‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 77 sur 178 · Ibid, : « Exquisitius · texte numérisé non relu

Ibid, : « Exquisitius

3. Ibid, : a Eligiiut feras et detmcta velamina spargunt inaculis pellibusquc bclluaruni quas eiterior Ocoauus 'dU\\w. ignotuiii marc gignil. »

4. » Femiux sa?[)ius lincis ainictibus vclanltir, eosipie pur[)ura variant, o

5. Dans Tacite, le inmte ptTsonnel ne s*appclle jamais nobilitas; il s'apitellc decus ou virtws,

i). Tacile, ibid.^ 11 : « Rox vel princops, proutstas cuiquc, pruut nobilitas, proul decus beiioruiu, prout facundia est, audiuntur. »

énumérés; parmi eux est la noblesse, bien distincle des autres mérites et qui ne peut cire ici que la noblesse du sang.

Au chapitre 7, nous voyons que les Germains « prennent Jours rois d'après la noblesse^ leurs chefs de guerre d'après le mérite. » Ici le mot nobititas s'oppose au mot virtus comme la naissance s'oppose au mérite personnel*.

Tacite parlant des Bataves, dit que, chez eux, ce sont les plus nobles qui ont les commandements militaires \ Ailleurs il parle d'un Germain qui n'a aucun mérite personnel, mais qui « est distingué par l'éclat de sa naissance' ». Un autre historien nous dit qu'Arminius était « noble de naissance*. »

Voici qui est encore plus significatif. Au chapitre 13, Tacite décrit la cérémonie par laquelle le jeune homme passe de la classe des enfants dans celle des citoyens et des guerriers. En présence de tous, son père ou l'un des chefs lui remet le bouclier et la framée ; « c'est commela toge virile dont on revêt le jeune Romain. » Mais ce jeune Germain, qui entre dès lors dans la classe des guerriers, quel rang vat-il prendre parmi eux? Est-ce le dernier rang comme cela aurait lieu dans une société démocratique? Nullement. « Une noblesse marquante ou les grands services des ancêtres assignent immédiatement à de tout jeunes gens le rang -de chef. » La noblesse et les privilèges qu'elle donne sont ici bien visibles*.

i . Tacite, Germanie, 7 : « Reges ex nobilitatc, duces ex virtute sumunt. »

2. Tacite, HistoireSj IV, 12: « Cohortes, vetere instituto, nobilissimi popularium rogebant. »

3. Ibid., IV, 15 : (( Erat in Caoninefatibus stolidas audaciae Brinno claritale natalium iosigni. » — Remarquez que claritas tiatalium est justement rexpressioD romaine pour désigner la noblesse de naissance. Homo tiatalibu* clarus, femina natalihus clara sont des termes consacrés dans la langue de Tarislocralie. II est curieux que Tacite appli(ine Texpression à un Germain.

4. Velléius. II, 118 : « Arminius génère nobilis. » — Cf. Germanie, 18 : « Ob nobilitilem plurimis nuptiis ambiuntur. »

5. Tacite, Germanie, 13 : (( Insignis nobilitas aut magna patmm merit;i principis dignationem etiam adolescentulis assignant. » Plusieurs des meilleurs manuscrits, le Pontanus de Leyde et le Vaticanus d"* 1862 portent dignitalem et

Ailleurs, Tacite parle ce de la jeune noblesse » et il signale l'humeur particulière de celte classe *. Ce qui est plus clair encore, c'est le passage où il dit que chez plusieurs peuples germains la faveur des rois peut élever un simple affranchi non seulement au-dessus des hommes libres, mais même au-dessus des nobles, et super iiigenuos et mper nobiles. On ne saurait marquer plus nettement la distinction des classes*.

Nous voyons dans un chapitre des Annales que, parmi les femmes faites prisonnières après un combat, il s'en trouvait plusieurs « de noble famille' ». Ailleurs, Tacite nous montre les Chérusques embarrassés pour le choix d'un roi, « parce que leur noblesse avait été détruite dans une guerre civile*». Us en sont réduits à appeler à régner un des leurs qui vivait à Rome et qui avait été jusque-là fort obscur, mais qui « dépassait tous les autres par sa noblesse ' ».

Dans plusieurs passages Thistorien latin désigne la classe supérieure par le terme proceres ou primores*. Quant à la classe inférieure, s'il la compare aux affranchis qui sont

non pas dignationem. D'ailleurs, le mot dignatio était souvent employé comme synonyme de dignilas et avec le sens de rang. Tite Live,- n, 16 : « Âppius in principum dignationem pervenit. » Autres exemples dans Yelléius, II, 59 et 60, et dans Tacite, Annales, IV, 52; XIII. 20 et 42; Hisloires, l 52; liï. 80. C'est dans ce sens que Burnouf interpK'te le mot dignationem dans le passage que nous citons. — M. Geffroy (Rome et les Barbares, p. 178) l'interprète autrement; il traduit dignationem principis par « le choix que fait le chef ». M. Garsonnet, p. 52, traduit « la faveur du prince d. II ne nous semble pas que dignatio puisse avoir cette signification. On ne trouve jamais en latin Jtgnatio alicujus signifiant le choix que quelqu'un fait. — Remarquez d'ailleurs l'expression etiam adolescenlulis ; etiam marque un contraste. Il n*y aurait pas contraste à ce que le chef choisit pour compagnons même des jeunes gens ; mais il y a contraste à ce que de « tout jeunes gens » obtiennent d'emblée le rang de chef. Enfin, la question me parait tranchée si on lit digniiatem, comme dans deux des trois meilleurs manuscrits.

1. Tacite, Germanie, 14 : <( plerique nobilium adolescontium. »

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