H. LES AFFRANCHIS
Au-dessus des esclaves, il existait chez les Germains une classe d'affranchis. Tacite, dîins son livre si court, ne nous dit pas comment l'affranchissement était pratiqué, quelles formalités y étaient requises, quels droits il conférait à l'affranchi, quels droits il laissait au maître*. Telle est la nature des préoccupations de l'écrivain romain que, des que le mot d'affranchi s'est présenté sous sa plume, sa pensée se détourne de la Germanie et se porte vers Rome. Il songe tout de suite à ces affranchis qui gouvernent la maison de leurs patrons, ou qui, plus riches qu'eux, les dédaignent et les insultent'. Il songe aussi à ces affranchis des Césars qui sont des personnages puissants et qui ont dans les mains toute l'administration de l'empire*. Au
1. Tacite, Germanie, 25 : a Fruincnti modum dominus aut pecoris aut vcstis injungil et serviis hactenus parct. »
2. Un indice de l'un des anciens rites de raffranchissement nous a étc conservé par Paul Diacre, Historia Langobardomm^ I, 13: « More <olito per sagilUim iminurmurantes quaîdain palria verba. o