Polyptyque de SairU-Remi, XIII
182 LE GOLONâT ROMAIN.
charrois ce où on les lui commande^ )>. Un autre laboure 6 perches et doit chaque semaine trois corvées'. Les trentedeux colons deTasiacus doivent chacun 2 deniers en échange des charrois, labourent 2 arpents, font neuf corvées dans l'année, fournissent 12 boisseaux d'épaulre, la dime de leur vin, et quelques charretées de bois'.
Il arrive quelquefois que l'étendue des travaux et le nombre des journées ducs au propriétaiie ne sont pas déterminés. Le colon Hairmund doit les corvées, mains-d'œuvre et tailles d'arbres « aussi souvent qu'on lui ordonne* ». Un autre, pour une lenure de 11 bonniers, cultive 6 perches, doit une journée par an pour curer les fossés, et toutes corvées, mains-d'œuvre et tailles d'arbres <c à réquisition*^ ».
Les travaux qui sont stipulés pour les colons, sont de toute nature. L'un fait la chaux ; l'autre fait la bière ; tel autre doit curer les fossés, enclore les jardins ou les cours, enlever les fumiers. Celui-ci est tenu à fabriquer chaque année un certain nombre de douves et de cercles pour les tonneaux; celui-là doit faire des voliges et des bardeaux pour réparer les toitures du dominicum. Tout est prévu et réglé. IjC colon fera cinquante voliges, s'il fournit luimême le bois, et cent, si on le lui donne \
Voilà donc la plus grande diversité. Au fond, on reconnaît sous cette diversité inGnie un principe général et constant, c'est que les colons doivent cultiver la terre que le propriétaire s'est réservée, et entretenir ses bâtiments. Telle est leur obligation principale. Ils payent le propriétaire moins en argent qu'en travail. Si celui-ci tire d'eux quelques deniers et quelques fournitures : ce qu'il leur demande avant tout, c'est de cultiver sa propre terre. Ils s'acquittent du fermage de leurs tenures en labourant la terre dominicale,