CRIMINELLE
La première chose à signaler ici est la contradiction qui parait d'abord entre les textes. Nous en avons cité plus haut* un grand nombre, tirés des historiens, qui montrent que la juridiction criminelle appartenait incontestablement aux comtes et aux autres fonctionnaires royaux. Nous allons en montrer d'autres, tirés des lois et des Formules, où ce sont visiblement les rachimbaurgs ou boni hommes qui décident et prononcent. Si l'esprit ne fait attention qu'aux premiers, il se persuade que le comte est le juge unique. S'il ne fait attention qu'aux seconds, il imagine que le comte n'est qu'un président de jury et qu^il exécute les arrêts qu'on lui dicle.