Tradiiionet \Vix$emhurgennen, n" 178, p
visiblement un objet de propriété privée. Voici, en effet, ce qui est dit dans Tacte : « Dudo m'a fait cession de sa propriété située dans la villa Utretsheim, comprenant deux courtils avec constructions, 46 journaux de terre arable, les prés qui s'y rattachent, et la waldmarca que ses ancêtres et lui ont toujours eue comme dépendance de ces courtils. Je lui donne en échange, de ma propriété de ma villa Walestad, deux aires, 46 journaux de terre arable, des prés, et la waldmarca qui se rattache à ces champs, le tout en pleine propriété, de sorte qu'il ait le droit de le vendre, de le donner, d'en faire ce qu'il voudra*. » Voilà visiblement deux walduiark qui sont de simples bois, mais qui n'en sont pas moins propriété privée.
Dans plusieurs autres actes nous voyons qu'on vend ou qu'on donne une villa cum niarkis. Le texte ne marque pas clairement si ce mot désigne ici les limites de la villa ou s'il désigne des bois ou pAquis qui en dépendent. En tout cas, ces mark sont vendues ou données par un homme qui les possède en propre*.
Quelquefois aussi nous rencontrons le mot commarca, lequel n'est pas défmi. Mais la teneur de l'acte montre encore que c'est une terre de propriété privée. Deux frères donnent commarcam nostram^ et ils la donnent en propre'.
11 n'est pas jusqu'aux parties montueuses appelées Alpes^ qui ne puissent être un objet de propriété. Dans un acte de 803, Pricétus vend un herbage m AlpeSy et il le tenait d'hérilage de sa mère. Il le vend 4 solidij et il écrit que l'acheteur en aura la propriété à toujours et le droit d'en faire ce qu'il voudra*.