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RAPPEL DE QUELQUES NOTIONS DE PHYSICO-CHIMIE

Certains corps (acides, bases, sels) en solution sont

capables de conduire le courant électrique. On les nomme électrolytes. GROOTHUS, qui observa ce phénomène après FARADAY, supposait que le champ élec-

trique dissocie les corps dissous en éléments porteurs

de charges, les ions.

ARRHENIUS proposa une autre théorie, d’après laquelle, au contraire de l'opinion précédente, les ions existent dans toute solution électrolytique, indépendamment de l'intervention du champ électrique. Le simple fait de dissoudre dans l’eau du chlorure de sodium suffit à libérer des anions C1—- et des cathions Na +, et cela en proportions d'autant plus grandes que la solution est plus diluée et la température plus élevée. Il y a donc, dans toute solution d’électrolyte, des ions,

soit anions, soit cathions; en outre souvent certaines

molécules y restent non dissociées.

Conductivité des solutions 1. — Puisque les 1ons assurent le passage du courant, celui-ci passera d'autant plus facilement que la solution sera plus riche en ions.

On sera donc renseigné sur le nombre d’ions par la résistance de la solution. Cette résistance R est une valeur

complexe, dépendant de la longueur / et de la section

s du conducteur, R = e Fa On prend pour base

la résistivité P, qui représente la résistance de l'unité de volume du conducteur et devient ainsi la caractéristique de ce dernier.

La conductivité À est l'inverse de cette résistivité.

Degré de dissociation +. — Ce degré exprime le rapport du nombre des molécules dissociées au nombre des molécules primitivement introduites dans la solution, ou, si l’on veut, le pourcentage des molécules dissociées.

Deux solutions de concentration différente d’un même corps dans un même solvant peuvent avoir une même conductivité. Dans ce cas la solution la plus concentrée possède un degré de dissociation moins élevé que la

moins concentrée. Ainsi deux solutions d’acide acétique de concentration 2,1 N et 3,4 N ont la même conductivité ; mais la première a un degré de dissociation égal à 22 Yo, la Seconde à 13 %o.

Deux solutions également concentrées, mais faites avec des solvants différents, n’ont pas la même conductivité, car leur degré de dissociation varie par suite de la différence du solvant.

En ce qui concerne le sang, ce dernier contient de nombreux électrolytes; les deux principaux sont le Na CI, dont la concentration est de beaucoup la plus forte, et le COS Na H. La solution de ces corps dans le solvant albumineux qu'est le sang implique un nouveau degré de dissociation, qui sera influencé par la concentration du sang en albumine et par les variations des propriétés de cette albumine. Et le problème est encore plus com-

plexe, car les sels agissent de leur côté sur l'état physicochimique des albumines.

Abaissement cryoscopique 4.— L’abaissement cryoscopique, à la valeur duquel la pression osmotique est proportionnelle, dépend du nombre des molécules et des ions existant dans la solution, chaque ion jouant le même rôle qu’une molécule.

Par des mesures combinées d'indice réfractométrique et de viscosité nous avons cherché tout d’abord à. nous faire une idée sur les albumines du sérum. D’après NAEGELt l'indice réfractométrique est fonction de la quantité totale des protéides dissous, et la viscosité varie parallèlement au rapport albumine sur globuline. Mais les recherches modernes relatives au point isoélectrique des protéines (LŒB), leur application au muscle et au sérum (VLÈS) ont amené cet auteur à la notion de la formation des complexes d’ampholytes. Nous résumons très brièvement ces recherches.

Points isolélectriques des protéines. — Les protéines sont des ampholytes c’est-à-dire des corps possédant à la fois des fonctions acides et basiques. On peut les représenter par une formule du type OH-R-H1) avec un ion H et un ion OH libérables ; mais ces valences ne se dissocient pas dans les mêmes conditions de pH. - Dans un milieu très acide la dissociation de la fonction acide est bloquée, tandis que la fonction alcaline est au contraire libérée. Dans les milieux fortement alcalins, inversement, la fonction acide est seule dissociée. Il s'ensuit que pour une certaine valeur du pH les deux valences sont également dissociées ; la charge totale est donc nulle; on ne constatera aucun déplacement dans le champ électrique, Le pH ainsi défini est le point isoélectrique pHi. Ce point isoélec-

1) Rest un radical quelconque.

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