‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 5 sur 178 · Horace, ÊpUres^ I, xiv · texte numérisé non relu

Horace, ÊpUres^ I, xiv

(t ....babitalum quinque focis et Quinque bonos solitum Variam dimillere patres. »

Columclle décrit en traits assez nets la condilion du fermier. Il le montre payant un fermage en argent, et il ajoute ce détail significatif qu'il y a des jours fixés pour le payement, dies peouni(irum\ Pline le Jeune dit, dans une de ses lettres, qu'il a l'habitude de louer ses terres j>arbaux de cinq ans*. Enfin les jurisconsultes dont les fragments sont au Diyeste montrent maintes fois un homme qu'ils appellent indifféremment colonns ou œndudory et qui est toujours un fermier par location'.

Voilà donc visiblement un cultivateur libre, et le droit romain garantit sa liberté. Un tel homme n'est nullement enchaîné au sol, si ce n'est par un contrat volontaire et pour un temps court. Ce contrat ne le subordonne en aucune façon au propriétaire. Il a contracté avec lui sur un pied d'égalité. Il n'est ni un serviteur ni un sujet du maître du sol. « Notre fermier, dit un jurisconsulte, n'est pas en notre puissance*. » Entré libre sur la terre, il en sortira libre. Il est, par là, tout le contraire de ce que sera le colon du quatrième siècle.

Regardons cependant avec plus d*atlenlion ces dispositions du droit romain, nous y remarquerons un point obscur et une sorte de lacune, par où il ne serait pas impossible ([ue les pratiques du colonat se fussent introduites. Une des règles que le droit romain impose au contrat de louage est de contenir l'énoncé d'un prix certain. Si le prix n'est pas déterminé et fixé d'avance, il n'y a pas louage; les jurisconsultes le disent expressément*. On peut même observer

i. CdluiiiolK*, De re rwtlica, I, 7.

S. Pliur, Lelirea, \, K, (>dit. Keil (24 daus «raiilivs rdilioiis) ; cf. IX, 37.

5. Sur la syiiuiiymie d«' colonu* vi ilc conduclor à l^'•|H>c(U(^ des juriscunsiillrs du Ditjeste, voy«»/ |Il|iù'ii, au Digeste, MX, *i, \\ H lU; l*aul, i7»/</., XIX, 2, 2i; (iaïus, ibid., \l\, "2, 2.*»: Julieu, ibid., XIX, *2, 5^2. tiuuiparez unt^ loi do. *1*H au Code JunUnirn, IV, (ià, 'il.

■i. (îaïus, Inxtituie», IV, l.*)5 : « r^duuu.s uostro juri Mihjt'clus mm (*sL »

o. Gains, ihid,, III, \M : n l.(N*alio et roudurtio, iiisi nii'i'Cfs oorta statula sit, uuu vidctur coiilralii. » — (iauis, au Ditjeite, XIX, ^. ^r» : « Si uictres prinmJKsa sit fîoueraliU'r, aliiMin arlntrin, luraliuct mndurliu coutrahi ntuMiiIctur... Si uou |K)tutM-it nii*rn'.l«>in deliuirr, tune |iro iiiliilu osi* rouductiouiMU, qua>i nulla nierc(*df* statula. •> — Ihid,^ ^2, )i : » Loratiu couduclio roulraliilur si de iiioraHlo cou\iMicril. » — Ihid.^ WXIX, 5, (» : <• i|ui uieix'i'do couduxcrat. w —

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