collectivement*.
En résumé, suivant ces auteurs, la marche ou terre commune existait à l'origine de la Germanie; c'est mémo dans ce vieux âge qu'elle avait le plus d'étendue, et la 7narche que nous retrouverons au douzième siècle ne serait qu'un reste de cette mark originelle et de cette vaste communauté.
Cette théorie doit être vérifiée. Si ingénieusement construite qu'elle soit, et malgré tout le talent qui y a été déployé, nous ne l'admettrons comme vraie que si elle est conforme aux documents.
Si nous cherchons dans les écrivains anciens ou chez les chroniqueurs des premiers siècles du moyen âge une phrase
1. R. Sohm, Reichs und GcrichU Verfassung, 1871, p. 117. Ici encore, je ne trouve aucune citation, aucun texte à l'appui.
2. R. Sohm, Procédure de la loi saliqtte, traduction Thcvenin, p. 40.