OBSERVATION V
Le 28 janvier 1927, entre dans le service Ch...., âgé de 24 ans, cordonnier, pesant 60 kilogr., qui présente à la suite d’une angine une néphrite aiguë typique. Odèmes généralisés, oligurie très marquée, asthénie, troubles digestifs. Il est mis immédiatement à la diète hydrique pendant un jour. 300 cmc. d'urine bouillon sale par vingt-quatre heures contiennent 2 gr. d’albumine, des cylindres hyalins et granuleux, mais pas d’hématies.
Le lendemain, saignée. Tension artérielle: 125-80. Avec le sérum du sang prélevé, les mesures suivantes sont obtenues :
UrÉe NE CR ARR TNA DIRE 3 gr.
Chlore du plasma.............. 5,04 Chlore globulaire . ............. 2 Conductivité enr ee 0,0113 Coefficient de dissociation . ..... 85 p. 100 Densité het rIUR PRE 1,020 Indice de réfraction ........... 1,348 !
Indice réfractométrique ........ 6772; MISCOSETE PA ETES a AISNE une 1,50 Abaissement cryoscopique ...... 0,538 Globules rouges ............... 3.200.000
Puis huit jours de régime lacté, au bout desquels crise de diurèse ; albuminurie aux taux de 1 gr. et très peu de cylindres. Quinze jours plus tard, les œdèmes ont complètement disparu ; ni cylindres ni albumine dans les urines. Tension artérielle: 120-80. Poids: 57 kilogr. On fait alors les mesures suivantes :
Urée HER RE RATE ER O gr. 32 Chlore du plasma .............. 5
Chlore globulaire . ............. ?
Conductivité: 2 users tn 0,009 Coefficient de dissociation . ..... 54 P. 100
1 Il faut faire la différence entre l'indice de réfraction, qui exprime une mesure déterminée par une méthode de réflexion totale, et l'indice véfractométrique qui traduit plus spécialement la concentration en albumine du plasma (thèse Vaucher). Les deux indices expriment du reste, chacun à leur manière, la mesure du même phénomène.
DORE RER ANA ARR AT AN STE 1,019 Indice de réfraction À ......... 1,351 Indice réfractométrique ........ 79 V'ASCOST LOU RSR ET ANS 1,85 Abaissement cryoscopique ...... ?
Globules rouges ............... 5.200.000
1° Au stade aigu de la maladie, il y a eu une élévation importante de l’urée sanguine, d’ailleurs masquée par l'hydrémie.
2° Le CI plasmatique semble avoir eu une valeur normale ; mais la coexistence d’hydrémie autorise à dire qu’en fait il y a eu une rétention masquée de CL:
3° La valeur du C1 globuiaire a été normale (sa mesure fut pratiquée sur des globules déplasmatisés et par conséquent n’a pu être modifiée par l’hydrémie).
4° Au stade de népbrite aiguë, la dissociation et la conductivité ont été élevées ; on peut admettre, semblet-il, que dans ce cas l'intensité des phénomènes morbides ait été en rapport avec la forte dissociation des électrolytes.
5° Le A a été assez élevé: 0,58 (normale: 0,55 à 0,56). :
6° Après la fin de la crise aiguë, l’urée et le CI ont repris leurs valeurs régulières, ainsi que « et À; l’hydrémie avait en effet disparu. Ces phénomènes peuvent être reliés à un remaniement des protéines dont témoignent les variations de la viscosité et de l'indice de réfraction.
7° La forte dissociation électrolytique du début peut s'expliquer par l’hydrémie.
8° L'évolution de la maladie n’a eu aucune influence sur la tension artérielle. Celle-ci en particulier
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n'a pas subi de variations en rapport avec celles de la viscosité.
9° Au début, il n’y a pas eu de régulation de la pression osmotique comme il y en eut dans l'observation IV.
Notre sixième observation étudie le cas d’une néphrite subaiguë à début subit, qui entra dans notre service après la disparition des accidents, tandis que persistait l’albuminurie.