‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 108 sur 178 · Neugart. Codex diplom., I, n- 406, 28 i · texte numérisé non relu

Neugart. Codex diplom., I, n- 406, 28 i

de bornage d'an domaine du monastère de Bèze, fait en 815, et par trois fois les limites y sont appelées marcx^.

Or il ne faut pas croire que ce qui est appelé marca soit une large bande de terrain. Dans l'acte de bornage dont nous parlons, la marca est indiquée soit par des chemins, soit par le nom des propriétaires voisins. Dans un acte de 806, la ligne de limites entre deux grands domaines est formée ce par des pierres enfoncées en terre et par des arbres marqués'. )) Dans un acte de 819, la limite du domaine est tracée par le cours d'un ruisseau, une colline, ou une ligne de chênes portant des marques. Ce sont les arbores terminales de l'époque ancienne*. Ailleurs la limite, qui est appelée ambitm fundij est formée par « une voie étroite », un ruisseau, un sommet de colline, quelques tumuli^ le tout « bien marqué par des signes certains*. » Tels autres domaines sont bornés, d'un côté par un canal, de l'autre par la route, des deux autres côtés par des propriétaires voisins *. Il n'y a pas môme place pour un terrain inculte.

D'assez bonne heure la signification du mot marca s'étend. Par une pente fort naturelle, au lieu de signifier seulement la limite qui borne une propriété, il en vient à désigner la propriété elle-même. Nous avons un curieux exemple de cela dès le septième siècle.

Par un diplôme de 675, un roi mérovingien fait donation au monastère de Wissembourg d'un établissement thermal,

Page 1