Ibid. : e Suam quisque sedem, suos |)enates régit
ESCLWES ET AFFRANCHIS. SOQ
double idée, d'abord celle d'une famille régulière, ensuite colle d'un domicile fixe. Tacite n'aurait jamais dit d'un esclave romain qu'il eût des pénates à lui. Non seulement le serf germain a ses pénates, c'est-à-dire son domicile et son ménage, mais encore il y est le maître, suos penate$ régit. Celte expression si nette prouve assez que Tacite a en vue une condition sociale dont l'indépendance et la sécurité l'étonnent. Les obligations de cet homme se bornent à donner une partie de sa récolte, c'est-à-dire une redevance on blé, en bétail, en peaux de bète ou en lin. Ses devoirs et son obéissance ne vont pas plus loin^
Pourtant cet homme est un véritable esclave; deux fois, Tacite l'appelle servvs. Celui à qui il paye sa redevance est son maître, dominus. Il y a là une véritable servitude.