PQ SAR
trique coyrespond pour les protéines à un minimum . de solubilité, à un maximum d’instabilité (grande ten-
dance à la floculation) à une viscosité minima, à une faculté minima de combinaison.
Considérons un ampholyte A ayant un point isoélec-
trique pHiA. Pour des valeurs du pH inférieures à pHiA la fonction acide de l’ampholyte est d'autant plus bloquée qu’il est placé dans un pH plus faible; il sera dissocié en deux ions RH chargé positivement et OH négativement. La charge positive de l’ampholyte décroît donc au fur et à mesure que le pH du solvant se rapproche du point isoélectrique. Un raisonnement analogue nous montre l’augmentation de la charge négative vers les forts pH.
Il est facile de traduire le phénomène précédent par un graphique en portant en abcisses les pH et les charges en ordonnées.
Considérons maintenant un second ampholyte B. Nous obtenons ainsi deux courbes correspondantes A et B.
ps Re À LA
CEE TEE ET
Figure I.
Nous voyons immédiatement que, pour des pH com-
pris entre pHiA et pHiB, des ions R’H et ROH de
charges opposées peuvent se combiner pour former
un complexe du type H-R’R-OH qui aura lui-même un nouveau point isoélectrique pHiC. compris entre pHiA et pHiB. Ce complexe n’existera donc que dans une zone très limitée de pH entre À et B; quand on s'éloignera de celle-ci, il aura tendance à se dissocier en ses éléments constituants.
Points neutres de seconde espèce. — Cherchons quel sera théoriquement le sens du transport des ions protéiques sous l'influence du champ électrique dans une zone de pH comprise entre pHiB et pHiC.
a) Dans une zone de pH située au voisinage de PHiC, les ions négatifs RR’'O-H sont prédominants: RR'-OH > R'H. |
Le transpart se fait vers l’anode.
b) Au voisinage de pHiB, le complexe étant dissocié en ces constituants, les ions R’H dominent: R’H > RR'’-OH.
Le transport se fait vers la cathode.
c) Entre pHiB et pHiC 1l v a forcément un point où R'H — RR'OH.
C'est un point de transport nul dit point neutre de seconde espèce (PN), où le système est négatif du côté des faibles pH et positif du côté des forts pH, alors que l'inverse a lieu au point isoélectrique.
Il y aura de toute évidence un deuxième point neutre entre pHiA et pHiC.
Il n'y a pas nécessairement au point neutre de minimum de solubilité ou de stabilité des albumines (VLÈS).
TR eee
Lorsqu'on fait une cataphorèse sur du sérum, on précipite à la fin de l’expérience le contenu des compartiments anodiques et cathodiques par l’alcool-acétone. VLÈS distingue deux sortes de précipitations, flocons et précipités, correspondant à des éléments différents du sérum. On tient généralement surtout compte des points isoélectriques des flocons.
Chez l’homme normal la cataphorèse du sérum met en évidence quatre points isoélectriques, en particulier un point stable correspondant à pH: 5,5. Les autres
‘ points peuvent être inconstants.
Chez la femme la cataphorèse donne des résultats différents selon qu’elle est vierge ou non. Chez la première on trouve un point situé au niveau du pH: 5,5. Chez la seconde il est situé entre 6,5 et 7,5.
Ceci posé, voici les valeurs normales des mesures effectuées :
Indice réfractométrique 80
Chlore plasmatique ..... 3:00 8. p: 65
Chlore globulaire ....... 1,80 g. p. %o
Conductivité... 2422 11R 117 X 10 5 — 0,000117 (Kopaczewski)
Degré de dissociation ...55 à 60 p. %
Viscosité du sérum ..... 1,65 -
Abaïissement cryoscopique 0,55