‹ Recherches sur quelques propriétés physico-chimiques du sangChapitre 19 sur 25 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Homme de 64 ans, sans antécédents particuliers. À 62 ans, hémiplégie gauche, passée rapidement à l’état spasmodique. Entre à la clinique médicale A pour céphalées et fatigue le 28 janvier 1929. Le malade est soumis à un régime lactovégétarien depuis son entrée à l’hôpital.

Le 8 février, on fait les mesures suivantes :

tension artérielle............... 180-105 indice réfractométrique ........ 84

UTÉS AU SANDER CEE 0,62 Chlore plasmatique . .........., 3 gr. 57 Chiore slobulaire 7.205000 I gr. 92 Réserve alcaline "7. Nero 54 Conductivité ea eee lee 0,0065 Degré de dissociation .......... 06 NAIBCOSRÉ AT Nas annees nine 1,7

abaissement cryoscopique ...... 0,59

Le 16 février, on refait les mêmes mesures :

tension artérielle............... 175-105 indice réfractométrique ........ 81

urée du/Sang 4 tee. AS 0,60 Chlore plasmatique . ........... 3 gr. 59 Ghlore rlobulaire ee Peite 1,90 Réserve alcaline ....:.:........ 56 Conductivité AN UN MER AA 0,0067 Degré de dissociation .......... 97 VISCOSLEÉ M el de pente ete aie joie 1,7

Ces mesures, faites à 8 jours d'intervalle, nous montrent la constance des résultats obtenus.

La valeur du chlore plasmatique est sensiblement normale. Le chlore globulaire est augmenté, la conductivité À également, mais cependant beaucoup moins que durant le cours de mesures effectuées chez des malades atteints de néphites aiguës ou chroniques. Pour expliquer de telles différences uniquement par des variations du chlore il faudrait constater une baisse de ce dernier coïncidant par exemple avec un degré de dissociation sensiblement identique à celui trouvé au cours des néphrites précédentes ou bien une valeur normale de chlore ou même augmentée coïncidant avec une baisse du degré de dissociation. Or aucune de ces deux hypothèses ne peut s'appliquer au cas actuel : diminution ou augmentation du chlore ne sont pas assez importantes ; le degré de dissociation loin d’avoir baissé a au contraire augmenté dans des proportions considérables. Cette élévation ne saurait s'expliquer par une forte hydrémie sanguine ; la valeur de l'indice réfractométrique montre au contraire qu’elle a diminuée. Il faut donc admettre l'intervention d’un facteur nouveau. La très grande augmentation du degré de dissociation qui constitue la note émergente de cette observation (comme des suivantes) ne semble pouvoir s’expliquer que par une action directe sur le degré de

dissociation des albumines sanguines modifiées dans leur constitution. La concentration des électrolytes du sérum étant pratiquement normale (voir dosage du chlore et réserve alcaline) ; l’augmentation de o aurait dû s'accompagner d’une élévation de À; cette discordance nous paraît difficile à expliquer.

La viscosité est diminuée. L'indice réfractométrique augmenté. En admettant les idées de Naegeli il y a donc des remaniements au niveau des protéines.

Ajoutons que nous avons vu la vitesse de sédimentation des hématies augmentée, phénomène qui d’après ROSSIER indique un déplacement du point isoélectrique vers les forts pH ; ceci permet encore de conclure à des modifications au niveau des albumines.

L’abaissement cryoscopique est augmenté (0,59 au lieu de 0,56), phénomène que nous rencontrerons également au cours des observations suivantes; cette élévation peut s'expliquer par la valeur élevée de &.

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