Lcx romana Wisigothorum, V
^. Ihid.^ V, 11. — Ùlnterpretalio qui accoinpafçnc ces articles de loi, et qui est Tœuvro de jurisconsultes de la (laule méridionale, donne à penser que le colonat, loin de s'êln* adouci, était dtrvenu plus rigoureux. Par exemple, le ferro ligari in scrvilem comlitioncm, (W. (loustantin, se transforme en in servilium redigaiur.
7). Vovï'Z VEpilome AUgidii et la Lex dicta Ulinensis ou Epitome S. Galli, dans rédilion H.Tnel en regard de la Lex romana Winigothonim.
Burgondes signale plusieurs fois le colon. Elle l'appelle des mêmes mots qui avaient été le plus usités au temps de Tempire, originarius ou colonm. Elle le place à côté de l'esclave, $ervusj mais en le distinguant toujours de lui \ Elle montre que les Burgondes, aussi bien que les indigènes, avaient des colons sur leurs terres '. Elle marque aussi que, parmi ces . colons, il se trouvait des hommes de race barbare '. Notons que les rois Burgondes, auteurs de ce Code, ne font aucune loi nouvelle sur le colonat ; ils en parlent seulement comme d'une chose existante et qu'ils maintiennent. Il ne s'agit pas ici d'un colonat nouveau ; c'est l'ancien colonat qui subsiste.
Il en est de même chez les Ostrogoths. VÉdit de Théodoric mentionne plusieurs fois le colon, qui est appelé indifféremment co/onws ou oriV/mrtnM« *, et qui tient place entre l'homme pleinement libre et l'esclave*. Il rappelle et maintient les règles romaines, celle qui interdisait à un propriétaire de prendre chez lui le colon d'un autre*, celle qui fixait la prescription pour la femme colone à vingt ans', celle qui prononçait qu'en cas de mariage entre colons de
1 . Lex fiurgumlhnum, VU : « Non coin|)(^llatiir dominus sacraiiionta pra^lierc Dcque pn) sorvo noquc pm orif(iiiario; sod cuiii criiiion ohjVdiiiii fucrit, sou MTvisoucoloni.... » Le mpprocboiiiont de ces deux luemhrcs de phrase montre bien que colonus est synonyme de originarius. — Ihid, : u Dominus eujus servus est aut e(»lonus. » — Ibid.^ XXI, 1 : u Si quis, inconsulto domino, originario aut servo solidos ronnnodaverit. » — Ibid.^ XXXIX : « Si, ineonscio domino, i^^notus veniens ab aetore aut eolono reeeptus fuerit. »
S. Ibid.y XXXVIII, 10 : <( Quoi! de Burgundionum et Romanorum (unuium colonis pneeipimus eustodiri. »
5. Ibid.^ XVII, 5 : « Romanus inj^enuus qui eausam eum barban) habuerit, aut domiuum (barbari) admoneat aut actorem. Et si aetor itei-ato admonitus ad eausam dieendam pro ori^iuario sihi eonuuisso non ven(>rit, eenlum fustes aecipiat. » On voit dans <'e |)assii!e que Hionnne qui est appelé barbarus dans la prenn'ère phi'ase est apiN'Ii' originarius dans ta secondt*. (l'est un eoloii, et il est S4»uuiis il Vactor^ e'esIsHJire à l\»sclave d»» (-(Uifiauce «pii j^ère la propriété du maître.
A. Kdictum Theodorici, 21, 22,48, 101, 121, 1 iO, Ii8.