Ibid., VI, 2; VII, 2; XI
(i. Polyptyque de Saint- Amand, à la siiilc dr^ Prolcgomcncs, p. y2.*>. 7. Polyptyque dlrminoUy XIV, 22.
LE GOLONÂT APRÈS L*EHPIRK. 181
maines dans l'année où il sera exempt, celle de Noël, celle de Pâques et celle des Rogations*. Waltbert, colon qui tient un manse, doit, au temps de la vendange, quinze jours en se nourrissant à ses frais; le propriétaire pourra exiger de lui des journées supplémentaires, mais en lui fournissant le pain *.
Le plus souvent, les redevances du colon consistent partie en argent, partie en fournitures, et partie en labours ou ser* vices divers sur la terre dominicale. Un colon qui tient environ 6 bonniers de terre, paye annuellement 10 deniers, fournit 3 poulets et 15 œufs, laboure une bande de champ et travaille pour le propriétaire un jour par semaine'. Hildegaire paye chaque année 3 sous d'argent et doit la culture de 6 perches^. Un autre qui tient 12 bonniers, doit, sans parler de l'impôt de guerre, labourer 6 perches, faucher 2 perches, travailler trois jours par semaine, et faire deux charrois dans l'année ^ Dans le domaine de Mariacum, où les redevances sont uniformes pour tous, chaque colon fournit 5 mesures d'avoine, 4 setiers de fèves, quelques poulets, de la moutarde; en outre, il fait des travaux sur la terre dominicale, et il y sème 2 boisseaux de son grain*. Dans un domaine de l'abbaye de Saint-Remi, chaque manse de colon doit un boisseau et demi de froment, 2 mesures de bois, 250 lattes, et il fournit des charrois pour porter au monastère le blé, le foin et le vin\ Un colon qui occupe plus de 16 bonniers de terre, en champs, vignes et prés, fait le labour de 4 perches en blé d'hiver, de 2 perches en blé de mars, et la façon d'un arpent de vigne; il fournit quelques poulets; il doit trois journées par semaine, dont deux de corvée et une de main-d'œuvre ; enûn il fait les
1. Polyptyque de Saint-Maur, à la suite du Polyptyque dlrminonj p. 285.