‹ Recherches sur quelques problèmes d'histoireChapitre 83 sur 178 · tf Antc hoc, doinus pars vidcntur, nnox reipublics. r · texte numérisé non relu

tf Antc hoc, doinus pars vidcntur, nnox reipublics. r

Germain, plus que ce Romain, cesse de faire partie de la famille; il n'écrit pas desinit esse pars domus. La théorie qu'on a établie sur ce chapitre est tout à fait hypothétique. La vérité est que Tacite ne montre ni que le fils restât soumis au père à tout âge ni qu'il fût émancipé à seize ans'. Il est admis que l'autorité du chef de famille, qui s'était appelée manm dans la vieille langue des Romains, s'appelait mund dans celle des Germains. Nous retrouvons ce terme dans les textes postérieurs sous la forme à peine latinisée de mundium ou mundeburdis. Le sens du mot s'aperçoit aux emplois divers qu'on en fait. Il s'appliquait également au pouvoir du mari sur la femme*, du père sur l'enfant', du tuteur sur le pupille*, du maître sur l'esclave', du patron sur l'affranchi •. Il est remarquable que toutes ces sortes d'autorité, qui, aux yeux des modernes, sont si différentes, fussent désignées chez les Germains par un même terme, comme si, à leurs yeux, elles étaient d'unemôme nature. Le immdium était toute autorité qui n'élait pas l'autorité publique. Il était le pouvoir domestique dans toute son étendue et dans ses applications diverses''.

i . Il n*y a rien h lirer, sur ce point, des documents postérieurs. Il est clair que ce pouvoir absolu sur le fils, s'il existait dans Tancienne constitution do la famille germaine, est une des premières choses qui aient dû disparaître au milieu des dcsordi^s, de Tétat de guerre, et des invasions.

2. Lex Langobardorum, Rolharis, 195 et 205; Liutprand, 57 et 120.

3. Lex RipuariOt XXXV, 3 : a Gliam de mundeb'urde parentum. n — Sur le mundium pliorum, voyez une curieuse disposition de la Loi des Alamans tit. 51,Pertz,in, p. 62 et 168.

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